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22 décembre

les catalogues des collections

Le site internet du musée du quai Branly vous permet de consulter l’ensemble de sa collection d'objets, soit près de 300 000 objets.

cliquez ici pour accéder au catalogue des objets

Le site donne également accès à la collection de l’iconothèque, soit près de 700 000 pièces, photographies, affiches, albums de photographies, cartes postales, gravures ou dessins.

cliquez ici pour accéder au catalogue de l'iconothèque

 

Le plateau des collections

La boîte d'arts graphiques

Vue d'une vitrine de la boîte d'arts graphiques © musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
© musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci.

La boîte arts graphiques a pour ambition de donner une nouvelle visibilité aux collections d’arts graphiques et de photographies conservées au Musée du quai Branly. Ce lieu situé à la conjonction des zones Afrique et Amériques prend place dans une des boîtes suspendues du plateau.

Des accrochages réguliers par rotations de trois mois permettent d’accéder ainsi à des collections qui restent encore parmi les moins connues des visiteurs du musée. Ces accrochages d’environ une vingtaine d’œuvres sont organisés selon des biais thématiques (sujets transversaux à l’histoire de la représentation), historiques (itinéraire d’une mission, point sur une école ou un groupe d’artistes), monographiques (un ethnologue, un photographe, un artiste, etc.). Ils peuvent être consacrés à un seul médium, ou au contraire en associer plusieurs, en comprenant les arts graphiques traditionnels (dessin, aquarelle, peinture, estampe) sous toutes leurs formes (feuilles, carnets de voyages) mais aussi les imprimés (affiches, revues) ainsi que la photographie.

Ces accrochages visent à donner un aperçu régulier et évocateur de la variété et de l’ampleur de ces collections, de leurs auteurs connus ou méconnus, des surprises qu’elles recèlent.

« Ah ça ! Où donc se cache le palais ? » Palenque 1881-1891

Du 30 septembre 2014 au 4 janvier 2015

« Les ruines sont à douze kilomètres au moins du village. Le bruit des cognées frappant sur les troncs d’arbres m’avertit que nous approchions ; cependant on n’apercevait pas la moindre trace des monuments, la forêt vierge nous enveloppait dans l’épaisseur de ses ombres et nous n’avancions qu’avec difficulté. J’arrivai bientôt dans l’éclaircie que venait de pratiquer la hache des travailleurs, et je n’apercevais toujours point le palais.
– Ah ça ! Mais l’ami dis-je au guide, où donc se cache le palais ?
– Le voilà Señor, répondit-il, me désignant une masse noirâtre, couverte d’une végétation aussi vigoureuse que celle du sol, et dont la façade était à moitié cachée sous un fouillis de lianes. En vérité, l’on pouvait passer à dix mètres et ne point l’apercevoir. Je compris aussitôt les difficultés qui m’attendaient dans la reproduction de ces monuments ; tout était noir, vermiculé, ruiné, perdu. »
En Juillet 1860 Désiré Charnay tente de photographier le site de Palenque. Après neuf jours il en repart amer, et se promet d’y retourner. En 1881 il est à nouveau à Palenque, avec un matériel photographique allégé qui lui permet de progresser dans la description du site. Il est alors en concurrence avec des archéologues plus jeunes et mieux formés que lui. Alfred Maudslay, qui le devancera à Yaxchilan l’année suivante, explore les sites Maya mexicains. Il est à Palenque en 1891.
Les photographies présentées ici montrent à quel point le site noyé sous la végétation se livre avec difficulté aux découvreurs. On progresse pas à pas en essayant de repérer la topographie des lieux, en retrouvant çà et là les stèles déplacées. Dans les embrasures on reconnait les signes de présence des archéologues : hamac, linge qui sèche, et même graffiti.


Nouvelles vitrines andines

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Vitrine du parcours des Andes © Photo musée du quai Branly, Cyril Zannettacci

septembre 2014

La collection archéologique de la région des Andes a été majoritairement constituée à la fin du 19e siècle et au début de 20e siècle, dans le cadre de missions scientifiques d’exploration menées par des naturalistes ou des explorateurs et voyageurs. Près de 30 000 pièces de la Colombie au nord du Chili et de l’Argentine sont conservées dans les collections du musée du quai Branly. Les plus anciens spécimens remontent au 3e millénaire avant notre ère - figurines de la culture équatorienne de Valdivia - pour se développer jusqu’à la conquête européenne du 16e siècle. La zone la plus représentée dans les collections est celle des Andes centrales (Pérou, Bolivie) ; elle est suivie par celle des Andes septentrionales (Équateur, Colombie) puis méridionales (Chili, Argentine).

La sélection des œuvres présentées visent à mettre en valeur des pièces d’une grande qualité formelle et valeur culturelle, qui n’ont jusqu’à présent été que rarement exposées ou publiées. Une attention particulière a été apportée à la variété des matériaux présentés : la céramique, qui fut le matériau d’expression privilégié dans les Andes avec le textile ; les métaux précieux : l’or et l’argent, à forte valeur rituel et symbolique dans le monde andin préhispanique et l’os et le bois, employés pour la réalisation d’objets sculptés aux formes parfois surprenantes. Les textiles archéologiques, matériau particulièrement fragile, sont intégrés de manière plus ponctuelle à l’occasion de roulement.

Peinture de monastère du Tibet

Panneau de chambre de méditation lamaïque, Tibet, vers 1850 © musée du quai Branly

Septembre 2014

Parmi les nouvelles oeuvres exposées dans la section Asie figure ce panneau de chambre de méditation de monastère. Réalisée au milieu du 19ème siècle, cette peinture décrit une scène d'offrandes à des divinités tibétaines d'aspect farouche, gardiennes du bouddhisme.

Œuvres royales d'Abomey

Juillet 2012

Au cœur du parcours Afrique, une nouvelle présentation met en lumière l’ancien royaume du Danhomè (ex-Dahomey, actuelle République du Bénin) dont la capitale était Abomey.

Les œuvres royales d’Abomey se distinguent par une abondance de couleurs et une variété de styles. Parmi elles, des regalia – trônes, couronne... -, des objets magiques comme les grandes statues hybrides, des objets divinatoires ou encore des armes démontrent de l’importance symbolique des objets dans l’exercice du pouvoir, manifesté ici par un art ostentatoire. Associées à une chronologie et de nombreuses informations, cette séquence aborde en outre les questions de la traite des êtres humains dans le cadre de l’esclavage, de la guerre coloniale mais aussi de la place des artistes dans une cité cosmopolite.

en savoir plus sur les oeuvres royales d'Abomey

Bochio mi-homme mi-lion du roi Glélé, 71.1893.45.2 ©musée du quai Branly, photo Patrick Gries - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Bochio mi-homme mi-lion du roi Glélé, 71.1893.45.2 ©musée du quai Branly, photo Patrick Gries
plateau des collections  ©musée du quai Branly, photo Cyril Zanettacci - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
plateau des collections ©musée du quai Branly, photo Cyril Zanettacci

Découvrir et comprendre les rouleaux de l'Ethiopie chrétienne

Les manuscrits protecteurs d'Ethiopie chrétienne bénéficient depuis peu d'une nouvelle présentation. Le visiteur est désormais guidé dans la lecture iconographique de chaque rouleau par des textes et schémas explicatifs détaillés.

 

 

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Plateau des collections permanentes, vitrine des rouleaux chrétiens éthiopiens ©musée du quai Branly, photo Cyril Zanettacci

Masques funéraires de Nouvelle-Irlande

En Océanie, la transversale des masques de Mélanésie présente en 2012 deux masques de l'île de Nouvelle-Irlande, liés aux cérémonies funéraires malangan. Datés du début du 20e siècle, ils illustrent le travail remarquable des sculpteurs et peintres de cette région.

 

 

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masque, Nouvelle-Irlande, 71.1930.29.778 ©musée du quai Branly
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masque, Nouvelle-Irlande, 71.1930.29.779 ©musée du quai Branly

Peintures et objets du Maghreb

Les espaces dédiés aux arts du Maghreb font désormais dialoguer objets anciens et peintures orientalistes issues du fonds historique du musée du quai Branly.

Actuellement, une peinture d'Emile Bernard (1868-1941), fête arabe (1894) accompagne les vitrines sur le thème des Religions et Croyances tandis que l'Algérienne et son esclave (1860), peinture d'Ange Tissier (1814-1876) dialogue avec les arts citadins.

Ces oeuvres picturales seront régulièrement renouvelées.

 

 

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Emile Bernard, Fête arabe, 75.14344 ©musée du quai Branly
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Ange Tissier, Algérienne et son esclave, 75.5801©musée du quai Branly

Le parcours Amériques

Amérique, vitrine de parures de plumes du Brésil©musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Amérique, vitrine de parures de plumes du Brésil©musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci

Plusieurs séquences rythment ce parcours, du nord au sud, du détroit de Béring à la Terre de Feu. L’Arctique et la Côte Nord-Ouest sont principalement illustrés par des masques de l’Alaska, des masques et des figurines du Groenland, et des productions inuit en ivoire.

Au pied du mât de l’Ours, masques et récipients de la Colombie britannique voisinent avec vanneries, ceintures et coiffes des Indiens de Californie. Hérités des collections des Rois de France, des peaux peintes, des wampums, des calumets, des armes, des productions en perles provenant de la région des Grands Lacs et de la Vallée du Mississipi sont les témoins des contacts entre Amérindiens et Français aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Parallèlement, une sélection de costumes et de masques festifs de Bolivie illustre le syncrétisme religieuxdans le monde andin. En vis-à-vis, les objets mexicains évoquent la place de l’homme dans l’univers, et les chatoyantes parures de l’Amazonie sont l’illustration d’un art de la plume fascinant associé aux peintures corporelles.

Quelques armes et massues, à l’image du casse-tête tupinamba ramené en France au milieu du XVIe siècle, révèlent l’ancienneté des collections guyanaises et brésiliennes. Le sud de l’Amérique méridionale est évoqué par des pièces d’argenterie hispano-créoles et indigènes, par ses textiles et la peinture sur cuir associés à d’imposantes sculptures rituelles des Mapuche du Chili.

Le tissage en Afrique

Le plateau des collections présente, depuis février 2011, quatre nouveaux textiles africains provenant de Côte d'ivoire et du Nigéria illustrant la diversité des techniques -teinture à l'indigo et tissage- et des usages -pagnes de chef, pagne historié.

pagne de chef, Bondoukou - Côte d'ivoire, 70.2009.3.1© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
pagne de chef, Bondoukou - Côte d'ivoire, 70.2009.3.1© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
70.2009.3.1 (détail)© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
70.2009.3.1 (détail)© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
pagne de chef, Bondoukou - Côte d'ivoire, 70.2009.3.2© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
pagne de chef, Bondoukou - Côte d'ivoire, 70.2009.3.2© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

Les rotations des oeuvres pour raisons de conservation

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"Polynésie : La tête, lieu du sacré" vitrine présentant des ornements en cheveux, des coiffes de plumes et des parures © musée du quai Branly photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

Certains matériaux tels les textiles, les plumes ou le papier, sont particulièrement sensibles à l’intensité lumineuse. Exposés trop longtemps, ils risquent de subir des dégradations irréversibles. Afin de préserver les objets constitués de ce type de matériaux, le musée du quai Branly assure un contrôle hebdomadaire de l’éclairement du plateau des collections et a mis en place un système de rotations des objets photosensibles. En un an, plus de 400 pièces fragiles sont remplacées afin de retourner en réserves