musée du quai Branly

24 mai

musée du quai Branly, là ou dialoguent les cultures

les lauréats 2011

lauréats de l'appel à projets 2011

Le jury de sélection des projets de création artistique 2011 a distingué les projets de trois artistes dont le travail sera présenté au musée du quai Branly.

Andrew Esiebo, Nigeria

projet PRIDE

Né en 1978, Andrew Esiebo vit et travaille à Ibadan. Il est l’un des membres fondateurs du collectif de photojournalistes nigérians Black Box. Andrew Esiebo s’est formé avec un premier appareil, offert en 2000, en photographiant les jeunes de sa génération, la vie nocturne, le football, le renouveau de la ferveur religieuse, l’essor urbain, et les traditions culturelles du Nigeria.

Avec le projet “Pride” (orgueil/fierté), Andrew Esiebo propose l’exploration photographique du phénomène des coiffeurs et barbiers pour hommes dans les pays d’Afrique de l’Ouest. Il souhaite inventorier la variété des styles demandés par les clients, aussi bien que celle des lieux dans lesquels les barbiers travaillent dans les grandes villes d’Afrique occidentale.

Œuvre multimédia : interviews audio, vidéo et photographies

PRIDE 1 © Andrew Esiebo

Joao Castilho, Brésil

projet VADE RETRO

Licencié en Arts et Communication et Master of Visual Arts, né en 1978, Joao Castilho est, dans la nouvelle génération de photographes brésiliens, un représentant du « documentaire imaginaire ».

Vade Retro est un essai photographique sur la relation de l'homme avec un monde qui n'est pas palpable, n'est pas immédiate, un monde qui n'est pas si visible, pas si réel. Un monde spectral, ancestral, fait d’apparitions, des devenirs, de nomadisme et de processus. Il s'agit d'un essai sur le transitoire, l'incomplet, l'hybride. Et pourquoi pas, un travail aussi sur l'échec, inévitable, et inhérent à toute vie.

Série photographique

Vade Retro, photo Joao Castilho

Hak Kim, Cambodge

projet SOMEONE

Hak Kim est né en 1981 dans la province de Battambang, à l’ouest du Cambodge. Sa série ON a été présentée au festival Photo Phnom Penh 2010, et dans le cadre de Photoquai 2011. Issu d’une famille d’agriculteurs travaillant dans les rizières, Hak Kim s’est préoccupé dès son arrivée à Phnom Penh des démolitions qui, spéculation immobilière aidant, bouleversent le panorama d’une capitale dont le charme résidait en partie dans sa paisible horizontalité.

Son projet consiste en un périple archéologique dans ce qui reste des années 60 à Kep, ville située au sud du royaume du Cambodge, à quelques heures de Phnom Penh, qui fut dans les années 60 la destination balnéaire préférée des vacanciers, au point d’avoir acquis la réputation d’être la station à la mode de la Riviera cambodgienne.

Kep fournit des informations sur l’architecture moderne de cette époque et sert de révélateur de l’âge d’or au Cambodge avant la guerre et le désastre khmer rouge. « Someone », c’est ce quelqu’un qui habite encore ces maisons-fantômes, qui fait corps avec ces ruines étranges.

Série photographique

Kim Hak, SOMEONE