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2 septembre

les lauréats 2010

Roberto Caceres, Pérou

Fiona Pardington, Nouvelle-Zélande

Cinthya Soto, Costa Rica

photographies entrées dans les collections du musée en 2011

Roberto Caceres, Pérou

Portrait de Roberto Caceres
Roberto Caceres (c) Droits réservés

Né à Lima en 1973. Il a travaillé pendant plus de 10 ans comme photographe pour de nombreux médias au Pérou et à l’étranger. En 2002, il se lance dans le photojournalisme et réalise des séries illustrant les différentes facettes de la culture gay péruvienne ou les expressions populaires de la religiosité en Amérique Latine. En 2006, il est l’un des fondateurs du collectif Supay, invité dans de nombreux festivals internationaux (Visa pour l'image 2009 ; Photoquai 2009 ; Eco, Madrid 2010).  

CHIFA : LA CULTURE CHINOISE AU PEROU

Avec son regard de photojournaliste, Roberto Caceres explore la communauté chinoise implantée au Pérou depuis la première vague d’immigration (1849). Les anciens coolies chinois se sont peu à peu implantés à Lima, Huaral et Chancay, pour y ouvrir de petites échoppes ou des restaurants appelés « chifas ».

Venant du verbe « manger » (chi fan en chinois), le mot chifa désigne aujourd’hui les restaurants sino-péruviens.

Photos de la série CHIFA, par Roberto Caceres - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
CHIFA (c) photo Roberto Caceres
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CHIFA (c) photo Roberto Caceres
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CHIFA (c) photo Roberto Caceres

Fiona Pardington, Nouvelle-Zélande

Fiona Pardington (c) musée du quai Branly, photo Cyril Zanettacci, 2011 1
Fiona Pardington (c) musée du quai Branly, photo Cyril Zanettacci, 2011

Fiona Pardington (Ngai Tahu, Ngai Tuhaitara, Kati Waewae, Kati Huirapa ki te Puketeraki) est née en 1961 à Aotearoa en Nouvelle-Zélande. Photographe d’origine à la fois écossaise et maorie, elle a exposé à Aotearoa en Nouvelle-Zélande, en Australie et plus récemment à Paris.
En 2006, le gouvernement néo-zélandais fait don au musée du quai Branly de photographies de Fiona Pardington : un ensemble de 9 tirages d’auteur, grand format, virés à l'or montrant des pendentifs (Hei Tiki) de la tribu Ngai Tahu. La découverte du musée du quai Branly donne à l'artiste l’idée de poursuivre son travail photographique dans le domaine complexe et profond des interconnexions historiques et culturelles.
Artiste reconnue, Fiona Pardington a été l’une des artistes représentant la Nouvelle-Zélande lors de la 17ème biennale australienne de Sydney (mai 2010).

WHAKAAHUA: THE PRESSURE OF SUNLIGHT FALLING

Whakaahua : 1. (verbe) (-tia) prendre forme, transformer, former, façonner, dépeindre, photographier, filmer 2. (nom) photographie, illustration, portrait, image, plan (photographie)
Dans le prolongement de son travail présenté à la biennale de Sydney en 2010 (Ahua : A Beautiful Hesitation), Fiona Pardington a choisi d’explorer les collections de grandes institutions et collections nationales françaises : à partir de moulages faits sur modèles vivants ou morts, elle a cherché à imaginer le regard renvoyé aux explorateurs européens par les peuples qu'ils ont colonisés – les scrutant de la même manière qu’ils étaient eux-mêmes scrutés.

Photos de la série Whakaahua, de Fiona Pardington - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
Beauty and Power en Rose, Whakaahua (c) Fiona Pardington, 2010
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We Dream of Gentle Morpheus, Whakaahua (c) Fiona Pardington, 2010

Cinthya Soto, Costa Rica

Portrait de Cinthya Soto
Cinthya Soto (c) Droits réservés

Née à Alajuela, Costa Rica en 1969. Elle partage sa vie et son travail entre San José et Buenos Aires. Après avoir commencé des études d’architecture, elle s’oriente vers les arts plastiques et obtient sa licence à l’Université nationale de Heredia, Costa Rica. En 1999, elle s’installe à Zurich pour approfondir ses études en cinéma et vidéo. Sa première exposition individuelle en 2002 au Museo de Arte y Diseño Contemporáneo (MADC) de San José au Costa Rica, lui permet d’obtenir le Prix national d’arts plastiques Aquileo Echeverría. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions, collectives ou individuelles, dans des festivals (IX Photofestival Noorderlicht, 2002 ; Territorios, Venise 2007 ; PhotoEspaña, Madrid 2010). Ses projets ont reçu l’appui de l’Université nationale du Costa Rica, de l’Université d’Essex en Angleterre et du Kunst am Bau en Suisse.

PAYSAGE (RE)TROUVE: A LA RECHERCHE DU PARADIS PERDU

Cette série propose une rencontre avec l’un des thèmes fréquemment employés par l’histoire de l’art pour la représentation de l’imaginaire onirique : le paysage. Pour son projet, Cinthya Soto a réalisé trois voyages au nord ouest, au nord et au Sud de l’Argentine, d’Iguazu à la Patagonie. La série regroupe divers paysages « de carte postale », se référant à l'imaginaire du lointain et de l'exotique.
Pour chaque prise, elle a utilisé deux cameras de moyen format: l'une est celle que l'on voit à l'image, délimitant le paysage, l'autre est celle qui enregistre cette scène.

photos de la série Paysage (re)trouvé, de Cinthya Soto - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre
FitzRoy, Paysage (re)trouvé (c) Cinthya Soto
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Garganta Diablo, Paysage (re)trouvé (c) Cinthya Soto
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Nahuel Huapi, Paysage (re)trouvé (c) Cinthya Soto