Le 30 janvier 2006, Le Président de la République française a annoncé la date retenue pour commémorer la « mémoire de l’esclavage et de la traite négrière » : le choix du 10 mai correspond au jour anniversaire de l’adoption, en 2001, de la loi Taubira. Cette loi, adoptée à l’unanimité par le Sénat, donne enfin à la traite et à l’esclavage le statut de crimes contre l’humanité.
Dans son discours adressé au Comité pour la mémoire de l’esclavage, M. Jacques Chirac a affiché la volonté de la France d’assumer son histoire – ainsi que celle de la plupart des grandes puissances européennes :
Au-delà de l’abolition, c’est aujourd’hui l’ensemble de la mémoire de l’esclavage, longtemps refoulée, qui doit entrer dans notre histoire (…). Dans l’histoire de l’humanité, l’esclavage est une blessure, une tragédie, dont tous les continents ont été meurtris ; une abomination perpétrée pendant plusieurs siècles par les Européens à travers un inqualifiable commerce (…). L’esclavage a nourri le racisme, crime du cœur et de l’esprit. Le racisme, c’est l’une des raisons pour lesquelles la mémoire de l’esclavage est une plaie encore vive pour nombre de nos concitoyens.
Plusieurs lieux de mémoire, en France métropolitaine (Bordeaux, Le Havre, La Rochelle, Nantes…) comme en Outremer (Antilles, Guyane…), accueillent aujourd’hui - et pour la première fois dans l’histoire nationale - des manifestations de commémoration. A la veille de son ouverture au public le 23 juin 2006, le musée du quai Branly participe à cette journée importante sur son site Internet.
musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h
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