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27 noviembre

ciclo India

Pandit Hariprasad Chaurasia

homenaje y encuentro con un gran maestro de la música india

del viernes 4 al domingo 6 de junio de 2010

A lo largo de un fin de semana excepcional, el museo del muelle Branly propone a Pandit Hariprasad Chaurasia  que presente su música, y la de artistas de su elección, durante cuatro conciertos y un encuentro master class en público.

Una ocasión poco común de dejarse llevar por la inspiración de uno de los grandes maestros de la India contemporánea y de experimentar otra relación con el tiempo y el objeto musical. Pandit Hariprasad Chaurasia. El maestro de la flauta bansuri y su conjunto. Nacido en 1938 en Allahabad, cuidad sagrada donde confluyen dos ríos sagrados del hinduismo la Yamuna y el Ganges, Hariprasad Chaurasia estaba en origen destinado a continuar con la profesión de su padre, luchador. A los 15 años, conoció el canto clásico y recibió en secreto clases de su vecino, Pandit Raja Ram.

Más tarde, cuando escuchó un recital de flauta realizado por su futuro maestro Pandit Bholanath, decidió que se consagraría a ese instrumento. La flauta de bambú bansuri es por excelencia el instrumento de viento que mejor expresa el encuentro entre lo divino y lo natural. La imagen del Señor Krishna, seduciendo a las jóvenes campesinas gopis con sus melodías voluptuosas, evoca una naturaleza que invita a la contemplación a todos los sentidos. Los hermanos Rajan y Sajan Mishra. El arte del khyal. Afirmándose sin duda como el género musical más conocido de la tradición erudita hinduista, el khyal (palabra árabe que significa “imaginación”) se atribuye muchas veces al célebre poeta, músico, compositor y reformador, Amir Khusrau 1253-1325. Este arte muy valorado en el siglo XV en las cortes de los sultanes regionales y de los reinos hinduistas, llegó a su apogeo hacia 1730, época en la que florecía en Delhi una cultura indo-persa refinada y que adoraba la música. Poetas, prodigios del arte del canto Khyal, los hermanos Rajan y Sajan Mishra, profesan una devoción total a la diosa Saraswati patrona de las artes, que hace nacer la armonía en su música.

Natya

danzas sagradas de India, de Assam a Orissa

del miércoles 9 al domingo 13 de junio de 2010

Desde el lejano valle de Brahmapoutra al pie del Himalaya hasta los templos milenarios de Orissa, el Señor Krishna no deja de reencarnarse en la gestual graciosa de los Monjes bailarines de Majuli (Assam), (Dirección artística: Sri Bhabananda Hazarika Borbayan- con la colaboración de la asociación Préserver Majuli) y  en el arte acrobático de los niños bailarines Gotipuas de Raghurajput Heritage Village (Orissa). Dirección artística: Basanta Kumar Moharana.

Los monjes campesinos de la isla fluvial de Majuli encarnan, durante un sueño, a los dioses del panteón hinduista, particularmente al travieso Krishna, de encanto irresistible. Assam, región mítica del Himalaya situada en el lejano valle de Brahmapoutra, es el refugio del satriya, baile sagrado interpretado por los bhakat, esos monjes a la vez artistas y campesinos, de larga cabellera antigua.

El satriya remonta al gran movimiento neo-vishnuita que comenzó en el siglo XV; creado por el maestro Sankaradeva para difundir las epopeyas fundadoras, su gestual se inspira del Natya Sastra (tratado dramatúrgico escrito en la linde del siglo II). Los jóvenes chicos gotipuas de Orissa llevan en su baile desde el siglo XVI la naturaleza andrógena de la divinidad. Su infancia acróbata y frágil esta dedicada al Señor Krishna, el pastor travieso que sedujo a Radha con su flauta divina en equilibro sobre una pierna. Su destino es encarnar a la divinidad en el universo cerrado de los templos donde se mezclan inciensos, ofrendas y melopeyas encantadoras.

Natya

Moine danseur de Majuli © Mathias Coulange
Acrobates Gotipuas © Alain Weber

Danses sacrées de l’Inde, de l’Assam à l’Orissa

du jeudi 10 au dimanche 13 juin 2010

De la lointaine vallée du Brahmapoutre au pied de l’Himalaya jusqu’aux temples millénaires de l’Orissa, le Seigneur Krishna ne cesse de se réincarner dans la gestuelle gracieuse des Moines danseurs de Majuli (Assam) et dans l’art acrobatique des enfants danseurs Gotipuas du Raghurajput Heritage Village (Orissa).

Les moines danseurs de Majuli

Direction artistique : Sri Bhabananda Hazarika Barbayan – avec la collaboration de l’association Préserver Majuli

Les moines paysans de l’île fluviale de Majuli incarnent, le temps d’un songe, les dieux du panthéon hindouiste, en particulier l’espiègle Krishna, au charme irrésistible. L’Assam, région mythique de l’Himalaya située dans la lointaine vallée du Brahmapoutre, est le refuge du sattriya, danse sacrée interprétée par les bhakat, ces moines à la fois artistes et paysans, à la longue chevelure antique.

Les enfants acrobates Gotipuas de l'Orissa

Direction artistique : Basanta Kumar Moharana

Le sattriya remonte au grand mouvement néo-vishnuite qui débuta au XVe siècle ; imaginée par le maître Sankaradeva pour diffuser les épopées fondatrices, sa gestuelle puise dans le Natya Sastra (traité dramaturgique écrit à l’orée du IIe siècle). Les jeunes garçons gotipuas de l’Orissa portent dans leur danse, depuis le XVIe siècle, la nature androgyne de la divinité. Leur enfance acrobate et fragile est dédiée au Seigneur Krishna, le berger espiègle qui séduisit Radha avec sa flûte divine, en équilibre sur une seule jambe. Leur destin est d’incarner la divinité dans l’univers clos des temples où se mêlent encens, offrandes et mélopées incantatoires.

Représentations des moines danseurs de Majuli et des enfants danseurs Gotipuas du Raghurajpur Heritage Village :

  • jeudi 10 juin 2010, 20h
  • vendredi 11 juin, 20h
  • samedi 12 juin 2010, 20h
  • dimanche 13 juin 2010, 17h

théâtre Claude Lévi-Strauss, tarifs spectacles (15 € / 10 €)

Conférences, rencontres et animations

acrobates Gopipuas © Alain Weber
La danse de l'enchanteresse © Kottakal Razak

Pour accompagner ces spectacles, un programme d’animations, de projections de films et de conférences est proposé en salle de cinéma et au théâtre de verdure, en accès libre :

Conférence de Brigitte Chataignier : Les danses sacrées de l’Inde

avec projection de La danse de l’enchanteresse, documentaire d’Adoor Gopalakrishnan et Brigitte Chataignier (France / Inde, 2008, 1h15)

Brigitte Chataignier, danseuse et chorégraphe, a reçu une formation de danse classique et contemporaine, de mime et de yoga. En 1986, elle découvre avec passion le Mohini Attam et l’étudie pendant sept ans en Inde. Parallèlement, elle travaille le chant carnatique, des rôles féminins du Kathakali, des fondamentaux du Kalarippayat. En France, avec Michel Lestréhan, elle fonde en 1995 à Rennes la Compagnie Prana. Depuis, elle partage son temps entre l’Inde et la France et ses activités de danseuse, de chorégraphe et d’enseignement.

Elle a réalisé avec Adoor Gopalakrishnan La danse de l'enchanteresse qui nous entraîne dans l’univers raffiné du Mohini Attam, cette danse du Kerala, en Inde du Sud, pratiquée exclusivement par des femmes.

  • vendredi 11 juin 2010, 17h30

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Rencontre autour du film Dans les brumes de Majuli

documentaire d’Emmanuelle Petit et Nadine Delpech (France, 2008, 52 mn).

Amie des moines de Majuli depuis de longues années, Nadine Delpech échangera avec le public. A l'origine de l'association Préserver Majuli, elle est également l'auteure de L'Île aux moines danseurs, paru chez Alphée.

  • samedi 12 juin 2010, 17h30

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Projection du documentaire Gotipua

Ce documentaire de Gulbahar Singh (Inde, 32 mn) montre en particulier la préparation physique et mentale des danseurs Gotipuas.

  • dimanche 13 juin 2010, 14h et 16h

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Animation des moines danseurs de Majuli

  • vendredi 11 juin 2010, 18h
  • dimanche 13 juin 2010, 15h

théâtre de verdure – accès libre dans la limite des places disponibles

Animation des acrobates Gotipuas

  • vendredi 11 juin 2010, 18h30
  • samedi 12 juin 2010, 15h
  • dimanche 13 juin 2010, 15h30

théâtre de verdure – accès libre dans la limite des places disponibles