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29 julio

« les esprits écoutent – musique et chamanisme en Sibérie » : les concerts

épopées et jeu de l'Ours

les peuples samoyèdes et finno-ougriens de l’Ouest sibérien.
Pour présenter les peuples samoyèdes, une femme, qui mène dans la toundra une vie d’éleveuse nomade, interprètera des fragments d’épopées nénètses. Nous découvrirons aussi l’art de ses voisins Sel’kup, peuple de chasseurs vivant dans la taïga, qui a gardé un riche répertoire de chants narratifs, ainsi que des fragments d’épopées des Nganassanes, le peuple le plus arctique d’Eurasie.
 Parmi les peuples finno-ougriens, qui vivent plus au sud, les Mansis, qui jouent de la cithare nars iukh, seront représentés notamment par un instrumentiste de la nouvelle génération. Des chants liés au culte de l’Ours, ainsi que d’autres aspects du répertoire Mansi et Khanty seront également mis à l’honneur.
- concert jeudi 1er février à 20h

chants de gorge, chants diphoniques

les peuples de langue turque, les Sakhas (Yakoutes), les Touvas et les Altaïens.
Les Sakhas sont les maîtres de la guimbarde khomous dont l’une des spécialistes les plus accomplies se produira lors de ce concert.
L’art vocal des Sakhas, également très recherché, met en œuvre des techniques raffinées, qui ont inspiré le jeu de la guimbarde, le chant d’éloges tojouk et l’épopée olonkho où le même interprète chante, avec des techniques différentes, le rôle des preux (les booturs) et celui des créatures du monde d’en-bas (les abaasys), ainsi que celui des chamanes.
Les Touvas sont les maîtres du chant diphonique (le chanteur chante simultanément une note tenue et les harmoniques aiguës de cette note). A travers l’interprétation d’un jeune chanteur héritier d’une longue tradition familiale, différentes formes de chant diphonique seront présentées, accompagnées de divers luths, vièles et cithares.
Dans l’Altaï, où le chant diphonique est aussi souvent accompagné d’instruments à cordes pincées ou frottées, on rencontre également des techniques de flûte où le musicien chante et joue en même temps. L’un des derniers chanteurs d’épopée, qui a appris son art de son père, clôturera ce concert.
- concert vendredi 2 février à 20h

tambours chamaniques

les peuples toungouses, les Évenks, les Nanaïs, les Oudégués ou les Oultches, ainsi que le seul peuple de langue mongole, les Bouriates.
Les Évenks sont un des peuples qui a le mieux conservé les traditions chamaniques. Ce concert sera ainsi marqué par la présence de l’un des très rares chamanes traditionnels de Sibérie. D’autres formes vocales seront proposées, comme celles liées aux danses en rond, ainsi que des chants narratifs.
Les Nanaïs, les Oultches et les Oudégués, qui vivent dans le bassin de l’Amour ont également conservé des chamanes. Des chants nanaïs liés au chamanisme seront interprétés, des musiciennes oudégués chanteront et joueront de la guimbarde et des trompes en écorce de bouleau et une chanteuse oultche fera résonner, pour accompagner son chant, son grand tambour et sa ceinture de sonnailles. La musique des Bouriates sera notamment illustrée à travers des chants inspirés par le bouddhisme tantrique répandu à l’est de la Bouriatie.
- concert samedi 3 février à 20h

danses au tambour

les peuples de l’Extrême-Orient, les Tchouktches, les Koryaks, les Inuits (Eskimos de l'Arctique) et les Nivkhs.
Les Tchouktches pratiquent le chant de gorge, qui, accompagné d’un tambour, peut évoquer de façon saisissante l’ambiance de la toundra, ses divers habitants, oiseaux et mammifères, qui en partagent la jouissance avec leurs frères humains. Les Inuits accompagnent également leur chant d’un tambour, de même que les Tchouktches et les Koryaks, dont l’art de la danse est reconnu dans toute la région. Deux interprètes nous feront participer à cette expression joyeuse qui anime encore les fêtes dans les villages et les campements.
Les Nivkhs de l’île de Sakhaline jouent d‘une vièle monocorde avec une technique des plus extraordinaires, les musiciennes utilisant la pointe de leur langue pour effectuer des trémolos.
Ce concert donnera enfin à entendre l’art d’une interprète qui joue de la guimbarde ou d’un long altérateur de voix lorsqu’elle ne fait pas résonner la lourde poutre de mélèze du tja tja tchkhar, avec ses amies, pour accompagner les rituels de l’Ours.
- concert dimanche 4 février 17h

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