"Vuga", affiche de film peinte, 152 x 110 cm, Ghana, Afrique, 20e siècle. Inv. 70.2003.25.5 © musée du quai Branly, photo Claude Germain
agenda
Le rire, l'horreur et la mort
Affiches peintes des vidéoclubs et images des morts au Ghana
L'installation présente une sélection d'affiches acquises en 2003 par le musée du quai Branly, peintes pour les vidéoclubs qui prolifèrent au Ghana à partir des années 1980.
du mardi 26 février au dimanche 19 mai 2013
- Atelier Martine Aublet, mezzanine centrale
- billet Collections ou billet jumelé
Conception
Germain Viatte, conservateur général du patrimoine
Ces affiches illustrent l’extraordinaire développement du cinéma puis surtout de la vidéo qui accompagne et illustre les transformations sociales, urbaines et technologiques du pays, entre Accra et Kumasi et jusque dans les territoires ruraux.
Réalisées à la demande, par des artistes ou des ateliers collectifs, prestement brossées sur des toiles de sac usagées, elles témoignent d’un style étrangement naïf et violent, délirant, adapté à une rotation rapide de films d’horreur dans plus de quarante vidéoclubs puis – ces lieux ne correspondant plus à l’embourgeoisement et à l’équipement d’une partie des élites – pour la vente de VCD (Video Compact Disks) destinés à l’usage privé.
À propos de l'installation
L'installation est articulée autour de sept thématiques :
- Le mirage de Hollywood, ou l'influence du cinéma américain au début des années 1980.
- African movies : productions du Ghana et du Nigeria, qui évoque les juju films, films de magie et de sorcellerie, mélangeant réalisme du cadre africain et fantastique du genre.
- Christianisme et tradition, présentant un genre spécifique de films financés et distribués par les églises.
- La section Rites funéraires rassemble des portraits funéraires Akan et un cercueil thon, œuvre de Kane Kwei.
- L’histoire coloniale ? autour du film "Ekulu", l'un des rares témoignages de l'histoire coloniale dans les vidéo-films ghanéens.
- La section Espèces et spectres fait allusion aux films des années 1990 inspirés de science-fiction américaine.
- Enfin, Le rire qui défoule conclut l'installation sur la fonction salvatrice du burlesque, à l'instar du théâtre populaire.
Enfin, des extraits de films ghanéens sont projetés dans le cadre d'un mini-cinéma.
L'installation en images
Autour de l'installation
Vendredi 19 avril à 19h, au salon de lecture
Rencontre avec Germain Viatte, commissaire de l'installation, qui commentera l'un des films produits dans cette mouvance du cinéma indépendant et populaire du Ghana et du Nigeria (Nollywood).

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