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25 diciembre

conciertos de jazz Bleu Indigo

Concert Bleu indigo 2010 © musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci
Concierto Bleu indigo 2010 © musée du quai Branly, fotografía de Cyril Zannettacci

Todos los conciertos propuestos en el marco de la tercera edición de Bleu Indigo tiene como eje el afro-futurismo. Empleado por primera vez por Mark Dery en 1994 para designar el giro particular dado por la cultura afroamericana, sobre todo musical, a las modernas utopías y tecnologías, este concepto desprendía una duda y una visión: ¿y si el universo de referencia africano debiera interpretarse no tanto como un indicio de lo ancestral sino, más bien, como una prospección y debiera, por tanto, contemplarse como lo que hace sitio, de una forma diferente, al futuro?

Brecha de sonidos y de sentidos abierta inicialmente por un guitarrista y un rapero ajenos a las reglas (Jeff Parker & Beans); bucles posteriores en torno a la vida en sociedad, real e imaginaria, entre los afroamericanos, desde el profundo sur hasta el norte (Gerald Cleaver’s Uncle June) o en torno a la cosmogonía de Sun Ra (Myth-Science Assembly); relecturas musicales de las obras y las visiones de Frantz Fanon (Nasheet Waits’ Tarbaby) o Eduardo Galeano (Myra Meford & Snowy Egret); y, finalmente, improvisaciones en torno a los cuatro elementos y a todas las materias traducidas a música (Memorize the Sky)… Ninguno de los proyectos artísticos propuestos en esta tercera sesión de Bleu Indigo prejuzga una identidad encerrada en el pasado o en la historia.

 

información práctica

  • Seis conciertos entre septiembre de 2012 y junio de 2013
  • Teatro  Claude Lévi-Strauss
  • Tarifas: 15 €/10 €, gratis para los socios del museo con reserva previa.
  • El extra: las entradas permiten acceder a la galería de las colecciones del museo el día del concierto.

Haga clic para acceder a la taquilla

Myra Melford & Snowy Egret

samedi 1er juin 2013, 18h

Dans le cadre du weekend Amérique latine

Concert exceptionnellement en accès libre, dans la limite des places disponibles

Myra Melford puise depuis toujours à d’autres sources d’inspiration que la musique – dans l’art philosophique d’Héraclite ou dans l’art culinaire du chef cuisinier Paul Canales, par exemple. Partie à la découverte des implications de Memoria del fuego I Los nacimientos, que l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano a élaboré à partir de fragments de plusieurs mythes de création des Indiens de l'Amérique "précolombienne", eux-mêmes interrompus par des extraits de récits de voyage des explorateurs européens avant le 18ème siècle, la pianiste a opté pour la forme du collage. Soit une suite en 12 sections où les passages écrits (ceux du livre et ceux de la musique) alternent avec des espaces ouverts à l’improvisation en solo, duo, trio ou quartette.

Séances passées

Tarbaby

samedi 6 avril 2013, 18h

On pourrait traduire Tar Baby par « bébé de goudron » : c’est ainsi que l’on avait coutume de désigner les enfants « noirs », obscurcis dès la naissance, sur la peau et dans la conscience, par un prétendu baptême dans la poix... Il n’est pas anodin que, pour un groupe placé sous un tel dénominateur, bien sûr réévalué, Nasheet Waits, fils de l’immense batteur Freddie Waits, batteur polymorphe lui-même, parrainé dès son plus jeune âge par Max Roach et par Ed Blackwell, ait eu envie de faire retour à l’auteur de Peau noire, masques blancs. Car on connaît l’importance de Franz Fanon pour les Black Panthers ou dans le développement des études post-coloniales, son analyse affûtée des effets pervers de la colonisation comme de la décolonisation, des mécanismes dépersonnalisant de l’aliénation.

Living by Lanterns


Living by Lanterns © Lauren Deutsh

samedi 16 février 2013, 18h

En coproduction avec le Festival Sons d’Hiver

À partir de l’enregistrement inédit d’une séance d’une heure réunissant, en 1961, l’utopiste Sun Ra, son saxophoniste ténor John Gilmore et son contrebassiste Ronnie Boykins, le batteur et chef d’orchestre Mike Reed a élaboré une suite de vastes dimensions. Avec l’aide du vibraphoniste Jason Adasiewicz, il a dégagé de cette nébuleuse de libres expérimentations une structure en forme ou tracée de comète. Et il a eu la bonne idée de la faire suivre par certains des meilleurs représentants de la jeune garde chicagoane et d’autres de la jeune garde new-yorkaise, interjetant régulièrement / irrégulièrement des samples tirés des bandes de la session originale. Un travail d’orfèvre et d’alchimiste.

Retrouvez Mike Reed et Yves Citton dans une rencontre au salon de lecture Jacques Kerchache, vendredi 15 février à 18h30 : Actualité(s) de l'afro-futurisme : autour de Sun Ra.

Memorize The Sky and Paul Lytton

samedi 26 janvier 2013, 18h

Considérant l’improvisation davantage comme un moyen que comme une fin, Matt Bauder, Zach Wallace et Aaron Siegel inventent des environnements sonores hallucinatoires : la musique du bois, d’un bois gravé. La musique du vent, de la maison du vent. La musique de l’argile, d’un nuage d’argile. La musique du feu, d’une brique de feu. Memorize the Sky est un groupe de musique imaginaire, qui développe musicalement l’imaginaire de la matière et des éléments – et l’on pourra toujours relire Bachelard ou Baudelaire pour mieux les entendre : « Qui n’a rêvé le miracle d’une prose poétique, musicale, sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ? ».

Gerald Cleaver / Uncle June

Uncle June © Scott Friedlander
Uncle June © Scott Friedlander

 

sábado 24 de noviembre de 2012, 18.00 h

A través de la figura tutelar de Uncle June, de su ascendencia y de su descendencia, el batería Gerald Cleaver (uno de los más cotizados en el mundo del jazz, americano y europeo, tradicionalista o de vanguardia) celebra la meta-memoria, la conciencia clara del audaz devenir de toda una población. Rinde homenaje a la perseverancia y a la capacidad de adaptación creativa de la comunidad afroamericana, en particular durante la Gran Migración del sur rural al norte urbano. Su grupo de elite (Tony Mallaby, Craig Taborn, Matt Maneri…) se propone así conjugar las prácticas y los valores asociados a estos diferentes estilos de vida y cómo dan significado al mundo, a riesgo de admitir la necesidad de un enfoque irracional, la necesidad de subvertir y de innovar, de manipular los códigos y los significados.

The hungry reapers: Jeff Parker & Beans

Beans © Beowulf Sheehan

sábado 22 de septiembre de 2012, 18.00 h

Sobre el papel, frío, casi da la impresión de tratarse de un encuentro entre un guitarrista de «jazz» y un MC de «rap» en la mesa de disección de una escena subterránea. En la realidad, inflamable, se trata más bien del remolino de dos espíritus libres, (de)constructores de sentidos en el cielo de los sonidos, y a la inversa. Miembro de la AACM desde 1995, y de Tortoise desde 1997, Jeff Parker ha integrado elementos del ambient, el dub, el krautrock o la música concreta a un fraseo límpido. Miembro fundador de Anti-Pop Consortium, Beans se formó en las calles del Lower East Side y en la escena del Nuyorican Poets Café, abriendo uno de los más extraños abanicos de tratamientos electrónicos que se haya podido escuchar a este lado de las músicas sabiamente populares. Jeff Parker y Beans: un remolino ideal para empaparse de las corrientes y contracorrientes del afro-futurismo.