le musée vibre au rythme du jazz...
The Four Step Brothers

agenda
Racine Jazz
carte blanche à la Cinémathèque de la Danse

Dans le cadre de l’exposition Le Siècle du Jazz (mars – juin 2009), la Cinémathèque de la Danse propose 5 séances de projection de films de jazz, avec quelques-uns des plus grands musiciens et danseurs immortalisés sur pellicule, grâce en particulier à la collection de films de Jo Milgram déposée à la Cinémathèque de la Danse.
salle de cinéma du musée
en accès libre dans la limite des places disponibles
la Cinémathèque de la Danse
Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française en 1936, et Mary Meerson, sa collaboratrice, proche des Ballets Russes, commencèrent très tôt à constituer une collection de films de danse. Il fallut cependant attendre 1982 pour que le ministère de la Culture, sous l’égide de Costa Gavras alors Président de la Cinémathèque française et d’Igor Eisner, Inspecteur Général de la Danse au ministère de la Culture, crée un organisme spécifique, la Cinémathèque de la Danse, qui s’est vue confier pour missions la conservation, la mise en valeur et la réalisation de documents ayant trait à l’expression chorégraphique au sens large.
Association indépendante depuis 2005, elle diffuse les films issus de ses collections et programme tous les ans environ 150 projections thématiques liées à la danse et au jazz, à Paris, en province et à l’étranger.
Institution unique au monde, elle s’efforce ce mettre en valeur cette part prédominante du patrimoine culturel mondial : les images de danse et de jazz.

la collection Jo Milgram à la Cinémathèque de la Danse
Jo Milgram (1916-2005) a découvert le jazz adolescent, aux Puces, sur un 78-tours d’Armstrong, dans les années 1930. Fervent passionné, il devient très vite l’ami des musiciens de passage à Paris, à Saint-Germain-des-Prés, le frère d’armes de Boris Vian, de Charles Delaunay, de Maurice Cullaz, l’ami de Frank Ténot, et découvre Django Reinardt avec Pierre Nourry, du Hot Club de France.
Il vibre devant Louis Armstrong, Cab Calloway, le Cotton Club au Moulin Rouge. En 1970, il commence à collectionner les films de jazz, à une époque où « il y avait encore des catalogues intéressants à Hollywood, mais si on ne s’y était pas accroché, tout aurait disparu ». En trente ans, avec la contribution de Daniel Filipacchi, il a constitué une des plus belles collections de films de jazz, somme unique de plus de soixante heures d’images.
Daniel Richard, actuel directeur du jazz chez Universal, fut l’artisan de la rencontre entre la collection Jo Milgram et son public, l’encourageant à faire ses premières projections lors de la semaine « Jazz on movies » en 1977 dans une des salles du quartier latin, l’Action Christine. Quelques années plus tard, Patrick Bensard, directeur de la Cinémathèque de la Danse a découvert la collection et a proposé à Jo Milgram d’organiser, dès octobre 1987, des projections ponctuelles à la Cinémathèque française. Depuis la première séance au Palais de Chaillot, de nombreuses soirées ont fait swinguer l’ancienne Cinémathèque et le Palais de Tokyo, sans oublier une incroyable soirée Armstrong salle Pleyel. La comédie musicale, les danseurs, la gestuelle, les mouvements de l’orchestre, la chorégraphie des musiciens, tout cela a progressivement incité Jo Milgram à joindre ses trésors au fonds réuni par la Cinémathèque de la Danse. Ce fut chose faite dès 1999. La collection Jo Milgram est depuis conservée, sauvegardée et diffusée par la Cinémathèque de la Danse, préservant des liens privilégiés avec Jacqueline Milgram et les enfants de Jo Milgram.
Cette collection d’une soixantaine d’heure est intégralement constituée de bobines 16 mm pour la plupart assez anciennes et uniques au monde. La qualité des documents est variable et exploitable en grande majorité.
Dans cette collection, les plus fameux musiciens côtoient les tap-dancers, de Bill Robinson à Jimmy Slide.
Ces films montrent comment les danseurs noirs, au-delà de la technique, se sont attachés à créer un style personnel, une griffe. Du premier concert de Duke Ellington à la Salle Pleyel en 1933 aux clubs de Harlem en passant par des concerts de Louis Amstrong, Cab Calloway, Charlie Parker ou encore Django Reinhardt, la collection Jo Milgram montre que le jazz est un tout, une fraternité par le rythme.

programme des séances
samedi 21 mars 2009 à 18h30
Calle 54, de Fernando Trueba, 2000, 1h48, vostf
Ce film rare sorti en 2000 fait le tour de la notion de « jazz latino ». Le réalisateur, fasciné par son objet, a réuni pour l’occasion les plus grandes figures du genre : Jerry Gonzalez, Tito Puente, Chucho et Bebo Valdés ainsi que les adeptes de fusion : Puntila Rios, Chano Dominguez…
dimanche 22 mars 2009 à 15h
Hommage à Jo Milgram, montage inédit, 2009, 1h15,
La Cinémathèque de la Danse propose un montage inédit à partir des copies d’origine, en 16 mm, qui font partie du dépôt Jo Milgram à la Cinémathèque. Des numéros musicaux d’exception avec les musiciens préférés de Jo : Louis Armstrong, Duke Ellington, Cab Calloway, Lionel Hampton… et quelques surprises.
dimanche 22 mars 2009 à 17h
Rhythm and Blue Revue, de Josef Kohn, 1955, 1h12
Ce film en version originale avec peu de dialogues est très rarement montré en France. Nous est donné tel quel, avec ses temps forts et ses temps un peu plus faibles, un spectacle de music-hall essentiellement consacré au jazz, mais pas seulement. Le spectateur est téléporté cinquante ans plus tôt rien de moins qu’au théâtre Apollo d’Harlem.
dimanche 29 mars 2009 à 15h
Hommage à Jo Milgram, montage inédit, 2009, 1h15
La Cinémathèque de la Danse propose un montage inédit à partir des copies d’origine, en 16 mm, qui font partie du dépôt Jo Milgram à la Cinémathèque. Des numéros musicaux d’exception avec les musiciens préférés de Jo : Louis Armstrong, Duke Ellington, Cab Calloway, Lionel Hampton… et quelques surprises.
dimanche 29 mars 2009 à 17h
Le Jazz Club, montage de 2008, 1h15
De Joséphine Baker aux lindy-hoppers issus de la compagnie de Katherine Dunham savamment éclairés et captés pour l’éternité par Gjon Mili, en passant par Fredi Washington, la danseuse fétiche de Duke Ellington, Buck & Bubbles, les Nicholas Brothers et la poignante Billie Holiday, le cinéma a souvent tenté de restituer l’ambiance nocturne de la boîte de jazz.

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