el cine de los Oceanistas
programmation 2012
jeudi 23 février
Mon île Marquises
Un film de Teaki Dupont-Teikivaeoho
2010, documentaire, 52’
Teaki Dupont-Teikivaeoho, la société des Amis des îles Marquises,
TNTV, Tikinesian productions
« Depuis petite, j'oscille entre deux mondes, deux horizons, deux
imaginaires, deux familles, deux cultures: l'île Marquises de ma mère
et la France de mon père.
Comment ces antipodes s'entrelacent entre passé et présent, histoire
familiale et grande Histoire, rêve de Robinson et Société Internet ?
En m'inspirant du triptyque de Gauguin: « d'où venons nous, que
faisons nous, où allons nous » je retrace la lignée familiale marquisienne
et française de mon ancêtre Pakoko, chef illustre de Nuku-Hiva fusillé
par les militaires français en 1845, à aujourd'hui.
L'idée de ce film-témoignage est née de deux désirs: partager les films
super 8 tournés par mon père aux Marquises pendant les années 1960
à 1980. Mettre une histoire sur les objets de mon ancêtre Pakoko
exposés au musée du quai Branly sans autres commentaires que
«objets ayant appartenu au chef Pakoko».
Encouragée par Monseigneur Hervé le Cleach, évêque des îles
Marquises, je suis fière de donner pour la 1ère fois la voix à mon
ancêtre Pakoko comme de partager ma vision intérieure et extérieure
de "mon île Marquises. »
Ouvrir et télécharger l'invitation séance Mon île Marquises (fichier pdf, nouvelle fenêtre)
jeudi 26 avril
Pain ou Coco. Moorea et les deux traditions
Yannick Fer et Gwendoline Malogne-Fer,
2010, 63 mn,
Wapiti productions, RFO Polynésie, Canal overseas productions
En 1999, la paroisse de Papetoai à Moorea, en Polynésie française, se divise. Au cœur du conflit, la tahitianisation de la sainte-cène, le pain et le vin étant remplacés par de la chair et de l’eau de coco.
Onze ans après, ce film documentaire revient sur la vie quotidienne de ces hommes et femmes de l’église protestante mā’ohi qui tentent, chacun à leur manière, de concilier culture polynésienne et héritage chrétien.
jeudi 28 juin
Le retour de Marius de Brigitte Whaap
2010, 52 mn
Mémoires Vives productions
« On n’avait jamais vu de Canaques à Paris, on n’avait jamais vu non plus un millier de crocodiles de toutes tailles, réunis dans le même endroit ; c’est pourtant ce que l’on trouve ... au Jardin d’acclimatation [du Bois de Boulogne] qui a réussi le tour de force de s’assurer pour cette saison ces deux attractions sensationnelles. »
Le Bulletin du Commerce de Paris du 17 juin 1931
En 1931 a lieu à Paris l'Exposition coloniale censée magnifier l’Empire français. De Nouvelle-Calédonie, une centaine de Kanaks sont recrutés afin de représenter ces îles du Pacifique sud à l’Exposition. Arrivé à Paris, ce groupe hommes et de femmes sera dépouillé de ses vêtements et contraint de jouer « les féroces cannibales » auprès des visiteurs du jardin d’acclimatation. Puis une partie du groupe sera louée et partira pour être exhibée dans les grandes villes d’Allemagne avant de retourner en Nouvelle-Calédonie…
L’un de ces hommes ne reviendra jamais sur son île. Il se nommait Marius Kaloï.
Soixante-dix ans plus tard, dans un petit cimetière d’Aquitaine où Wazapa, sa descendante directe, se rend pour la première fois de sa vie, elle fait la promesse de rapatrier le corps de son père en Nouvelle-Calédonie sur son île natale.
En présence de Sylvette Kaloie, Mehdi Lallaoui, cinéaste, Catherine Hodeir, historienne, Guillaume Fontanieu, doctorant et Isabelle Leblic, anthropologue








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