Mafate
Milieu du 18ème siècle
Ile de la Réunion
Son nom signifie « Celui qui tue » en malgache.
De nombreux esclaves marrons [...] formèrent des villages défendus [...] sous la conduite de chefs autoritaires. Certains de ces derniers se seraient revêtus du titre de manjakes, synonyme de roi chez les malgaches. Il semble même qu'ils auraient pris des noms de guerre : Mafate (qui cause la mort), Tsilaos (invaincu). (in Histoire de l'esclavage à l'île Bourbon, J.V. Payet, éditions L'Harmattan, 1991)
Mafate (ou Maffack) s’enfuit de Saint-Paul en 1751. Il devient le chef d’une communauté d’esclaves marrons ayant trouvés refuge dans le cirque le plus inaccessible de l'île.
La renommée du chef Marron a donné son nom à un village (aujourd'hui disparu) ainsi qu‘à un cirque montagneux.
Il aurait été repris par le grand chasseur d’esclaves François Mussard qui l'aurait assassiné.
Sa femme, Raharianne aurait été la sœur de Cimendef, autre esclave marron célèbre de l'île de la Réunion.

- Le cirque de Mafate © CTR/Reynaud
Le cirque de Mafate est toujours aujourd'hui synonyme d'isolement, de solitude et d'inaccessibilité.
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