Lieux et conditions de vie
Les esclaves parvenus en vie jusqu’aux plantations coloniales n’ont pas toujours résisté au climat tropical et à la dureté des tâches qui leur incombaient.
De plus, insuffisamment nourris, ils étaient obligés, pour la plupart, de consacrer les quelques heures de repos dont ils disposaient à cultiver une petite parcelle de terre non loin de leur case. Celle-ci, étroite et vétuste, contenait une table, un banc et, généralement, une paillasse qui faisait office de lit.
La tenue vestimentaire était aussi réduite au minimum et quasiment jamais renouvelée. Comme l’a écrit Frédérick Douglass dans son autobiographie :
« le gel a tellement craquelé mes pieds que la plume avec laquelle j’écris pourrait tenir dans leurs crevasses ».
Même si le café, le cacao, le tabac, le coton et l’indigo représentaient des denrées extrêmement recherchées en Europe, l’industrie la plus lucrative, en Guyane ou aux Antilles notamment, restait le sucre qui assurait la richesse des principaux ports de l’Atlantique.
Au sein des sucreries, le travail dans les champs était moins dangereux que le travail au moulin qui consistait à broyer les paquets de cannes et à activer de gigantesques chaudières. Les hommes employés à cette tâche encouraient le risque d’être brûlés ou de perdre un bras.
Les témoignages d’esclaves font tous allusion à l’usage fréquent du fouet. Commandeurs, régisseurs ou maîtres eux-mêmes, afin d’établir leur système de domination, n’hésitaient pas à châtier les nègres, parfois jusqu’à les mutiler, à la moindre rébellion.
Des fautes considérées comme graves telles que la fuite étaient même susceptibles d’être punies de mort, conformément aux lois édictées par le code noir de 1685.
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