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25 julio

Miscellanées

Retrouvez ici les essais scientifiques, témoins de l’actualité de la recherche, et les rééditions d’ouvrages de référence.

Quand l'histoire de l'art rencontre l'anthropologie

couverture de Cannibalismes disciplinaires
couverture de Cannibalismes disciplinaires

Il est loin le temps où les objets venus de civilisations non occidentales – asiatiques, africaines, amérindiennes… – ne trouvaient leur place que dans les muséums, constituant des collections qui intéressaient surtout les anthropologues, quand les vitrines des musées étaient remplies de « beaux » objets, source de recherche pour les historiens de l’art. La création du musée du quai Branly en est la preuve, ne serait-ce que pour la France.

Les frontières entre les deux disciplines sont bel et bien devenues perméables : historiens et anthropologues se nourrissent mutuellement de leurs approches, de leurs regards, des méthodes propres à leur discipline.

Quels hommes furent les pionniers de ces aventures transdisciplinaires ? Quels objets furent les supports de ces discours novateurs ? Quels statuts leur furent tour à tour assignés ? Quels lieux furent élus pour les accueillir ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage, par la plume d’auteurs venus d’universités et de musées tant français qu’australiens, canadiens, mexicains…, tente de répondre, par des exemples empruntés, parmi d’autres, à l’art inuit, à la sculpture fon ou à l’histoire des musées allemands.

Ce volume est issu du colloque Histoire de l'art et anthropologie qui s'est tenu du 21 au 23 juin 2007 au musée du quai Branly.

descriptif

400 pages

broché - Prix de vente public : 28 €

EAN: 978 2 35744 022 7

coédition musée du quai Branly - INHA

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les auteurs

Thierry Dufrêne est professeur à l’Université de Paris X- Nanterre. Membre du Comité international d’histoire de l’art.

Sociologue et ethnologue, Directeur de Recherches au CNRS, Anne-Christine Taylor est actuellement directeur du département de la Recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly.

La vie ordinaire et cérémonielle d'un peuple forestier de Papouasie

Couverture des Tambours de l'oubli

Ce livre raconte la vie contemporaine des Ankave de la Suowi, un petit peuple papou occupant une haute vallée de l'intérieur de l'État indépendant de Papouasie Nouvelle-Guinée. Entrevus par des chercheurs de pétrole en 1938, contactés par les colonisateurs australiens en 1953 et considérés comme « pacifiés » à la fin des années 1960, les Ankave n'ont encore ni route, ni piste d'aviation (celle-ci est en construction), ni infirmerie et ils ignorent l'école. Sans cultures commerciales ni boutiques de brousse, ils demeurent également hors de l'économie de marché. Les gens de la Suowi ne sont pourtant pas plus à l'âge de pierre où des « explorateurs » les avaient naguère « surpris » qu'étouffés dans les mailles de la « mondialisation ».

Cet ouvrage bilingue (français-anglais) de 213 pages est illustré de 126 photographies légendées prises par les auteurs entre 1982 et aujourd'hui et couvre de multiples aspects de la vie des Ankave : vie quotidienne (semi-nomadisme, travaux des jardins, visites amicales, routine des repas, démarches matrimoniales, etc.) ou moins ordinaire (cérémonies de deuil, initiations masculines, découverte de l'église ou de la lecture). Les Ankave y voient, comme nous, la mémoire d'un temps qui ne sera bientôt plus. Ils n'en sont pas moins l'une de ces « cultures vivantes » que les autorités papoues (et l'éthique des ethnologues) veulent protéger de révélations susceptibles d'ébranler l'édifice symbolique et imaginaire sur lequel elles reposent.

En novembre 2006, les leaders politiques ankave ont publiquement donné leur accord à la réalisation de ce livre, qui leur a été remis en janvier 2008.

descriptif

bilingue français - anglais

216 pages

relié sous jaquette - Prix de vente public : 39 €

EAN: 978 2 915654 31 8

coédition musée du quai Branly - Au vent des îles (Tahiti)

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les auteurs

Pascale Bonnemère et Pierre Lemonnier sont chercheurs au CNRS (Centre de Recherche et de Documentation sur l'Océanie CREDO, Marseille) ; ils ont le plus souvent enquêté ensemble, accompagnés de leurs deux filles.