Changer de langue :

20 octubre

Rennesson Stéphane (2007-2008)

identité

  • Stéphane RENNESSON
  • Post-doctorant (Centre Asie du Sud-Est -UMR 8170), Boursier du Quai Branly (2007-2008)
  • Adresse courriel: stephane.rennesson(at)tele2.fr

haut de page

domaine de recherche

Sport, corps-à-corps, animaux, marionnettes, violence, manipulation, non-humains.

haut de page

Projet(s) de recherche

Formation et Parcours

Activités et responsabilités collectives

Depuis 2006 Chercheur associé au Centre Asie du Sud-Est (UMR 8170), équipe LASEMA (CNRS, UPR 297).

Depuis 2006 Collaborateur au GDRI « Anthropologie et histoire des arts », axe « Circulation des pratiques culturelles » coordonnée par Stefania Capone.

2005-2007 ATER au département de Sciences et techniques des activités physiques et sportives, Université de Versailles Saint Quentin.

Depuis 2005 Collaborateur à l’ANR « Cultures visuelles, imageries et techniques de monstration » coordonné par Emmanuel Grimaud, Denis Vidal et Sophie Houdart.

Depuis 2004 Trésorier de l’Association Française pour la Recherche en Asie du Sud-Est.

2002 Cofondateur et membre du groupe Passerelles.

Formation

2005 Thèse de 3ème cycle en ethnologie, Université Paris X – Nanterre, intitulée « Muay thai, une ethnographie de la filière de la boxe en pays issane (Nord-Est thaïlandais) » soutenue le 28 novembre 2005.

1998 DEA d'ethnologie à l'Université Paris X – Nanterre. Soutenance d'un projet de thèse intitulé « Des hommes, des boxeurs, des dieux. Le muay thai dans une société locale du Nord-Est thaïlandais : mises en jeu de la sociabilité ».

1997 Maîtrise d'ethnologie à l'Université Paris X – Nanterre. Certificat Asie du Sud-Est.

La filière du corps-à-corps dans la boxe thaïlandaise

Mon travail de thèse a porté sur la pratique de la boxe thaïlandaise dans son pays d’origine en faisant du corps-corps, et non du corps au singulier, pris comme la plus petite échelle d’interaction possible, un objet anthropologique. Dans cette perspective, le corps des pugilistes doit être tenu pour un état momentané, fruit d’un ajustement temporaire, entre des protagonistes, amené à être modifié en fonction des enjeux qui le traversent dans chaque contexte. Le travail a ainsi consisté à suivre la mise en filière du corps-à-corps des boxeurs placés au milieu du dispositif de spectacle, c’est-à-dire la succession des opérations dont il est l’objet avec pour horizon d’action la confrontation totale sur le ring.

L’enseignement

J’ai construis mes charges d’enseignement, en tant qu’ATER dans l’optique de la transmission de cette démarche empirique qui exploite les possibilités méthodologiques offertes par l’outil terrain propre à l’ethnologie. C’est avec l’idée que ce dispositif méthodologique peut aider tout un chacun à constituer son propre savoir, que j’ai collaboré, dans l’association Passerelles, à une réflexion et à une action collective pour la valorisation de la culture scientifique au-delà du cadre académique.

Le projet postdoctoral : Duels d’animaux en Thaïlande, pour une anthropologie des zoomanités

A partir des nombreux combats d’animaux organisés en Thaïlande, selon la même démarche empirique et dans la perspective innovante d’étudier les interactions entre humains et animaux sur les bases d’une relation réciproque, j’entreprends aujourd’hui une anthropologie des zoomanités, c’est-à-dire de communautés d’intérêt situées réunissant des individus humains et animaux. Dans le prolongement de mon travail sur la boxe thaïlandaise, l’étude comparative des différents duels d’animaux procède par petits décalages successifs d’une espèce à l’autre, scarabées, poissons, bœufs, coqs.

J’étudie les combats d’animaux comme des dispositifs de monstration en m’intéressant, premièrement, au face-à-face brutal en tant que mode spécifique de gestion de l’incertitude des relations entre les hommes et les animaux. Quel degré de contrôle est-il requis pour que les spectacles fonctionnent ? En utilisant la notion de manipulation comme outil de description des associations entre humains et non-humains, j’envisage également une comparaison méthodologique des combats d’animaux avec les spectacles de théâtres d’ombres dans le Nord-est thaïlandais où les monstrations, à plusieurs manipulateurs, se distinguent par l’énergie dépensée dans la représentation de batailles épiques. Deuxièmement, j’entends rendre compte des modalités selon lesquelles les agents humains de ces spectacles, les collecteurs-éleveurs ainsi que l’ensemble des observateurs, exploitent collectivement l’incertitude des relations interspécifiques à travers des pratiques partisanes comme les paris.

haut de page

publications

Articles

  • 2007 « Violence et immunité. La boxe thaïlandaise promue en art de défense national », l’Homme, n°182, avril 2007, pp. 163-186.
  • 2006  « Boxe thaïlandaise : assurer le spectacle et ne pas perdre la face », dans Gilles Raveneau (Dir.) « Sports à risques, corps du risque », Ethnologie française, 2006-4, pp.643-650.

Articles à paraître

  • 2008 « Vers la ‘Muay-thaisation’ du monde ou l’histoire moderne de la boxe thaïlandaise », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 16 p., soumis pour publication.
  • 2008 « Thai Boxing: Networking of a Polymorphous Clinch », Douglas Farrer and John Whalen-Bridge (Dir.), « Asian Martial Arts », Body and Society, 15 p, soumis pour publication.

haut de page