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25 octubre

La Dama del río

Le musée du quai Branly a acquis en 2011 un crochet exceptionnel par sa taille mais aussi par son iconographie. Originaire probablement de la région ouest des Iatmul (groupe Nyaura) en Papouasie-Nouvelle-Guinée (vallée du Sepik), l’oeuvre montre une femme dans toute sa splendeur agressive.

Cette figure est d’autant plus déroutante que les sociétés de la vallée du Sepik sont dominées par les hommes. À eux reviennent l’action politique, les grands équilibres entre les groupes, la guerre et l’organisation d’importants rituels comme l’initiation. Les grandes maisons cérémonielles sont l’expression de cette puissance.

Cependant, les femmes occupent une place considérable. Elles ont en charge la production de nourriture. Elles éduquent les enfants. Leurs territoires sont les maisons familiales, les jardins. Elles sont également au coeur des récits mythologiques. Sur ce crochet, la figure féminine, en équilibre sur son socle, évoque un de ces personnages mythologiques.

Cette promenade à la carte, qui fait écho à l'installation inaugurale de l'Atelier Martine Aublet présentée au musée du quai Branly du 5 juin au 30 septembre 2012, est prétexte à l’évocation de la place des femmes dans la société du Moyen Sepik, leurs rapports au monde des hommes et à celui des Ancêtres.

  • Crochet (samban)

    Crochet (samban)

  • Jupe

    Jupe

  • Coiffe de mariée

    Coiffe de mariée

  • Crocodile

    Crocodile

  • Crochet à figure

    Crochet à figure

  • Filet de portage

    Filet de portage

  • Foyer

    Foyer

  • Jarre à sagou

    Jarre à sagou

  • Panier de pêche

    Panier de pêche

  • Nasse à poissons

    Nasse à poissons

  • Crochet

    Crochet

  • Crochet

    Crochet

  • Crochet

    Crochet

  • Crochet

    Crochet


Coiffe de mariée

Coiffe de mariée

Papouasie-Nouvelle-Guinée, région du Moyen Sepik, village de Korogo Population Iatmul 20e siècle vannerie souple, coquillages Mission Jean Guiart, 1964 72.1965.14.15 © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Lorsqu’elle se marie, une femme Iatmul reçoit une coiffe en macramé couverte de coquillages obtenus par réseaux d’échanges avec les populations voisines ou côtières. Portée le jour du mariage, cette coiffe est la marque de son nouveau statut dans la société. Dès ce jour, l’épouse s’installe dans la maison de son mari, devient indépendante de son clan d’origine, et acquiert le droit de posséder son propre foyer de cuisson, ainsi que ses nasses et filets de pêche.