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30 agosto

Sculpture korwar

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Sculpture korwar

Reliquaire korwar fin du XVIIIe siècle Baie de Cenderawasih, Papouasie occidentale, Indonésie Bois, os, perles de verre H. 55 cm Collectée par l'expédition Duperrey, 1824 Ancienne collection musée d'Ethnographie du Trocadéro Musée du quai Branly Inv. 76.1934.87.3

Le korwar désignait tantôt l'âme, tantôt le crâne ou la figure en bois de la sculpture. Réceptacle de l'esprit d'un mort, il restait en relation avec le groupe dont il avait fait partie. Il assurait un rôle protecteur au sein des foyers et assistait aux naissances, aux mariages, aux funérailles. Il pouvait également être dédié à un village lorsqu'il passait pour l'incarnation d'un chef important. Il avait enfin une fonction d'oracle ; invoqué par un chaman à des fins magiques ou divinatoires, il se manifestait par un tremblement, ou, chez le consultant, par l'ombre d'une pensée. Mais s'il ne répondait pas, il pouvait être abandonné ou détruit. La mort, en Mélanésie, était perçue comme une catastrophe, un déséquilibre qu'il fallait contrôler, l'esprit des défunts étant considéré comme une puissance supérieure que les vivants devaient craindre. Ces korwar à crâne sont parmi les objets les plus étranges et les plus insolites de la Nouvelle-Guinée. La juxtaposition du corps en bois et du crâne, seul vestige humain dont les proportions semblent démesurées par rapport à l'ensemble, renforce le caractère sacré de la sculpture. L'écran ajouré tenu par le personnage a fréquemment été assimilé à un bouclier, mais cette interprétation est fort douteuse. On pourrait voir aussi bien dans cet assemblage d'arabesques un arbre de vie reliant le visible et l'invisible.