le plateau des collections
Peintures et objets du Maghreb
Les espaces dédiés aux arts du Maghreb font désormais dialoguer objets anciens et peintures orientalistes issues du fonds historique du musée du quai Branly.
Actuellement, une peinture d'Emile Bernard (1868-1941), fête arabe (1894) accompagne les vitrines sur le thème des Religions et Croyances tandis que l'Algérienne et son esclave (1860), peinture d'Ange Tissier (1814-1876) dialogue avec les arts citadins.
Ces oeuvres picturales seront régulièrement renouvelées.
Découvrir et comprendre les rouleaux de l'Ethiopie chrétienne
Les manuscrits protecteurs d'Ethiopie chrétienne bénéficient depuis peu d'une nouvelle présentation. Le visiteur est désormais guidé dans la lecture iconographique de chaque rouleau par des textes et schémas explicatifs détaillés.
l'art dogon retrouvé
La salle consacrée à l'art dogon du Mali a désormais retrouvé l'ensemble des pièces prêtées pour l'exposition "Dogon" (2011, musée du quai Branly).
Cet espace s'est également enrichi par la présentation d'un pilier de Toguna, abri sous lequel les hommes des villages dogons se retrouvent pour traiter des affaires de la communauté.
Les origines de la Mésoamérique
Le parcours des Amériques se clôt désormais par des oeuvres qui sont parmi les plus anciennes des collections du musée. Datées entre 1 000 et 500 avant Jésus-Christ, elles mêlent le style olmèque à des figures spécifiques en terre cuite.
Masques funéraires de Nouvelle-Irlande
En Océanie, la transversale des masques de Mélanésie présente en 2012 deux masques de l'île de Nouvelle-Irlande, liés aux cérémonies funéraires malangan. Datés du début du 20e siècle, ils illustrent le travail remarquable des sculpteurs et peintres de cette région.
Krishna et Vishnu
Dans le parcours Asie, une vitrine consacrée aux divinités indiennes Krishna et Vishnu est désormais présentée au public. Sculptures et peintures montrent les aspects multiples de ces figures majeures de l'hindouisme.
Costumes de Chine et du Vietnam
Pour des raisons de conservation, les oeuvres textiles du plateau des collections permanentes sont régulièrement remplacées.
Actuellement, vous pouvez découvrir en Asie, de nouveaux costumes cérémoniels féminins provenant des Nung du Vietnam et des Miao de Chine.
Nouvelles vitrines Amériques
La section américaine a inauguré à l'été 2011 les nouvelles vitrines de son parcours ethnographique, entièrement revisitées pour privilégier une présentation des collections amérindiennes par grandes aires culturelles.
Plusieurs séquences rythment ce parcours, du nord au sud, du détroit de Béring à la Terre de Feu. L’Arctique et la Côte Nord-Ouest sont principalement illustrés par des masques de l’Alaska, des masques et des figurines du Groenland, et des productions inuit en ivoire.
Au pied du mât de l’Ours, masques et récipients de la Colombie britannique voisinent avec vanneries, ceintures et coiffes des Indiens de Californie. Hérités des collections des Rois de France, des peaux peintes, des wampums, des calumets, des armes, des productions en perles provenant de la région des Grands Lacs et de la Vallée du Mississipi sont les témoins des contacts entre Amérindiens et Français aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Parallèlement, une sélection de costumes et de masques festifs de Bolivie illustre le syncrétisme religieuxdans le monde andin. En vis-à-vis, les objets mexicains évoquent la place de l’homme dans l’univers, et les chatoyantes parures de l’Amazonie sont l’illustration d’un art de la plume fascinant associé aux peintures corporelles.
Quelques armes et massues, à l’image du casse-tête tupinamba ramené en France au milieu du XVIe siècle, révèlent l’ancienneté des collections guyanaises et brésiliennes. Le sud de l’Amérique méridionale est évoqué par des pièces d’argenterie hispano-créoles et indigènes, par ses textiles et la peinture sur cuir associés à d’imposantes sculptures rituelles des Mapuche du Chili.
textiles anciens du Pérou
Les textiles jouèrent un rôle central dans l’ancien Pérou. Très prisés, ils étaient utilisés dans les échanges, les tributs et les offrandes. Les vêtements réservés à l’élite étaient parfois rehaussés d’applications métalliques ou de plumes d’oiseaux côtiers ou tropicaux. Il est exceptionnel de retrouver ce type de production pour les périodes anciennes. Le climat extrêmement aride du littoral péruvien a préservé les textiles déposés dans les sépultures. L’espace du parcours américain dédié aux Andes préhispaniques en présente de nouveaux spécimens exceptionnels.
Trois vitrines nouvellement inaugurées exposent des textiles décorés de chatoyantes mosaïques de plumes, dont deux rares ponchos aux motifs figuratifs et abstraits, qui on bénéficié d’une importante intervention de conservation-restauration, menée à bien grâce au mécénat de la FONDATION PIERRE BERGÉ - YVES SAINT LAURENT.
Une autre vitrine présente un panneau de la célèbre « Tenture au Prisonnier », qui figure selon toute vraisemblance une cérémonie de présentation de victimes sacrificielles.
En remplacement, de nouvelles oeuvres sont à découvrir !
nouvelles vitrines : le tissage en Afrique
Le plateau des collections présente, depuis février 2011, quatre nouveaux textiles africains provenant de Côte d'ivoire et du Nigéria illustrant la diversité des techniques -teinture à l'indigo et tissage- et des usages -pagnes de chef, pagne historié.
nouvelles présentations Amériques : Costumes et masques de la danse de La Diablada
Danses rituelles des Andes
Dans les Andes, la fête, la danse, la musique et les libations scandent les moments forts de la vie sociale et rituelle. S’articulant autour de systèmes de réciprocité et de redistribution, ces expressions sont d’une remarquable vitalité créatrice. Un espace dédié aux danses rituelles de Bolivie vient d’être inauguré dans les salles américaines : une série de masques de danses rurales (Chunchus) et urbaines (Morenada, Diablada) illustrant la production de la fin du XIXe siècle au milieu de XXe siècle, répond à la mise en scène d’un ensemble complet de costumes contemporains de la Diablada, acquis en septembre 2010.
Ces pièces, qui illustrent l’inventivité des facteurs de masques et la richesse iconographique des broderies, font partie d’un lot de costumes et de masques créés et portés entre 1961 et 2009. Elles ont été acquises auprès de la Fraternité artistique et culturelle La Diablada de Oruro, grâce à un travail en étroite collaboration avec le Musée National d’Ethnographie et du Folklore de La Paz.
La danse de la Diablada, exécutée lors du Carnaval de la ville minière de Oruro, dans le cadre de célébrations en l’honneur de la Vierge du Socavón et de rituels amérindiens de floraison et de renaissance du monde naturel et minier, fusionne croyances catholiques et autochtones. Elle met en scène Lucifer, escorté d’une légion de démons et de diablesses, et l’Archange Saint Michel, le chef de la milice angélique. Si les personnages de cette danse figurent dans la religion catholique la lutte du bien contre le mal, qui se termine par la victoire des anges, dans cette danse le « diable » sous toutes ses formes (Lucifer, sa variante Ñaupa Diablo, son épouse China Supay, diables et diablesses de troupe) incarne une force positive, en relation avec la divinité amérindienne de l’inframonde Supay, dispensateur de bienfaits.
nouvelles vitrines Amériques : Au temps de la Nouvelle-France
Une présentation renouvelée des collections permanentes nord-américaines est proposée au public. Centrée sur la région des Grands Lacs (Canada) et des Plaines (Etats-Unis), six vitrines mettent en valeur une sélection des plus belles pièces des collections dites « royales », offertes au Roi de France en gage d’alliance, ou recueillies par des explorateurs et des missionnaires au temps de la Nouvelle-France (16e-18e siècle).
Des casse-tête, une hache tomahawk et diverses autres armes évoquent l’importance traditionnelle de la guerre dans les communautés amérindiennes. En parallèle, les rites scellant les alliances entre groupes et l’accueil des étrangers sont évoqués par des pipes et une collection exceptionnelle de wampums, bandeaux ornés de perles blanches et violettes, utilisés par les groupes iroquoiens du Canada pour illustrer légendes, évènements historiques et traités. Les transactions commerciales et diplomatiques entre Amérindiens et Européens sont évoquées par une sélection de parures indigènes, réalisées en matériaux autochtones et importés.
Deux robes en peau de bison peinte, datées du 18e siècle, illustrent les deux traditions picturales présentes sur ce type de support, l’une abstraite et l’autre figurative.
Une coiffe à traîne plus récente clôt la présentation, et permet d’aborder la valeur sociale et militaire de ces couvre-chefs devenus emblématiques des populations amérindiennes contemporaines des Prairies et des Plaines.
les rotations des oeuvres pour raisons de conservation
Certains matériaux tels les textiles, les plumes ou le papier, sont particulièrement sensibles à l’intensité lumineuse. Exposés trop longtemps, ils risquent de subir des dégradations irréversibles. Afin de préserver les objets constitués de ce type de matériaux, le musée du quai Branly assure un contrôle hebdomadaire de l’éclairement du plateau des collections et a mis en place un système de rotations des objets photosensibles. En un an, plus de 400 pièces fragiles sont remplacées afin de retourner en réserves.

































Enviar a un amigo
Imprimir
