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25 octubre

Nouvelles acquistions

Nouvelle acquistion collections Amériques

Croupière de cheval, photo © musée du quai Branly - Click para ampliar, abre en ventana nueva
Croupière de cheval © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Croupière de cheval

Province du Manitoba, Canada
Cree ou Métis de la Red River
1830-1830
Peau, piquants de porc-épic, coton, pigments

Cette croupière de cheval de forme classique est constituée de peau d’élan décorée de panneaux d’applique en piquants de porc épic tissés sur trame en fil de coton montrant un décor géométrique polychrome (blanc, rouge, bleu, jaune et noir). Les côtés extérieurs de la croupière sont décorés d’une série de franges rapportées se terminant en boucle et ornées par enroulement de piquants de porc épic teints en rouge, jaune et brun. Ces différentes couleurs étaient obtenues à partir de teintures végétales d’origine locale à l’exception du bleu (indigo) obtenu par échanges avec les européens. Cette technique de tissage du piquant de porc épic, réalisée à l’aide d’un métier à plaquette fixé sur un arc en bois, est assez remarquable sur le plan de la qualité et de la finesse du décor. Elle était surtout pratiquée par les Cree du Manitoba  et de la région de la Red River mais aussi par leurs proches voisins, les Métis. Sur le plan chronologique cette croupière se situe entre les années 1830 et 1850.


Nouvelles acquistions collections Asie

Masque de génie tutélaire, Thaïlande © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Click para ampliar, abre en ventana nueva
Masque de génie tutélaire, Thaïlande © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Masque de génie tutélaire (Phi ta khon)

Thaïlande (Dan Sai)
2013
Stipe de palmier, vannerie de bambou et bois peints.

Les masques de Phi ta khon surprennent par leur expressivité et par la richesse de leurs détails iconographiques. Ils ne sont pourtant réalisés qu’à partir de matériaux de récupération: stipe de palmier pour la face et panier à riz pour la coiffe.   
La fête de Phi ta khon est célébrée au Nord-Est de la Thaïlande, au début de la saison des pluies. Elle met en scène la sortie de génies gardiens des richesses souterraines et du monde des esprits. L’arrivée spectaculaire des Phi ta khon se fait par l’intermédiaire d’un médium et donne lieu à un lancer de fusées d’appel de la pluie, ainsi qu’à des cérémonies bouddhiques. L’iconographie des masques exprime l’aspect redoutable et ambivalent des génies, à la fois source de vie et de mort, à l’instar des forces de la nature qu’ils incarnent. Elle s’inspire aussi de l’art bouddhique. Dans le décor animé de rinceaux et de flammes se détachent un naga (sur le nez) et une tête de Kala (coiffe), deux motifs à la fois effrayants et protecteurs. 

Tenture de temple, Inde, Rajasthan © musée du quai Branly, photo Stéphanie Jouanne - Click para ampliar, abre en ventana nueva
Tenture de temple, Inde, Rajasthan © musée du quai Branly, photo Stéphanie Jouanne

Tenture de temple (picchvai)

Inde (Rajasthan)
Fin du XIXème siècle
Peinture sur toile de coton.

Cette tenture de temple (picchvai) représente Krishna sous la forme Shri Nathji, une stèle aux origines miraculeuses et vénérée par la secte des Pushtimarg du Rajasthan. Shri Nathji  apparaît ici dans son sanctuaire de Nathdwara, accompagné des deux brahmanes responsables de son culte. Les fidèles sont venus offrir une « montagne » de nourriture à leur divinité, comme il est d’usage pour la fête d’Annakuta. Ce don commémore aussi l’exploit du soulèvement du Mont Govardhana, réalisé par Krishna et illustré Shri Nathji levant le bras au ciel. Les grands dieux brahmaniques et leurs épouses survolent le temple dans la nuit étoilée. Deux rangées de frises historiées encadrent la scène principale pour illustrer les fêtes annuelles du temple de Nathdwara, ainsi que des épisodes de la mythologie krishnaïte. La première et la dernière scène de la frise extérieure décrivent le sage Ballacharya, fondateur du culte de Shri Nathji, prêchant à ses disciples. 

Nouvelle acquistion des collections Afrique, grâce au soutien de la société des Amis

statue féminine Dogon, Mali, musée du quai Branly - Click para ampliar, abre en ventana nueva
statue féminine Dogon, Mali
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70.2013.25.1
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© musée du quai Branly, photo Claude Germain

Cette grande sculpture dogon est entrée dans les collections du musée du quai Branly grâce aux fonds récoltés lors du dîner de gala au profit des collections, organisé par la société des Amis en septembre 2013.

  • Statue féminine de style Tomo-Ka
  • Population Dogon
  • Mali, plaine du Seno
  • avant 1931
  • Anciennes collections : Sidney Burney, Londres, avant 1931 ; Michael Sadler, Oxford, avant 1935 ; Jacob Epstein, Londres, avant 1951 ; Carlo Monzino, Lugano.

Cette grande statue debout a participé notamment à la mythique exposition "African Negro Art" qui s'est tenue au MoMA à New-York en 1935 ou encore à l'exposition "Primitivism in the 20th century art" en 1984. Elle a également figuré, au début des années 1950, dans le célèbre film interdit d'Alain Resnais et Chris Marker "Les statues meurent aussi".

Cette oeuvre a suscité l'admiration de sculpteurs de renom, tels Henry Moore ou Jacob Epstein, ce qui lui confère aujourd'hui une dimension particulière dans l'histoire de la reconnaissance des arts africains par l'Occident tout au long du 20e siècle.

D'après Hélène Leloup qui publia cette sculpture dans son ouvrage de référence sur les Dogons (1994), elle se rattache au style intermédiaire Tomo-Ka, très influencé par le voisinage Bamana. Elle partage avec la statuaire Bamana une morphologie qui traite les différentes parties du corps à partir de volumes géométriques, en particulier la forme conique des seins qui souligne la fertilité féminine, les longs bras minces marqués par un pli au coude, les épaules arrondies.

La position des mains, la tête en obus marquée par la longue arête nasale, les parures confirment son origine Dogon, non pas dans la célèbre falaise de Bandiagara mais dans la plaine limitrophe avec le Burkina-Faso, entre groupes Bamana à l'ouest et Mossi à l'est.

Si l'on ne connaît pas l'usage précis de cette sculpture, on sait que les statues Dogons semblent représenter des personnes précises dont le rang et la fonction sont exprimés par des détails. Elles sont investies de pouvoirs variés dans le cadre familial, social et politique.