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13 July

India cycle

Pandit Hariprasad Chaurasia

a tribute to and meeting with one of the great masters of Indian music

from Friday 4th to Sunday 6th June 2010

Over the course of an exceptional weekend, the musée du quai Branly invites Pandit Hariprasad Chaurasia to present his music, as well as that of other artists of his choice, with four concerts and a public master class.

A rare chance to be carried away by the inspiration of one of the great maestros of contemporary India and to discover another relationship with time and the musical instrument. Pandit Hariprasad Chaurasia. The bansuri flute master and his ensemble. Born in 1938 in Allahabad, the sacred town standing at the confluent of two sacred rivers of Hinduism, the Yamuna and the Ganges, Hariprasad Chaurasia was originally destined to become a wrestler, like his father. At the age of 15, he discovered classical singing and received secret lessons from his neighbour, Pandit Raja Ram.

Later, when listening to a flute recital given by his future master Pandit Bholanath, he decided to take up the instrument. The bansuri bamboo flute is the perfect wind instrument to express the meeting of the divine with nature. The image of Lord Krishna, charming the young gopi shepherdesses with his voluptuous melodies, brings to mind a nature which invites each of the senses to a moment of meditation. The Rajan and Sajan Mishra brothers. The art of khyal. Standing out undoubtedly as the most well-known musical genre of traditional Hindustani performing arts, the khyal (from the Arabic word for “imagination”) is often attributed to the famous poet, musician, composer and reformer, Amir Khusrau (1253-1325). This art was very highly regarded in the 15th century in the courts of the regional sultanates and Hindu kingdoms and reached its peak around 1730 at a time when a refined and much-appreciated Indo-Persian musical culture was flourishing in Delhi. Poets and highly talented khyal singers, the brothers Rajan and Sajan Mishra, display their total devotion to the goddess Saraswati, patron of the arts, giving rise to the harmony in their music.

Natya

religious dances of India from Assam to Orissa

from Wednesday 9th to Sunday 13th June 2010

From the distant Brahmaputra valley at the foot of the Himalayas to the thousand-year-old temples of Orissa, Lord Krishna is constantly reincarnated in the graceful movements of the dancing Monks of Majuli (Assam), (Artistic direction: Sri Bhabananda Hazarika Borbayan – with the collaboration of the Preserve Majuli association) and in the acrobatic art of the young Gotipua dancers of the Raghurajput Heritage Village (Orissa). Artistic direction: Basanta Kumar Moharana

The rural monks of the river island of Majuli embody, in a dreamlike state, the gods of the Hindu pantheon, in particular the mischievous and irresistibly charming Krishna. Assam, a mythical region of the Himalayas, situated in the faraway valley of Brahmaputra, is the sanctuary of the sattriya, a sacred dance performed by the bhakat, monks who are both artists and farmers, with traditional long hairstyles.

The sattriya dates back to the great neo-vishnuite movement which began in the 15th century. Created by the master Sankaradeva as a means of spreading the founding epics, its movements are derived from the Natya Sastra (a treatise on performing arts written towards the beginning of the 2nd century). Since the 16th century the young gotipua boys of Orissa have represented in their dances the androgynous nature of divinity. Their acrobatic and fragile childhood is dedicated to Lord Krishna, the mischievous shepherd who seduced Radha with his divine flute, balanced on one leg. Their destiny is to embody the divinity in the closed universe of the temples, a world of incense, offerings and incantatory chants.

Natya

Moine danseur de Majuli © Mathias Coulange
Acrobates Gotipuas © Alain Weber

Danses sacrées de l’Inde, de l’Assam à l’Orissa

du jeudi 10 au dimanche 13 juin 2010

De la lointaine vallée du Brahmapoutre au pied de l’Himalaya jusqu’aux temples millénaires de l’Orissa, le Seigneur Krishna ne cesse de se réincarner dans la gestuelle gracieuse des Moines danseurs de Majuli (Assam) et dans l’art acrobatique des enfants danseurs Gotipuas du Raghurajput Heritage Village (Orissa).

Les moines danseurs de Majuli

Direction artistique : Sri Bhabananda Hazarika Barbayan – avec la collaboration de l’association Préserver Majuli

Les moines paysans de l’île fluviale de Majuli incarnent, le temps d’un songe, les dieux du panthéon hindouiste, en particulier l’espiègle Krishna, au charme irrésistible. L’Assam, région mythique de l’Himalaya située dans la lointaine vallée du Brahmapoutre, est le refuge du sattriya, danse sacrée interprétée par les bhakat, ces moines à la fois artistes et paysans, à la longue chevelure antique.

Les enfants acrobates Gotipuas de l'Orissa

Direction artistique : Basanta Kumar Moharana

Le sattriya remonte au grand mouvement néo-vishnuite qui débuta au XVe siècle ; imaginée par le maître Sankaradeva pour diffuser les épopées fondatrices, sa gestuelle puise dans le Natya Sastra (traité dramaturgique écrit à l’orée du IIe siècle). Les jeunes garçons gotipuas de l’Orissa portent dans leur danse, depuis le XVIe siècle, la nature androgyne de la divinité. Leur enfance acrobate et fragile est dédiée au Seigneur Krishna, le berger espiègle qui séduisit Radha avec sa flûte divine, en équilibre sur une seule jambe. Leur destin est d’incarner la divinité dans l’univers clos des temples où se mêlent encens, offrandes et mélopées incantatoires.

Représentations des moines danseurs de Majuli et des enfants danseurs Gotipuas du Raghurajpur Heritage Village :

  • jeudi 10 juin 2010, 20h
  • vendredi 11 juin, 20h
  • samedi 12 juin 2010, 20h
  • dimanche 13 juin 2010, 17h

théâtre Claude Lévi-Strauss, tarifs spectacles (15 € / 10 €)

Conférences, rencontres et animations

acrobates Gopipuas © Alain Weber
La danse de l'enchanteresse © Kottakal Razak

Pour accompagner ces spectacles, un programme d’animations, de projections de films et de conférences est proposé en salle de cinéma et au théâtre de verdure, en accès libre :

Conférence de Brigitte Chataignier : Les danses sacrées de l’Inde

avec projection de La danse de l’enchanteresse, documentaire d’Adoor Gopalakrishnan et Brigitte Chataignier (France / Inde, 2008, 1h15)

Brigitte Chataignier, danseuse et chorégraphe, a reçu une formation de danse classique et contemporaine, de mime et de yoga. En 1986, elle découvre avec passion le Mohini Attam et l’étudie pendant sept ans en Inde. Parallèlement, elle travaille le chant carnatique, des rôles féminins du Kathakali, des fondamentaux du Kalarippayat. En France, avec Michel Lestréhan, elle fonde en 1995 à Rennes la Compagnie Prana. Depuis, elle partage son temps entre l’Inde et la France et ses activités de danseuse, de chorégraphe et d’enseignement.

Elle a réalisé avec Adoor Gopalakrishnan La danse de l'enchanteresse qui nous entraîne dans l’univers raffiné du Mohini Attam, cette danse du Kerala, en Inde du Sud, pratiquée exclusivement par des femmes.

  • vendredi 11 juin 2010, 17h30

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Rencontre autour du film Dans les brumes de Majuli

documentaire d’Emmanuelle Petit et Nadine Delpech (France, 2008, 52 mn).

Amie des moines de Majuli depuis de longues années, Nadine Delpech échangera avec le public. A l'origine de l'association Préserver Majuli, elle est également l'auteure de L'Île aux moines danseurs, paru chez Alphée.

  • samedi 12 juin 2010, 17h30

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Projection du documentaire Gotipua

Ce documentaire de Gulbahar Singh (Inde, 32 mn) montre en particulier la préparation physique et mentale des danseurs Gotipuas.

  • dimanche 13 juin 2010, 14h et 16h

salle de cinéma – accès libre dans la limite des places disponibles

Animation des moines danseurs de Majuli

  • vendredi 11 juin 2010, 18h
  • dimanche 13 juin 2010, 15h

théâtre de verdure – accès libre dans la limite des places disponibles

Animation des acrobates Gotipuas

  • vendredi 11 juin 2010, 18h30
  • samedi 12 juin 2010, 15h
  • dimanche 13 juin 2010, 15h30

théâtre de verdure – accès libre dans la limite des places disponibles