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18 April

conférences

Liste des conférences passées

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2014

conférences de la société savante des Africanistes

conférences de la société savante des Américanistes

2013

conférences de la société savante des Africanistes

conférences de la société savante des Américanistes

conférences de la société savante des euro-asiatiques

conférences de la société savante des Océanistes

2012

conférences de la société savante des Africanistes

conférences de la société savante des Américanistes

conférences de la société savante des euro-asiatiques

conférences de la société savante des Océanistes

2011

regards sur la première fouille archéologique

pour une anthropologie des milieux sonores

les conférences des Africanistes 2011

time, memory and resilience among the Maya

le monde des Aztèques

classiques contemporains de l'anthropologie

2010

de l’exceptionnel à l’ordinaire dans la peinture et la photographie congolaises (1900-2010)

débat autour de l'ouvrage « Madagascar : A Short History »

des masques énigmatiques

être esclave en Afrique de l’Est au XIXème siècle

restes et sauvegarde du patrimoine juif en Pologne aujourd’hui

conférences culture et droit

les figures de l'artiste universel

conférence de Marshall Sahlins à l'EHESS

présentation d'ouvrage "Les voleurs de sexe" de Julien Bonhomme

série de conférences par Dominic Thomas, UCLA

a scattering of pearls: Art, the Gold Road, and the Mali-Spain Diaspora

rencontre avec Quincy Troupe

présentation du n°9 de Gradhiva

journée d'étude de l'équipe Anthropologie de la perception dans le cadre du GDRI du musée du quai Branly

2009

dépasser la violence par la création : écrire, peindre, jouer, filmer, actions locales et sciences sociales

psyché : visage et masques

2008

conférences dans le cadre de Planète Métisse

XIIIème conférence européenne Maya

conférences dans le cadre de l'exposition Paracas

2007

génocides et violences extrêmes : comparer l'incomparable?

qu'est-ce que vous fabriquez là? ou Les résidences de création

28ème American Indian Workshop : "Premières Nations, collections royales"

conférence exceptionnelle de Kirk W.Huffman

2006

conférences des chercheurs invités

regards comparés : identités françaises et immigrations

conférences de la société savante des Africanistes 2014

  • Jeudi 23 janvier

Amalia Dragani : Le corps du poète. Processus créatifs et corporéité de l’énonciateur chez les Touareg

Les études actuelles sur l’énonciateur en littérature orale se sont penchées sur la corporéité lors de la performance (voix, gestuelle, regard) et moins sur la corporéité du poète lors de la création. Il s’agira ici de rendre la dynamique du processus créatif chez les poètes touareg, autant en état de veille (caractérisé par une surexposition sensorielle et émotionnelle) qu’en rêve, (quand le monde sensible est mis à distance). Comment le poète perçoit-il son corps par rapport aux non-poètes et comment le ressent-il quand il crée ?

  • Jeudi 6 février

Françoise Le Guennec-Coppens : Les échanges dans le « grand mariage » comorien

Le « grand mariage » ou ada est l’institution fondamentale de la société grand comorienne puisque sa réalisation est l’objectif auquel tout grand-comorien aspire en tant que seul moyen d’accéder au statut d’adulte. Un « grand mariage » se déroule en plusieurs étapes : le mwafaka (« les fiançailles »), le madjilisi ya zindru (« l’assemblée des objets »), le zindru (« les objets ») et enfin le hwenda dahoni (« l’entrée dans la maison »). Chacune des ces étapes fait l’objet de nombreuses cérémonies au cours desquelles apparaissent une réciprocité dans les échanges entre les deux familles concernées mais aussi l’implication d’un grand nombre de personnes en dehors de ces dernières.

conférences de la société savante des Africanistes 2013

  • jeudi 24 janvier
  • ateliers 2 & 3 à 18h

Michèle Cros : visibilité du Net et secret initiatique

G. Balandier dans son ouvrage : Carnaval des apparences ou Nouveaux commencements évoque une « façon de parlerie universelle » avec, à l’ère du Net, des « mots qui courent d’ici à là »  devenus « disponibles à tout moment, dès leur entrée dans le réseau qui les transporte » (Balandier 2012). Une façon d’imagerie universelle accompagne, complète, légende, travestit ou trahit cette course des mots.
 Le pays lobi burkinabè est aujourd’hui fort visible sur le Net. La récente inscription  des ruines de Loropéni (autrefois dénommées ruines du Lobi) au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco renforce cette visibilité médiatique avec la mise en place d’éthérées balades touristiques à pieds ou en pirogue le long du fleuve Mouhoun (Royer 2012). Le rappel symbolique de cette traversée épique constitue un élément clé de la transmission initiatique qui s’opère tous les 7 ans dans cette région d’Afrique où l’animisme perdure. Une sorte de patrimonialisation de cet espace de mémoire encore très vivant semble s’esquisser. Reste à savoir ce qui peut alors s’échanger entre les guides et les touristes, puisque tout ce qui touche de loin ou de près à l’initiation chez les Lobi demeure frappé du sceau du secret. Rêverie ou parlerie, comment raconter, témoigner de l’interdit en un tel lieu ? Que penser de cette « mise en visibilité  en régime médiatique » (Heinich 2012) qui questionne notre éthique d’anthropologue ?

  • jeudi 28 février
  • ateliers 2 & 3 à 18h

Christophe Vallée : les rituels d’initiation dans l’Islam Chirazien de l’archipel des Comores

L’islam des Comores est un islam qui a intégré de nombreux éléments venant des traditions arabes pré islamiques et des traditions de l’Afrique de l’Est. Il y a ainsi un système de rituels qui reposent sur la pluralité d’interprétation d’un Dieu unique, Allahu, le dieu de l’islam et Mungu, le dieu de l’Afrique australe. Les rituels permettent ainsi des interactions entre le dedans et le dehors, l’anonyme et l’identifiable qui font le lien entre le monde visible et le monde invisible.
La force de l’islam comorien est qu’il s’est superposé aux croyances africaines en les intégrant, notamment par l’introduction de confréries (twarika) qui permettent à chaque moment de la vie quotidienne de faire la jonction entre le merveilleux et le profane.

  • jeudi 25 avril
  • ateliers 2 & 3 à 18h

Nathalie Carrée : De la côte aux confins : regards de voyageurs swahili sur le monde

En 1901, Carl Velten publiait en Allemagne les Safari za Wasuaheli : recueil de récits de voyage collectés en swahili auprès d’informateurs de la côte. Ceux-ci avaient participé à diverses caravanes et expéditions les ayant mené aussi bien de la côte est-africaine aux  grands Lacs qu’en Europe et jusqu’aux étendues glacées de la Sibérie.
Initiés par la colonisation allemande, cependant ancrée dans une tradition culturelle profonde, ces témoignages donnent à lire une époque passionnante de rencontre entre trois mondes : l’Afrique, le monde arabo-swahili et le monde européen. Ils offrent également une alternative intéressante aux récits d’explorations européens dont ils constituent parfois les pendants.
La conférence sera l’occasion de présenter au public ces récits méconnus tout en s’intéressant à la figure particulière de ces « compagnons obscurs » : caravaniers, interprètes, auxiliaires de la colonisation et à la place complexe que leurs textes occupent dans la tradition littéraire swahili.

  • jeudi 23 mai
  • ateliers 2 et 3 à 18h

Pierre Vermeren : Un nouveau Maroc depuis l'indépendance ? Mutations et permanences d'une nation en développement

Le Maroc a connu deux périodes de mutations accélérées au cours du XXe siècle, une première pendant la période coloniale, et une seconde à partir des années soixante-dix. La première mutation a établi un Etat centralisé et administratif, fortement militarisé, contrôlant son territoire et ses peuples. La seconde mutation touche moins l'Etat que la structure démographique et économique du pays :détribalisation, exode rural, urbanisation de masse, sous développement, émigration, alphabétisation arabophone versus réislamisation à la mode salafiste. Au terme de ce siècle, le Maroc a davantage changé qu'en un millénaire. Ces mutations accélérées ont forgé une société prise de vertige, entre le tourbillon de la mondialisation et d'étranges permanences.

  • jeudi 13 juin
  • ateliers 2 & 3 à 18h

Jean-Pierre Chretien : En finir avec le Ruanda-Urundi

Pendant une quarantaine d’années, le Rwanda et le Burundi ont été réunis en un Territoire sous mandat belge, dénommé « Ruanda-Urundi ». Les deux anciens royaumes ont repris leur indépendance en 1962. Mais le regroupement administratif s’est accompagné d’une volonté d’intégration politique, sociale et culturelle du colonisateur qui a marqué aussi les élites instruites des deux pays. Cet amalgame, associé à une vision raciale des deux sociétés, a consisté essentiellement à faire du Burundi un « autre Rwanda ». Il a laissé des traces durables, sur place et dans le regard étranger,  qui occultent la profondeur des différences entre les deux pays. Il a aussi marqué l’actualité brûlante des dernières années. L’historiographie permet de déconstruire ce modèle devenu idéologique.

  • jeudi 17 octobre

Marie Lorillard : Souffrances ordinaires- Paroles d'hommes et de femmes sénoufou

En milieu rural sénoufo en Afrique de l’Ouest, nombreux sont les discours qui évoquent la notion de souffrance. Plus précisément, les hommes et les femmes de cette société font appel à une notion, furogo, qui oscille entre souffrance et fatigue, pour décrire le quotidien qui est le leur. En quoi la souffrance imprègne discrètement l’ordinaire des jours en milieu rural sénoufo ? Dans quelle mesure les hommes et les femmes peuvent-ils s’approprier un « espace de paroles » sur ce sujet ? Cette conférence sera suivie de la projection de deux courts-métrages déjà présentés dans le cadre de l’exposition Paroles d’Afrique du Musée d’Ethnographie de Bordeaux qui explorent cette thématique.

  • jeudi 21 novembre

Line Eskenazi : Le théâtre africain d’expression française : de la tradition à la modernité.

Le théâtre africain d’expression française : de la tradition à la modernité.
En introduction, seront rappelées les formes pré-théâtrales et non francophones, typiquement africaines, suivie, à l’époque coloniale, d’un élément déclencheur qui fait réfléchir, chercher et enfin écrire du théâtre en français pour la scène. On constatera ensuite que les thèmes traités en Afrique et aux Antilles ont des rapports et des ressemblances. Les problèmes posés par l’emploi du français dit « langue étrangère » pour les écrivains et les spectateurs locaux seront analysés. Une description des « lieux théâtraux » rencontrés et des décors (quand ils existent), seront évoqués ainsi que les accessoires, costumes et maquillages. Enfin, comment les comédiens entrent dans leur personnage avec des méthodes et des techniques occidentales et/ou traditionnelles. Il en est de même pour la mise en scène.

conférences de la société savante des Américanistes 2013

  • jeudi 14 février à 18h
  • salle de cours 2

Ombres et lumières dans les croyances aztèques

Nathalie Ragot
Chargée de conférence, UO-Université Paris VII-Diderot.

L’alternance quotidienne du jour et de la nuit, le va-et-vient de l’obscurité et de la lumière, naturel et incontournable, a toujours intrigué l’esprit humain et l’a conduit à produire une pensée de la nuit. Dans cette conférence nous analyserons comment les Aztèques, les peuples qui habitaient le haut plateau central mexicain à la veille de la conquête espagnole, concevaient la nuit et ses habitants (aspects, temps, divinités, étoiles) et de quelles manières l’obscurité fut exploitée dans leur univers mythique et symbolique.

  • jeudi 21 mars à 18h
  • salle de cinéma

« Faire cheminer la parole ». Réflexions sur l’enchaînement rituel en Mésoamérique

Perig Pitrou
CNRS – Laboratoire d’anthropologie sociale

Dans un premier temps, cette communication présentera un modèle explicatif susceptible de rendre intelligible l’enchaînement des différentes étapes rituelles encadrant les sacrifices d’animaux que, de nos jours, les Mixe de la Sierra Norte de Oaxaca réalisent pour des finalités politiques, agricoles ou thérapeutiques. Il s’agira notamment d’analyser les déplacements entre l’espace domestique et le sommet de la montagne comme des séquences d’un dialogue que les participants à ces parcours rituels cherchent à engager avec les morts, les saints ou les entités de la nature afin d’obtenir que ces derniers acceptent de rendre un service sollicité. Une fois ce modèle mis au jour, il sera comparé à diverses formes rituelles d’organisations spatio-temporelles observées dans d’autres régions du Mexique.

  • jeudi 17 octobre 2013 à 18h
  • salle de cours 3

Le magique et le sacré dans les communautés villageoises du centre du Mexique

Par Patricia Ochoa

 

  • jeudi 21 novembre 2013 à 18h
  • salle de cours 3

Beyond Polanyi: What We Really Know about Ancient Maya Production

Par Anne Pyburn

conférences de la société savante des études euro-asiatiques 2013

  • jeudi 28 février 2013 à 18h
  • salle de cinéma

Yaodong, petit traité de construction

Caroline Bodolec
Film de Elodie Brosseau, sur une idée originale de Caroline Bodolec

  • jeudi 21 mars 2013 à 18h30
  • ateliers 2 et 3

Des steppes mongoles aux espaces mondiaux : la flûte Khoomii Tsuur (chamanisme et écologie)

Magsarjav (Mikhail) Santoro
conférence-atelier musical

  • jeudi 18 avril 2013 à 18h30 
  • salle de cinéma

Présentation d'un film finlandais sur les Lapons (Sami) 
"Le renne blanc"  

Christian Malet

  • jeudi 23 mai 2013 à  18h30
  • salle de cinéma

Les Lestrygons de l’Odyssée : un peuple imaginaire ?

Jean-Paul Savignac

  • jeudi 20 juin 2013 à 18h30
  • atelier 1

Légendes mélusiniennes d'Eurasie

Françoise Clier-Colombani

conférences de la société savante des Océanistes 2013

  • salle d'atelier 1
  • 10 janvier 2013 à 18h

René Zimmer : Le clan Kauage de l’Holiday Inn, ou les délices du trottoir

  • salle d'atelier 1
  • 21 mars 2013 à 18h

Sandhya Pathel : Clermont-Ferrand : Comptes-rendus des Rencontres James Cook et Joseph Banks dans le Pacifique 1768-1771

Sandhya Pathel est maître de conférences à l’université Blaise Pascal (Etudes Anglophones).

Ouvrir et télécharger l'invitation à la conférence du 21 mars 2013 (fichier pdf, nouvelle fenêtre)

  • salle d'atelier 1
  • 16 mai 2013 à 18h

Mélica Ouennoughi : « Le système coutumier algérien dans les territoires d'Outremers (19e-21e siècles). Repères anthropologiques des origines aux déplacements. Quelles trajectoires, émergences et implications dans le destin commun de Nouvelle-Calédonie. »

Téléchargez l'invitation à la conférence

Société maori de Nouvelle-Zélande avant 1840 : Hiérarchie de prestige, ariki, mana et système d'échange

jeudi 12 septembre 2013

Par Lisa Deccotignies-Renard
téléchargez l'invitation (fichier pdf)

 

"L’élu du peuple – Pouvanaa, te metua", faits nouveaux autour du procès de Pouvanaa a Oopa

jeudi 10 octobre 2013

Par Jean-Marc Regnault et Marie Hélène Villierme

Kanak, l’art est une parole

jeudi 12 décembre 2013

Documentaire autour de l’exposition Kanak, l'Art est une parole par Emmanuel Kasarhérou

conférences de la société savante des Africanistes

  • Jeudi 5 janvier 2012 à 18h
    salle de cinéma


Christian DUPUY (CEMAf Paris (UMR 8171)) : « Le début de l’Âge des métaux dans le Sud du Sahara d’après l’art rupestre et les fouilles archéologiques ».
 
Parmi les milliers de gravures rupestres, recensées dans l’Adrar des Iforas (Mali), se trouvent figurées soixante douze représentations d’objets coudés. La complexité et la singularité de leur forme impliquent non seulement l’emploi du métal, mais aussi une fabrication locale que les explorations archéologiques à venir devraient révéler. Ces figures sont les plus anciennes représentations d’armes métalliques connues du secteur. Leur association à des motifs particuliers, que l’on retrouve intégré dans l’art rupestre de régions plus septentrionales, démontre que le nord du Mali n’est pas resté en dehors des interactions multiformes et complexes qui se jouent au IIe millénaire av. J.-C. entre les pays de la façade atlantique et du bassin méditerranéen. Cet avènement d’une métallurgie du cuivre au IIe millénaire av. J.-C. dans le sud du Sahara, fortement suggéré par l’art rupestre de l’Adrar des Iforas, s’accorde plutôt bien avec les données des fouilles enregistrées dans le massif voisin de l’Aïr au cours des années 1980-1990.

  • Jeudi 2 février 2012 à 18h  (annulée)

  • Jeudi 8 mars 2012 à 18h 
    salle de cinéma

Ismaël MOYA : La ville comme révélateur sociologique. Femmes, parenté et islam à Dakar et au delà
Une métropole comme Dakar n’est pas uniquement un lieu d’observation privilégié des transformations sociales. Elle met aussi la recherche au défi de comprendre la structuration d’une forme de vie sociale en apparence désordonnée et atomisée. En cela, la ville est le révélateur d’une sorte d’épure, minimale et pourtant opérationnelle de société.
Partant du constat qu’à Dakar l’économie est subordonnée au système cérémoniel, dont les femmes sont les principales actrices, il sera montré que ce système cérémoniel, articulant les échanges féminins et l’islam à l’occasion des mariages et des naissances, structure les relations de genre et la socialité. Puis, à partir de la comparaison avec d’autres sociétés de la région, sera discutée l’hypothèse selon laquelle les conclusions tirées du contexte urbain dakarois contemporain mettent en évidence un modèle de socialité commun à de nombreuses sociétés du Sahel musulman, dans lequel les femmes jouent un rôle fondamental.

  • Jeudi 5 avril 2012 à 18h
    salle de cinéma

Dans la réorganisation du travail colonial consécutive à l’abolition de l’esclavage promulguée le 27 avril 1848 dans l’ensemble des territoires français, les administrations coloniales de concert avec les planteurs prônèrent le recours à l’immigration de travailleurs extérieurs. Sensible à leurs sollicitations, le ministère de la Marine et des colonies mit en place un système, subventionné par l’État, d’introduction de travailleurs extérieurs sous contrat d’engagement de travail.
De 1854 à 1862, plus de 21 000 hommes, femmes et enfants furent recrutés le long du littoral ouest-africain pour aller travailler à la Guyane et aux Antilles françaises. Cette migration se composait de deux flux migratoires distincts. Un premier, entre 1854 et 1856, où les recrutements s’effectuaient au sein de populations africaines jouissant d’un statut de libre ; et un second, entre 1857 et 1862, où les recrutements s’opéraient au sein de populations de condition captive avec la méthode dite du « rachat préalable ». Par ce procédé, les recruteurs français achetaient des captifs, puis les "affranchissaient" en leur imposant un engagement de travail de dix années à effectuer outre-Atlantique. 93% de ces immigrants furent ainsi recrutés et engagés.
Cette intervention tentera de retracer l’expérience migratoire et de travail des immigrants africains, qui firent souche pour la très grande majorité d’entre eux dans leur colonie d’arrivée.

  • Jeudi 3 mai 2012 à 18h 
    salle de cinéma

Daniela BOGNOLO : L’animal au cœur de l’identité : rencontre avec la culture toussian, Burkina Faso

« Une planche rectangulaire ornée de grains d’abrus et surmontée d’une petite tête d’oiseau…, voilà le kinta-loniakẽ, masque emblématique de l’identité toussian et de leur société » (Daniela Bognolo).C’est presque uniquement en raison de ces supports rituels que l’on mentionne cette communauté concentrée au pied de la falaise de Banfora dans l’ouest du Burkina Faso et dont la vision du monde reste encore aujourd’hui méconnue.
Un mythe toussian raconte comment les premiers êtres humains furent animés par le mirriki, principe vital éternel dont étaient pourvus les animaux avec lesquels le démiurge Liyélé, divinité suprême, venait de peupler la Création. Connaître de quel animal provient le mirriki, ce double dont la nature trace le destin de tout humain, constitue un moment phare dans la vie de tous les Toussian. Cette connaissance ne peut être acquise que par le Dó, grand rituel initiatique qui met en scène la pensée mythique et les enjeux d’un processus de transformation dans lequel le dispositif masque s’insère de façon ponctuelle. Les identités animales, que ces supports rituels donnent à voir, matérialisent la relation à l’invisible des Toussian. Elles définissent les contours d’un monde où réel et surnaturel s’entrelacent constamment afin de remettre régulièrement au jour les réalités politiques et culturelles indispensables à la survie de la société et à la compréhension de son présent.

  • Vendredi 1er juin 2012 à 17h 
    salle de cinéma

Yves CHARBIT : 7 milliards d’êtres humains : quelles clés pour analyser l’évolution de la population de l’Afrique ?

 A peine 11 ans après le sixième milliard, la survenance d'un nouveau milliard d'être humains a relancé le débat sur la population mondiale. La crainte d'une croissance démographique explosive, qui dans les années 1960, était évoquée pour l'Amérique latine et l’Asie, se focalise sur l'Afrique subsaharienne, qui continue à voir une croissance rapide. Par-delà les incertitudes sur les chiffres, quelles sont les clés d'analyse dont nous disposons ? Depuis plus d'un demi-siècle, une vaste palette d'arguments a été invoquée, qui touchent à la démographie, la sociologie, l'anthropologie, l’économie, au politique enfin. Les explications les plus souvent avancées, que l'on examinera de manière critique, sont la baisse de la mortalité infantile, la religion, l'éducation, la contraception, la place des femmes dans la société, la modernisation, les politiques de population.

 

conférences société savante des Africanistes octobre, novembre et décembre 2012

  • Jeudi 11 octobre 2012
  • Salle de cours 2 à 18h

Catherine BAROIN : Justice et malédiction chez les Rwa (Tanzanie)

Chez les Rwa, agriculteurs du mont Méru (Tanzanie du Nord), les responsables des clans patrilinéaires et des classes générationelles arbitrent et résolvent la plupart des conflits. Cependant, lorsque les voies habituelles ne suffisent pas à régler un litige, un rituel de malédiction est lancé, de façon très officielle et très efficace, dont les conséquences redoutables affecteront le coupable qui refuse de se déclarer. Les circonstances où ce processus est mis en œuvre et le déroulement des opérations seront décrits. L’analyse des faits, ensuite, montrera pourquoi ce rituel menaçant peu s’interpréter, paradoxalement, comme un rituel visant à ramener la paix.

  • Jeudi 22 novembre 2012
  • Ateliers 2 et 3 à 18h

Julien BONDAZ : Un ethnologue au zoo

L’invention de l’ethnozoologie en Afrique de l’Ouest a donné lieu à des scènes peu ordinaires, qui serviront de point de départ à mon propos. En 1952, Marcel Griaule emmène l’un de ses informateurs dogon, en visite à Paris, à la ménagerie du Jardin des Plantes et au parc zoologique de Vincennes, puis, de retour au Soudan français (Mali actuel), au zoo de Bamako. C’est dans ce même jardin zoologique que j’ai commencé en 2006 une série d’enquêtes ethnographiques sur la mise en exposition des animaux sauvages dans plusieurs capitales d’Afrique de l’Ouest (Bamako, Niamey, Ouagadougou et Dakar). Cette conférence propose donc une perspective historique et anthropologique sur les zoos d’Afrique de l’Ouest, en même temps qu’une présentation de leurs enjeux actuels. Il s’agira notamment de décrire et de comprendre les usages politiques (mise en scène de la nation, emblèmes…) et rituels (pratiques sacrificielles, relations totémiques, prélèvements de matières animales…) qui sont faits de la mise en exposition de la faune sauvage. Les parcs zoologiques constituent en effet pour l’ethnologue à la fois un terrain particulièrement riche pour comprendre la modernité des ca-pitales ouest-africaines et une porte d’entrée privilégiée pour l’analyse des interactions entre les humains et les animaux.

 

conférences de la société savante des Américanistes

  • 7 octobre 2011 à 18h
  • ateliers 2 et 3

Ariel Ortega

cinéaste du Colectivo Mbyá-Guaraní de Cinema - Proyecto Vídeo Nas Aldeias, Brésil 

Présentation de son film suivi d’une discussion (en espagnol/portugais/anglais)

Bicicletas de Nhanderu 

  • 17 novembre 2011 à 18h
  • ateliers 2 et 3

Helena Horta Tricallotis 

Archéologue – Historienne de l’Art,

Instituto de Investigaciones Arqueológicas y Museo "R.P. Gustavo Le Paige" (IIAM) 

Rite chamanique et hallucinogènes dans l’Aire Circumpuneña (désert d’Atacama et Nord-Ouest de l’Argentine) à l’époque préhispanique

  • 8 décembre 2011 à 18h
  • ateliers 2 et 3

Marnio Teixeira-Pinto, Département d’Anthropologie

Université Federal de Santa Catarina, Brésil

De l’hostilité et des bonnes manières : esquisse d'une éthique amérindienne

  • 5 janvier 2012 à 18h
  • salle de cours 2

Chloé POMEDIO, Post-dorante à l’UNAM, Mexico

Iconographie et identités culturelles durant l'Epiclassique mésoaméricain: étude des céramiques incisées de l'Occident à Tula

  • 12 janvier 2012 à 18h
  • salle de cinéma

Claude Baudez

Directeur de recherche honoraire, Archéologie des Amériques, CNRS

O-kee-pa, la fête annuelle des Mandans (Dakota du Nord, États-Unis), décrite et illustrée par George Catlin en 1832

  • 2 février 2012 à 18h
  • salle de cours 2

Oscar Calavia, Professeur à l'Université Fédérale de Santa Catarina (Brésil)

L’histoire de vie de Gabriel Gentil, et autres mémoires amazoniennes

  • 15 mars 2012 à 18h
  • salle de cours 2

Séance Annulée

  • 5 avril 2012 à 18h
  • salle de cours 2

Élodie Dupey García

Instituto de Investigaciones Históricas (UNAM, Mexico) 

Couleurs et matières. Réflexions sur les parures corporelles des dieux aztèques.

  • 18 mai 2012 à 18h
  • salle de cours 2
  • 21 juin 2012 à 18h
  • salle de cours 2

Dr. Otto Schuman

conférences de la société savante des Euro-Asiatiques

  • à 18h30
  • Jeudi 15 mars 2012
    salle d'ateliers 2 et 3
    Emmanuel Lincot : Pour une histoire culturelle de l'Islam en Chine salles 
  • Jeudi 24 mai 2012
    salle de cinéma
    Vincent Sanson : Les guerriers-fauves dans le monde nordique ancien
  • Jeudi 21 juin 2012
    salle d'ateliers 2 & 3
    Travaux d'Asako HATTORI présentés par Jane COBBI
    Gastronomie comparée de la France et du Japon

conférences de la société savante des Euro-Asiatiques

à 18h30

15 novembre 2012 
Les instruments de musique des Santal et des Ho (Inde du Nord) par François Pannier  (atelier 2 et 3)


20 décembre 2012
Les Peuples de l’anneau, Film archéologique présenté par le réalisateur Fred Hilgemann 
(salle de cinéma)


17 janvier 2013
Dominique Pauvert : Rituels de l'Ours, des Pyrénées aux Steppes
(atelier 2 et 3)


21 février 2013
Caroline Bodolec : Film sur l’architecture troglodytique en Chine 
(salle de cinéma)


21 mars 2013
Magsarjav (Mikhail) Santoro  « Des steppes mongoles aux espaces mondiaux : la flûte Khoomii Tsuur » (chamanisme et écologie)  
-conférence-atelier musical   (atelier 1)

18 avril 2013
Christian Malet :  sur les Lapons, avec  le film finlandais « Le renne blanc »  (salle de cinéma)


23 mai 2013
Jean-Paul Savignac : Les Lestrygons de l’Odyssée : un peuple imaginaire ? (salle de cinéma)


20 juin 2013
Françoise Clier-Colombani : Légendes mélusiniennes en Eurasie
(atelier 1)

conférences de la société savante des Océanistes

de 18h à 20h
entrée libre dans la limite des places disponibles

  

  • 27 septembre 2012, salle de cinéma 

Un ambassadeur de l’art ni-vanuatu au musée du Louvre
Une conférence de Christian Coiffier, anthropologue,
musée du quai Branly / musée de l’Homme, Paris

Une sculpture anthropomorphe en bois peinte en bleu fait depuis plusieurs années l’admiration des visiteurs du musée du Louvre. Voici plus d'un siècle, elle se dressait dans un petit hameau de l'île de Malo au Vanuatu où elle était honorée et vénérée. Les vicissitudes de l'histoire coloniale et la compétition entre les missionnaires ont changé radicalement la destinée de cette sculpture. Ses origines demeurèrent longtemps ignorées après son transport en France en 1935 par l’intermédiaire des membres de l'expédition de La Korrigane. Les descendants des populations qui l'avaient respectée et adulée ne l'avaient pas oubliée, ainsi que Kirk Huffman et moi-même l'avons constaté lors d'un récent séjour dans l'île de Malo en juin 2008.

  • 22 novembre 2012, salle de cinéma

Les langues australiennes : langues menacées, langues émergentes 
Une conférence de Maïa Ponsonnet, CREDO/Australian National University

Les spécialistes estiment à 250 le nombre de langues parlées en Australie au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, seule une vingtaine de ces langues présentent un état de santé relatif. Mais certaines populations autochtones ont développé des langues nouvelles : le kriol notamment, créole du centre nord de l’Australie, comptant au moins 20 000 locuteurs. Cette conférence discutera le statut idéologique du kriol, souvent traîté par ses locuteurs comme un marqueur identitaire. Nous verrons par ailleurs comment le kriol perpétue certaines caractéristiques propres aux langues locales plus anciennes.

  • 13 décembre 2012, salle de cinéma

Patrick O’Reilly : Bougainville, avec Nicolas Garnier.

 

  • 10 janvier 2013, atelier 1

Le clan Kauage de l’Holiday Inn, ou les délices du trottoir, avec René Zimmer.
Epinglées au grillage en face de l'Holiday Inn de Port Moresby, quelques dizaines de toiles peintes de couleurs vives flottent au vent. Celles-ci sont l'œuvre d'une étonnante fratrie chimbu honorant la mémoire de Mathias Kauage, l'un des Pères fondateurs de la peinture contemporaine papoue, et témoignant des émois de tout un peuple saisi dans le tourbillon du temps.

  • 21 mars 2013, ateliers 2 & 3

 Les rencontres de James Cook et Joseph Banks, avec Sandhya Patel.

  • 16 mai 2013, atelier 1

Emmanuel Kasarhérou : titre à venir

  • 12 septembre 2013, salle de cinéma 

Société maorie de Nouvelle-Zélande avant 1840 : Hiérarchie de prestige, ariki, mana et système d'échange, avec Lisa Deccotignies-Renard.

  • 14 novembre 2013, salle de cinéma

Tahiti en crise durable, avec Jean-Marc Regnault.

consulter et télécharger le programme 2012-2013

en savoir plus sur la société des Océanistes

Regards sur la première fouille archéologique

  • Vendredi 23 mars
  • 18h - 20h30
  • salle de cinéma

Quelle était la culture de ce monde de l’art des années 1980
et qu’en reste-t-il aujourd’hui?

Rencontre-débat sur une proposition de Jacques Serrano et de l’association
Forum de l’Essai sur l’Art


INTERVENANTS: Jean-Paul Demoule (archéologue), Bernard Müller (anthropologue), Anne Tronche (historienne de l’art), Stephen Wright (théoricien de l’art)

Le 23 avril 1983, 120 personnalités du monde de l’art contemporain participent à un banquet organisé par l’artiste Daniel Spoerri dans le parc du domaine du Montcel, à Jouy-en-Josas (Yvelines), où devait s’implanter un an plus tard la fondation Cartier. Au milieu de ce repas de tripailles, le banquet est enterré dans une tranchée longue de 60 mètres creusée dans la pelouse. Tables, nappes, vaisselle, couverts, reliefs de repas, graffitis, dédicaces, objets d’art, photos sont ensevelis sous des mètres cubes de terre, au cours d’un rituel collectif orchestré par l’artiste.
Cette performance intitulée L’enterrement du tableau-piège marque le renoncement par Daniel Spoerri à sa série de tableaux-pièges, dont de nombreux  spécimens sont exposés dans les musées. Il en restera dans le parc une œuvre discrète, intitulée Le déjeuner sous l’herbe en référence ironique au tableau de Manet, lui-même inspiré du Concert champêtre de Titien.

Enfoui depuis 1983, le banquet de Daniel Spoerri s’est décomposé, jusqu’à n’être qu’un souvenir. Pour en étudier les vestiges, vingt-sept ans plus tard, les premières fouilles archéologiques de l’histoire de l’art contemporain ont été organisées, sous l’égide de l’artiste, par la Société du déterrement du tableau-piège, de l’université de Paris I, de l’EHESS, de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux du CNRS, et de l’Inrap, avec la complicité des Rencontres Place Publique.
Du 31 mai au 10 juin 2010, cet événement pluridisciplinaire en présence de Daniel Spoerri,  à réuni archéologues, anthropologues, théoriciens et historiens d’art.

Si certains espèrent repousser les définitions classiques de la science et de la création, pour d’autres il s’agit d’une véritable enquête anthropologique ; la fouille du Déjeuner sous l’herbe s’apparente aussi à une archéologie des détritus contemporains, la Garbage Archaeology anglo-saxonne, qui n’a pas d’équivalent en Europe.  
Cette fouille invite à redéfinir les limites chronologiques de la discipline et à s’interroger sur l’archéologie du temps présent. Qui sont les gens qui ont procédé à cette surprenante action artistique, mais d’abord humaine ? Que faut-il savoir de cette action, cette performance, pour la comprendre à partir des traces archéologiques ? Quels en étaient les enjeux ? Quelles étaient les règles qui ordonnaient ce rituel ? A quelles « règles hiérarchiques » le banquet et son enfouissement répondait-ils ? Quelle était la culture de ce monde de l’art des années 1980 et qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
L’archéologie est-elle légitime pour traiter du monde d’aujourd’hui ? Que peut-elle nous dire
sur l’époque où s’est déroulé le banquet que nous ne saurions déjà ? Et en quoi les trouvailles sur le chantier de fouilles permettront-elles de contribuer à la recherche sur l’art des années 1980 ?

Les ressources de l’Art, de l’archéologie, de l’histoire et de l’anthropologie sociale seront rassemblées à l’occasion de la rencontre organisée par l’association Forum de l’essai sur l’art, afin de réfléchir à ce qui fut à la fois un banquet singulier et le détournement d’un rite funéraire.
BIO-BIBLIOGRAPHIE DES INTERVENANTS

  • JEAN-PAUL DEMOULE

Jean-Paul Demoule est professeur de protohistoire européenne à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il a participé à l’élaboration de la loi française sur l’archéologie préventive et à la création de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qu’il a présidé de 2002 à 2008. Ses travaux portent sur la néolithisation de l’Europe ainsi que sur les sociétés de l’âge du Fer, sur l’histoire de l’archéologie et son rôle social, ou encore sur ses constructions idéologiques et, à ce titre, sur le « problème indo-européen ». Il a écrit récemment « l’Europe, un continent redécouvert par l’archéologie
» (2009), « La fabrique de l’archéologie » (2009), « La révolution néolithique dans le monde » (2010). Il vient d’être nommé Membre de l’Institut Universitaire de France à compter du 1er octobre 2011.

  • BERNARD MÜLLER

Bernard MÜLLER est anthropologue. Ses recherches portent sur les rapports entre l’art et l’ethnologie, notamment par le prisme de la performance et du spectacle. Il propose d’envisager le terrain du chercheur comme une création, rompant ainsi avec le postulat positiviste de la distance scientifique habituellement admis. L’anthropologie (ou l’ethnologie) serait alors une discipline à part dont les analyses sont des exercices de style ou des études de cas situés entre l’essai, la performance et l’observation scientifique,
mais ne relevant d’aucune de ces catégories.
Il est à l’initiative du projet du déterrement du tableau-piège qui, passant par la reconstitution de l’événement original (le « Déjeuner sous l’herbe à l’occasion de l’enterrement du tableau-piège », par Daniel Spoerri, le 23 avril 1983), envisage d’en décrire les ressorts esthétiques et les enjeux sociaux.
Parallèlement, suivant la même méthode, il mène une enquête sur l’émergence d’un mouvement culturel «brésilien » en Afrique de l’ouest (Côtes du golfe de Guinée) et le « mystère d’Alise Sainte-Reine » (Côte d’or), un spectacle amateur qui rejoue chaque année la fin tragique d’une jeune bergère martyrisée en 252. Il anime un séminaire à l’EHESS et est chercheur associé à l’Institut de Recherches Interdisciplinaires
sur les Enjeux Sociaux (IRIS - EHESS/PARIS 13/INSERM).

  • ANNE TRONCHE

Critique d'art, Anne Tronche fut membre du directoire de la revue Opus International jusqu'en 1989, et Inspecteur à la Création artistique du Ministère de la Culture de 1982 à 1999. Elle a également organisé des expositions, notamment le cadre des saisons tchèque et géorgienne (Au verso de l’histoire : six artistes géorgiens, en 2000 à Apollonia, Strasbourg) Parmi ses nombreuses publications : L'Art actuel en France: du cinétisme à l'hyperréalisme, éd. Balland, 1973, Gina Pane, éd. Fall, 1998 ; Laura Lamiel, éd. Actes Sud, 2001 ;
Corps et traces dans la création tchèque (1962-2002), éd. Hazan-Musée de Nancy, 2002. Hervé Télémaque, éd. Flammarion, 2003. L'art des années 1960, chroniques d'une scène parisienne parait chez Hazan en mars 2012.

  • STEPHEN WRIGHT


Stephen Wright est critique et théoricien d'art. Également commissaire d'expositions indépendant, il a notamment organisé en 2004 « L'avenir du ready-made réciproque » (Apexart, New York), "In Absentia" (Passerelle, Brest) en 2006 - expositions collectives faisant partie d'une série de projets qui, en
interrogeant des pratiques artistiques à faible coefficient de visibilité artistique, soulèvent la question d'un art sans oeuvre, sans auteur et sans spectateur- et Recomposer le désir à Beyrouth en 2008). Rédacteur européen de la revue Parachute (Montréal) de 1997-2005 et actuellement membre du conseil éditorial de Third Text (Londres), il était de 2006-2008 chercheur à l'Institut national d'histoire de l'art (Paris) et de 2000-2006 directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris). Actuellement, Stephen Wright enseigne à l’École européenne supérieure de l’image d'Angoulême et Poitiers (ÉESI), il est membre du comité technique du FRAC Poitou-Charentes et du Comité scientifique des Archives de la critique d'art (Châteaugiron).


INFORMATIONS :
Association Forum de l’essai sur l’art
forum-essaisurlart(at)wanadoo.fr
+ 33(0)1 43 54 03 43
                              
Association Forum de l'Essai sur l'Art
Présidente : Françoise Gaillard
7/9 rue du Val de Grâce 75 005 Paris
Tél +33(0)1 43 54 03 43
forum-essaisurlart(at)wanadoo.

consulter et télécharger le programme de la journée d'étude (format pdf)

Pour une anthropologie des milieux sonores

journées d’études organisées par le collectif MILSON

  • Le 12 mai : Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris
  • Le 13 mai : musée du quai Branly, salle de cours 2

Ces journées portent sur des objets encore mal identifiés en sciences sociales, si l’on en juge par la diversité des expressions pour les désigner : « paysage sonore », « environnement acoustique », « ambiance » etc. Il s’agira de réfléchir aux confins généralement attribués au sonore et d’explorer des objets tels que les productions vocales dans les espaces publics ou d’autres modes d’interactions sonores observables sur les marchés, dans les îlots de quartiers, les gares etc. On abordera ces lieux comme de véritables dispositifs d’interaction sociale qui impliquent des processus de perception sonore et des découpages singuliers de l’espace. Il s'agira d'interroger certaines modalités de construction sensible de la vie sociale à partir d’objets se trouvant à l’interface de l’acoustique, de la cognition et de l’anthropologie, et pour lesquels nombre d'artistes ont trouvé un terrain de création particulièrement fécond. Ces journées regroupent chercheurs, compositeurs et artistes issus de différents horizons disciplinaires. À partir d’un état des lieux des travaux et des pratiques centrées sur les milieux sonores, il s’agira de mieux en définir les enjeux anthropologiques, tout en proposant de nouveaux terrains, concepts et méthodologies.

Avec la participation de :
Alain Corbin, Pierre-Albert Castanet, Bruno Messina, Jean-Paul Thibaud, Pierre Redon, Vincent Battesti, David Howes, Christine Guillebaud, Olivier Féraud, Danièle Dubois, Corsin Vogel, Vincent Rioux.

pour consulter le programme détaillé de la journée d'étude, cliquez ici

Avec le soutien de la Fondation Fyssen

les conférences des Africanistes 2011

Programme 2011

salle de cinéma

en accès libre dans la limite des places disponibles

  • Jeudi 20 janvier 2011 à 18h
    Odile JOURNET : « Luttes rituelles en pays jóola (Sénégal/Guinée  Bissau)»
  • Jeudi 17 février 2011 à 18h
    Maud LASSEUR : « En quoi le concept géographique de territoire  interroge-t-il le pluralisme religieux au Cameroun »
  • Jeudi 17  mars  2011 à 18h 
    Véronique PETIT  et Lucas TCHETGNIA : « Le risque VIH  au  Congo, une analyse socio-démographique »
  • Jeudi 14 avril 2011 à 18 h
     Géraud MAGRIN : «  Le lac Tchad entre écologie et géopolitique »
  • Jeudi 19 mai 2011 à 18h
    Eric HUYSECOM : « Aux origines du fer et de la céramique :  l’Afrique  au temps des bouleversements climatiques et des grandes  inventions »
  • Jeudi 16 juin 2011 à 17h – Assemblée générale
    Jean-Baptiste JEANGENE VILMER : « L’Afrique face à la justice  pénale internationale : pas de paix sans justice ?

Time, memory and resilience among the Maya

conférence de Prudence Rice, professeur d'anthropologie à Southern Illinois University, Carbondale

  • 30 juin 2011 à 18h30
    théâtre Claude Lévi-Strauss

The lowland Maya are commonly thought to have experienced several “collapses” during the 1,500+ years of their civilization.
Although certain institutions and practices ended, and cities were abandoned over the centuries, overall there is more support forcultural resilience, survival, and regeneration -albeit with transformations- rather than for collapse.
Cultural continuities are particularly evident in Maya concepts of linear and cyclical time and in their several calendars.
Examples of the role of time and memory in cultural resilience include: ceremonies carried out at the end of k’atuns
 (~20-year periods), Postclassic architecture in the Petén lakes region, and long-standing symbols of rulership. The “December 2012” event is a contemporary manifestation of Maya calendrical cycling.

dernière conférence annuelle de la société des Américanistes
en Anglais avec une traduction simultanée en Français 



 

 

 

 

 

LE MONDE DES AZTÈQUES

Chalchiuhtlicue-Chicomecoatl © musée du quai Branly, photo Daniel Ponsard

28 mai 2011
14h-18h
Salon de lecture Jacques Kerchache

 

manifestation organisée dans le cadre de l'Année du Mexique en France

 

CONFÉRENCES DU GROUPE D’ÉTUDES MÉSOAMÉRICAINES
(ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES)
Invité d’honneur : Dr Leonardo López Luján (Proyecto Templo Mayor, INAH, Mexico)

Les Aztèques, plus proprement appelés Mexica, dominaient le Mexique central lorsque, en 1521, les conquistadors espagnols menés par Hernán Cortés mirent un terme brutal à leur civilisation. Ces conférences se fixent pour but de faire le point sur les connaissances que l’on possède aujourd’hui sur ce peuple qui a donné au monde de nombreuses plantes cultivées, bâtissait des cités monumentales autour de gigantesques pyramides, possédait des livres et disposait de connaissances astronomiques approfondies.

Toutes les conférences seront prononcées en français.

  • Dr Leonardo López Luján (Proyecto Templo Mayor, INAH, Mexico) Invité d’honneur

Dernières découvertes au Templo Mayor de Mexico

  • Danièle Dehouve (CNRS/EPHE)
       La société aztèque
  • Anne-Marie Vié-Wohrer (EPHE, Ecole du Louvre)
       Les dieux : leurs rôles et représentations dans les manuscrits pictographiques
  • Claude Baudez (CNRS)
       Sacrifice et autosacrifice
  • Antoine Franconi (EPHE)
    Les fêtes annuelles
  • Nathalie Ragot (Université Paris VII)
       La mort et les rituels funéraires
  • Pascal Mongne (Ecole du Louvre)
       La plumasserie aztèque : de la technique précolombienne à l’art colonial
  • Bérénice Gaillemin (Université Paris Ouest La Défense Nanterre)
       Le nahuatl, langue des Aztèques
  • Aline Hémond (CREDA-Université Paris 8 Saint-Denis)
       Les descendants des Aztèques : les rituels agraires des Nahuas du sud-ouest mexicain

L'Année du Mexique en France est mise en oeuvre par l'Institut français et le Gouvernement fédéral mexicain

classiques contemporains de l'anthropologie

vendredi 14 janvier 2011 à 18h

salon de lecture Jacques Kercharche

discussion de l’ouvrage publié dans une version remaniée en 2009 aux éditions du CNRS et de la Maison des Sciences de l’Homme

« Naven ou le donner à voir. Essai d’interprétation de l’action rituelle »

avec la lecture critique de
Christian HøJBJERG (Aarhus University, Danemark)
Charles STEPANOFF (Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris)

en présence des auteurs
Michael HOUSEMAN (Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris)
Carlo SEVERI (EHESS, Paris)

Accès libre dans la limite des places disponibles

de l’exceptionnel à l’ordinaire dans la peinture et la photographie congolaises (1900-2010)

Mamy Water photomontage de Sammy Baloji

mardi 30 novembre 2010

salon de lecture Jacques Kercharche, de 16h à 18h30

conférence par Bogumil Jewsiewicki dans le cadre du programme autour du cinquantenaire des indépendances africaines

débat autour de l'ouvrage « Madagascar : A Short History »

  • vendredi 10 décembre 2010 à 18h
  • salon de lecture Jacques Kercharche

 

un débat autour de l’ouvrage paru en 2009 aux éditions University of Chicago Press « Madagascar : A Short History »

avec la lecture critique de

  • Luke FREEMAN (University College of London)
  • Jacques LOMBARD (Institut de Recherche pour le Développement, Paris)
  • Françoise RAISON-JOURDE (Université Paris VII)

en présence des auteurs

  • Stephen ELLIS (Afrika-Studiecentrum, Leiden University, Pays-Bas)
  • Solofo RANDRIANJA (Université de Tamatave, Madagascar)

des masques énigmatiques

© Henri Bancaud

Style et usage des masques en Himalaya

  • mercredi 1er décembre de 16h à 18h30
  • salon de lecture Jacques Kerchache

Depuis les années 1980, masques, statues et dagues rituelles en bois, provenant des régions himalayennes, ont été réunis par des amateurs passionnés « d’art  primitif » ou « tribal » . Ces objets sont venus récemment enrichir les collections publiques plus anciennes comme celles du Musée de l’Homme, collectés par les ethnologues sur le terrain au cours des années 1960-1970 et reflétant la vie quotidienne. La collection de masques de Marc Petit, donnée au musée du quai Branly et aujourd’hui présentée au public, est exemplaire de l’intérêt nouveau pour ces objets sans pedigree, appréciés pour leur archaïsme et le mystère de leur origine. 

Peu documentés et jusqu’alors absents des institutions muséales, ces « masques primitifs » demeurent une énigme. D’où viennent-ils ? Doivent-ils être associés au chamanisme, si vivant en Himalaya même dans les régions où dominent hindouisme et bouddhisme ? Quels sont les usages attestés du masque dans les cultures himalayennes ? Autant de questions que nous aborderons au cours de cette journée.

Pascale Dollfus et Gisèle Krauskopff

 

 

Être esclave en Afrique de l’Est au XIXème siècle

vendredi 1er octobre 2010

salle de cinéma à partir de 19h

entrée libre ; inscription recommandée à l'adresse courriel suivante : cliopea(at)gmail.com

Cliopéa, l’Association des doctorants d’histoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, présente dans le cadre des Conférences de Cliopéa :

Être esclave en Afrique de l’Est au XIXème siècle

par Clélia Coret, Doctorante en histoire de l’Afrique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

L’esclavage en Afrique de l’Est a été pendant longtemps une institution et reste une réalité à l’heure de son abolition, au XIXème siècle, sur les rivages de l’océan Indien. En adoptant une approche historique, cette conférence se penche sur le parcours des esclaves, de leur capture à leur quotidien – sur les marchés aux esclaves, dans les plantations, dans les maisons des maîtres – ainsi que sur les interactions sociales et culturelles avec les sociétés des propriétaires d’esclaves et sur les difficultés à recouvrer leur liberté.

Restes et sauvegarde du patrimoine juif en Pologne aujourd’hui

Conférence de Jean-Yves POTEL
écrivain, auteur de La fin de l’innocence, la Pologne face à son passé juif (Autrement, 2009)

  • Jeudi 17 juin 2010
    18 h 30 - Salle cinéma
     37 quai Branly ou 218 rue de l'Université

conférence organisée par la société des études euro-asiatiques

avec la participation de Bogdan Konopka, photographe, qui montrera et commentera une série de photos sur les cimetières juifs.

La Pologne démocratique a hérité d’un riche héritage juif (1200 cimetières, près de 500 synagogues) longtemps laissé à l’abandon. Sa revalorisation monumentale et mémorielle s’est imposée comme une préoccupation nouvelle. Entre la sauvegarde et l’invasion touristique les questions ne manquent pas. Seront décrites des expériences originales qui fleurissent depuis une vingtaine d’années, et impliquent des partenaires très divers.

en savoir plus sur la Société des études euro-asiatiques

conférences Culture et Droit

La formation de master 2 "Droit du patrimoine culturel" de la faculté Jean Monnet de l'Université Paris-Sud XI organise chaque mois, avec le soutien du Centre de recherche sur le droit du patrimoine culturel (Université Paris-Sud XI -CNRS CECOJI), des conférences éclairant la place du droit dans la réflexion sur les sociétés extra-européennes et leur patrimoine.

coordination : Jérôme Fromageau, vice-doyen de la faculté Jean Monnet

attention : nouvel horaire

  • mercredi 7 octobre 2009 de 14h30 à 17h30
  • jeudi 17 décembre 2009, jeudi 28 janvier et jeudi 4 mars 2010 de 18h à 20h

salle de cinéma

entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

les figures de l'artiste universel

Comment se trouve redéfinie aujourd’hui la « figure » de l’artiste « universel » dans un contexte toujours plus marqué par la mondialisation ? C’est à cette question cruciale pour un musée qui se donne comme vocation de s’ouvrir à des formes d’art et de créativité contemporaine en provenance du monde entier que nous tenterons d’apporter des réponses, au cours d'une série de séances à vocation interdisciplinaire. Chacune des séances prévues sera plus spécifiquement consacrée à l'étude d'un artiste ou d'un groupe d'artistes qui incarnent, chacun à leur façon, un tel idéal. Plusieurs d'entre elles seront organisées en association avec les artistes eux-mêmes.

jeudi 3 décembre 2009 de 15h30 à 17h30

séance d’introduction : Yolaine Escande et Denis Vidal

salle de cours 2

jeudi 14 janvier 2010 de 15h30 à 17h30

Gao Xingjian, (commentaires  Noël Dutrait)

salle de cours 2

jeudi 4 février 2010 de 15h30 à 17h30

Henri Michaux/Raymond Bellour (commentaires : Yolaine Escande)

salle de cours 2

jeudi 4 mars 2010 de 15h30 à 17h30

Ariane Mnouchkine (commentaires : Alexis Tadié)

salle de cours 2

jeudi 1er avril 2010 de 15h30 à 17h30

Elisabeth Lebovici (commentaires : Denis Vidal)

salle de cinéma

jeudi 6 mai 2010 de 15h30 à 17h30

la figure de l’artiste universel et ses antécédents : Giovanni Careri, Jean-Marie Schaeffer, Denis Vidal, Yolaine Escande

salle de cours 2

conférence de Marshall Sahlins à l'EHESS

L'Institut Interdisciplinaire d'Anthropologie du Contemporain (İİAC) a le plaisir
de vous convier à une conférence exceptionnelle de Marshall SAHLINS
Distinguished Professor à l’Université de Chicago intitulée :

Stranger-Kings and Stranger Kin: The Alterity of Power and Vice Versa

  • Le mercredi 14 avril 2010
    de 11 h à 13 h -
    Amphithéâtre EHESS - 105 Boulevard Raspail - Paris 6e

Marshall Sahlins est l'un des plus éminents anthropologues contemporains. Parmi ses nombreuses publications : Âge de pierre, âge d'abondance. Économie des sociétés primitives (1976), Au cœur des sociétés. Raison utilitaire et raison culturelle (1980), Critique de la sociobiologie (1980), Des Iles dans l’histoire (1989), La découverte du vrai sauvage. Et autres essais (2007).

Dernier ouvrage paru : La Nature humaine : une illusion occidentale (2009)


Présentation : Marc ABÉLÈS

Renseignements : Maryse Cournollet, secrétariat du IIAC
01 53 63 51 32

 

présentation d'ouvrage "Les voleurs de sexe" de Julien Bonhomme

vendredi 9 avril 2010 à 18h30 
Les Voleurs de sexe
Anthropologie d'une rumeur africaine

C’est en mars 2001 au Gabon que Julien Bonhomme entend pour
la première fois parler des « voleurs de sexe ». Des individus sont
accusés d’avoir fait disparaître les organes génitaux d’inconnus
dans la rue, à l’occasion d’une banale poignée de mains. Les
incidents se multiplient et plusieurs voleurs présumés sont
lynchés. Il ne s’agit pas d’un cas isolé : les vols de sexe ont déjà
touché à différentes reprises une vingtaine de pays d’Afrique
subsaharienne depuis les années 1970.....

salon de lecture Jacques Kerchache 

entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

voir la présentation du livre

série de conférences par Dominic Thomas, UCLA

Dominic Thomas

Dominic Thomas, professeur de littérature comparée et directeur du Department of Francophone Studies de l’Université de Californie à Los Angeles, est invité au musée du quai Branly du 5 au 26 mars 2010, pour une série de 3 conférences-débats sur :

  • les études postcoloniales: transcolonialisme et transnationalisme
  • les questions postcoloniales dans l’espace public
  • la littérature africaine 50 ans après les indépendances

ainsi qu’une journée d’étude pour les doctorants, en collaboration avec des centres universitaires américains à Paris.

 

Dominic Thomas, membre du GDRI et participant invité au récent colloque sur les littératures noires (BNF-musée du quai Branly), est spécialiste des cultures et littératures francophones.
Son enseignement et ses recherches portent sur le cinéma francophone, la littérature anglophone en Afrique, le postcolonialisme, le nationalisme culturel, les questions d'immigration et de racisme en France.
Il a publié deux livres remarqués, le premier en 2002, Nation-building, Propaganda and Literature in francophone Africa (Indiana University  Press), le second en 2007, Black France : Colonialism, Immigration and Transnationalism (IUP, un essai sur les politiques d'échanges culturels entre l'Afrique et la France.


LES ETUDES POSTCOLONIALES: transcolonialisme et transnationalisme

  • Mardi 9 mars – salle de cinéma – 14h à 17h

Avec chercheurs et doctorants en France 
ouvert au public

Avec Dominic Thomas, Lydie Moudileno, Gisèle Sapiro, Zahia Rahmani, Catherine Coquery-Vidrovitch, Xavier Garnier


LES QUESTIONS POSTCOLONIALES DANS L’ESPACE PUBLIC

  • Mardi 16 mars – salle de cinéma – 14h à 17h

Avec chercheurs et doctorants en France 
ouvert au public

Avec Dominic Thomas, Sarah Frioux-Salgas, Pascal Blanchard, Jean-François Bayart, Nicolas Bancel, Véronique Rieffel, Nacira Guénif-Souilamas, Françoise Vergès


JOURNEE D’ETUDE POUR DOCTORANT – sur inscription (max 30)

  • Vendredi 19 mars – salle de cours 2 – 14h à 17h

Présentation de projets de thèses et discussion avec Dominic Thomas


LA LITTERATURE AFRICAINE 50 ANS APRES LES INDEPENDANCES

  • Jeudi 25 mars – salle de cinéma – 14h à 17h

Avec Dominic Thomas, Léonora Miano, Alain Mabanckou, Nicolas Martin-Granel, Abdellah Taïa, Faïza Guène

pour le programme complet, cliquez ici

a Scattering of Pearls: Art, the Gold Road, and the Mali-Spain Diaspora

Suzanne Blier, professeure à l'Université d'Harvard, spécialiste des arts africains

invitée par le musée dans le cadre de l'exposition Artistes d'Abomey, dialogue sur un royaume africain" (jusqu'au 31 janvier 2010)

  • mercredi 13 janvier 2010 à 17h

salle de cinéma
entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Rencontre avec Quincy Troupe

photo de Jon Stevens

Quincy Troupe sera reçu par Jean-Paul Colleyn, Pap Ndiaye et Denis-Constant Martin

mercredi 14 octobre de 14h à 16h

salle de cinéma


en accès libre dans la limite des places disponibles

À l’occasion de la parution en français de son livre "Miles et Moi", l’écrivain et poète africain américain Quincy Troupe évoquera la carrière de Miles Davis et la longue amitié qui les liait ; il discutera aussi le film en préparation à partir du livre et dont il a écrit le scénario (Miles sera incarné par Samuel Jackson et le film sera réalisé par James Gray). Miles et moi (éditions Le Castor Astral, 2009), décrit par le détail le spectaculaire processus de la créativité chez son ami Miles Davis, mesurant du même coup l'immense influence de l'artiste sur des générations d'auditeurs et de musiciens.

 

Quincy Troupe sera reçu par Jean-Paul Colleyn, Pap Ndiaye et Denis-Constant Martin.

 

Jean-Paul Colleyn, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, est anthropologue. Il a mené de nombreuses enquêtes de terrain en Afrique de l’Ouest, a réalisé une trentaine de films documentaires et écrit sept livres, dont Éléments d’anthropologie sociale et culturelle, Le Regard documentaire, et un “Que sais-je?” sur l’anthropologie, avec Marc Augé. Il dirige également la collection Les arts du mythe, pour Arte.

 

Pap Ndiaye est historien, maître de conférences à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il a récemment publié Les Noirs américains. En marche pour l'égalité (Découvertes

Gallimard 2009) et La Condition noire. Essai sur une minorité française (Calmann-Lévy 2008 et Gallimard Folio 2009).

 

Denis-Constant Martin (directeur de recherches, Université de Bordeaux et Sciences Po Bordeaux, CEAN), qui travaille sur les relations entre culture et politique ; a publié de nombreuses études sur les musiques afro-américaines, caribéennes et sud-africaines ; notamment : L'Amérique de Mingus, musique et politique: les "Fables of Faubus" de Charles Mingus, Paris, P.O.L., 1991 (avec Didier Levallet) ; Le gospel afro-américain, des spirituals au rap religieux, Arles, Cité de la musique/Actes Sud, 2008) et Coon Carnival, New Year in Cape Town, Past and Present, Cape Town, David Philip, 1999.

 

Bibliographie de Quincy Troupe (en anglais) 

présentation du n°9 de Gradhiva

Arts de l’enfance, enfances de l’art

coordonné par Daniel Fabre

vendredi 18 septembre à 19 heures

en présence de Daniel Fabre, Eric Jolly, Emmanuel Pernoud, René Baldy,
Michèle Coquet, Pierre Georgel, Franck Beuvier

et Thierry Dufrêne (moderateur)

salon de lecture Jacques Kerchache
entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

journée d'étude de l'équipe Anthropologie de la perception dans le cadre du GDRI du musée du quai Branly

"Expressions du désastre: entre épuisement et création", 23 septembre 2008, musée du quai Branly

Coordinateurs : Barbara GLOWCZEWSKI (CNRS) et Alexandre SOUCAILLE (Passerelles)

Appréhender anthropologiquement le désastre, c'est s'intéresser aux redéploiements épistémologiques qu'il occasionne tant dans les vies dévastées qui se recréent et créent, que dans les différentes modalités anticipatives, conjuratrices ou réparatrices qui lui font suite. La journée abordait des thèmes traités au sein de l'équipe Anthropologie de la perception: face aux désastres (catastrophe, violence sociale, maladie) la survie comme éthique d'espoir.

Pour visionner l'enregistrement cliquer ici

dépasser la violence par la création : écrire, peindre, jouer, filmer, actions locales et sciences sociales

mardi 1er et mercredi 2 décembre 2009

salle de cinéma

entrée libre dans la limite des places disponibles et entièrement accessible aux personnes sourdes

journées d’étude organisées par :

  • l’équipe « Anthropologie de la perception » du Laboratoire d’Anthropologie Sociale
  • le Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne
  • le GDRI « Anthropologie et histoire des arts »

mardi 1er décembre

session 1 Penser les formes de réactivité des acteurs impliqués dans les mondes de violences extrêmes

9h30 Introduction par les organisateurs :

Barbara Glowczewski, Directrice de recherche, LAS (CNRS/Collège de France/EHESS).

Patrick Bruneteaux, Chercheur en sociologie politique, CRPS (CNRS/Paris 1).

10h Olivier Schetrit (Doctorant en anthropologie, Cinéaste, Comédien à l’International Visual Theatre) : « Chansignes et chorésignes, la théâtralisation chorégraphique de la contestation sociale de personnes malentendantes et sourdes » (Film). Interprété en langue des signes.

10h30 Raphaël Confiant (Ecrivain, Maître de Conférences en Langues et Cultures Régionales, UAG Martinique) : « Penser le colonialisme d’avant et d’aujourd’hui dans la double posture du romancier et de l’universitaire ».

11h Biringanine Ndagano (Maître de Conférences en Littérature, UAG Guyanne) : « Le carnaval en pays dominé ou les masques de la violence ».

11h30 Pause

11h45 Chawky Frenn (Professeur d’art, George Mason University, Fairfax) : « La peinture de l’extrême dans une vie affectée par la guerre civile au Liban ».

12h15 Nadine Revardeau (Professeure d’histoire en secondaire): « Au-delà de la violence, un échange artistique entre des enfants de Naplouse et de Paris, autour du thème du patrimoine architectural ».

12h45-13h15 Discussion animée par Sayouba Traoré (Ecrivain et journaliste)

session 2 Table ronde

Expériences scientifiques autour du dépassement des violences

14h30 Estelle Castro (Postdoctoral Research Associate, Etudes littéraires et australiennes, Royal Holloway University of London): « L’écriture et la performance comme promesse : réponses à la violence dans l’Australie aborigène ».

14h50 Catherine Alès (Anthropologue, Directrice de recherche au CNRS): « L’anthropologie face aux situations de violence chez les Indiens d’Amazonie ».

15h10 Jane Freedman (Professeure de sociologie à Paris VIII) : « Les violences faites aux femmes migrantes en Afrique ».

15h30 Rachid Mendjeli (Docteur en anthropologie, Comédien) : « La mise en forme théâtrale des violences post-coloniales dans le monde maghrébin ».

15h50 Alain Bertho (Professeur, anthropologue, Paris VIII) « L’anthropologue face à l’émeute : éthique et écriture ».

16h30-17h30 Discussion animée par Isabelle Sommier (Professeur de sociologie, Paris1, Directrice du CRPS)

mercredi 2 décembre

session 3 Visionnage de films et interventions autour de l’articulation entre le scientifique et l’artistique

9h30 Michèle Fiéloux (Anthropologue, LAS/CNRS) et Jacques Lombard (Anthropologue, Cinéaste, IRD) : « Filmer anthropologiquement un théâtre de femmes engagées dans une association du Burkina Faso ». Prendre la parole, interpréter le quotidien et résister. Une association féminine au Burkina Faso.

Le film réalisé en 2009 (55’) portera sur cette association créée en 1990, qui regroupe des femmes de tout âge et essentiellement d'origine rurale. Ce mouvement de résistance proprement endogène, conduisant à une prise de conscience progressive par les intéressées de leurs conditions de vie sociales, économiques, psychologique, étend maintenant son influence à l'ensemble de la région du sud-ouest du Burkina Faso.

10h30 Marina Galimberti (Cinéaste, Rapsode productions : Film : Femmes résistantes pour la paix, 2003 (20’). Partout dans le monde, des femmes font face aux atrocités de la guerre. Elles décident de résister et de lutter pour un monde de paix. Recueil de témoignages : Fatoumata Agnès Diaroumaye, Louise Ngandu, Ruth Jambo Ogen, Malika Boussouf, Patricia Guerrero, Leïla Shahid, Téodora Tabacki, Nura Begovic, Aïcha Dabalé, Eliane Aissi, Amélia B’Ngui, Farida Akram, Rachel Amram, Muborake Sharipova, Andrée Michel.

11h15 Pause

11h30 Hélène Claudot-Hawad (Anthropologue, Directrice de recherche au CNRS, IREMAM) :
« Le travail de l’imaginaire pour résister à la dépossession ». Film Furigraphier le vide. Art et poésie touareg pour le IIIe millénaire, 2009 (55’). Comment être nomade aujourdhui ? Comment poursuivre la marche qui multiplie les horizons ? Comment occuper le vide ? Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l'économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leurs richesses minières. Pour résister au chaos et au non-sens, pour lutter contre l'ultime dépossession de soi, celle de l'imaginaire, quarante-quatre poètes touareg réunis pendant trois nuits et trois jours en novembre 2006 à Agadez dessinent des parcours sonores libérés des entraves qui immobilisent leur société et réinventent à leur manière les trames du présent.

12h30-13h15 Discussion animée par Barbara Glowczewski (CNRS/LAS)

session 4 La temporalité dans les pratiques de ripostes aux violences par l’expression culturelle

14h30 Martin Préaud (Dr EHESS-JCU, interprète, association Maztek) et Emilie Counil (épidémiologiste et interprète) : Mise en lecture d’extraits du texte de Germaine Tillion (1907-2008) Une opérette de Ravensbrück : Le Verfügbar aux enfers.

Anthropologue ayant effectué ses terrains en Algérie berbère, Germaine Tillion fut commandant de la résistance (réseau du Musée de l’Homme) pendant la seconde guerre mondiale. Arrêtée et déportée au camp de Ravensbrück en 1942, elle y écrit en cachette cette opérette où, l’humour le disputant à la lucidité, les rengaines populaires se mêlent à la description de la vie quotidienne de ce camp de travail et d’extermination. La pièce, inachevée, fut mise en scène pour la première fois en 2007 au Châtelet.

15h Dragoss Ouedraogo (Cinéaste, Anthropologue, Université de Bordeaux 2) : « Filmer la mémoire des déportés des camps nazis: une expérience de confrontation avec les récits sur la violence extrême ». (Extraits d’un film en cours)

15h30 Elissa Maïlander-Koslov (Historienne, Center for Interdisciplinary Memory Research, Kulturwissenschaflliches Institut, Essen) : « Sur les traces des pères bourreaux. Deux approches littéraires récentes ».

16h Patrick Bruneteaux (Politiste CNRS au CRPS): « Ecrire dans, hors et après les camps : des tactiques individuelles situationnelles de survie par l’écriture aux stratégies littéraires d’une construction mémorielle ».

16h30-17h30 Discussion animée par Alexandre Soucaille (Anthropologue, Equipe « Anthropologie de la perception » du LAS, Association d’ethnologie Passerelles).

psyché : visage et masques

Dans le cadre d'une collaboration entre le musée du quai Branly et le CEPP (Centre d'études en psychopathologie et psychanalyse) de l'Université Paris Diderot 7,  Anne-Christine Taylor, Jascques André et Sylvie Dreyfus-Asséo organisent un dialogue entre anthropologues et psychanalystes autour de la question du masque.

pour visionner le programme cliquer ici

samedi 24 janvier 2009 de 10h à 18h - salle de cinéma

entrée gratuite uniquement sur inscription préalable 

conférences dans le cadre de Planète Métisse

l’Inde et le monde, XVIe-XVIIe siècles : conflits, représentations et métissages

par Sanjay Subrahmanyam, professeur d’histoire, université de Californie à Los Angeles

Les quatre conférences de cette série traitent des questions liées avec la circulation de gens, des textes et des images entre l’Inde et le monde occidental aux XVIe et XVIIe siècles. La première conférence est centrée sur la grande bataille de Talikota entre le royaume de Vijayanagara en Inde du sud et les sultanats du Deccan. Cette bataille est souvent considérée comme un moment-clé pour l’histoire de l’Inde, qui a permis la montée en puissance des Mogols. La deuxième conférence aborde les rapports difficiles entre Jésuites et Mogols à l’époque des empereurs Akbar et Jahangir, en utilisant des sources récemment retrouvées, et la troisième se concerne avec la violence concrète et épistémologique pratiquée par les Portugais à Goa et en Kerala. Enfin, la quatrième conférence est consacrée à l’image des Mogols aux Pays-Bas à l’époque de Rembrandt. Les quatre conférences seront accompagnées par des images.

  • 29 octobre : autour de 1565, la grande bataille de Talikota et ses échos
  • 5 novembre : Jésuites et Mogols revisités
  • 12 novembre : métissage et violence en Inde portugaise
  • 19 novembre : les Mogols vus des Pays-Bas

de 10h à 12h - salle de cours 2

XIIIe conférence européenne Maya

La vie quotidienne en pays maya
musée du quai Branly – ENS Ulm, 1-6 décembre 2008

Programme général

fileadmin/user_upload/enseignements_recherches/programme-ateliers-EMC2008.pdf du 1er au 6 décembre 2008
Amphithéâtre Claude Lévi-Strauss
*musée du quai Branly
Participation payante à la manifestation

Inscriptions sur www.wayeb.org avant le 15 novembre ou sur place moyennant un surcoût

Contact pour toute information: Philippe nondédéo, responsable de l'organisation : Philippe_nondedeo(at)yahoo.com

 

Conférences dans le cadre de l'exposition Paracas

Dans le cadre de l’exposition « Paracas – Trésors inédits du Pérou ancien »,
le département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly
a organisé un cycle de conférences présentées par le professeur
José Canziani (Departamento de Arquitectura y Urbanismo,
Pontificia Universidad Católica del Perú).

  • Mardi 13 mai, de 16h à 18h
    Paisajes culturales y desarrollo territorial en los Andes centrales
    (Paysage culturel et développement territorial dans les Andes centrales)

  • Mercredi 14 mai, de 16h à 18h
    Los Paracas y sus contemporáneos : arquitectura monumental y urbanismo inicial en el antiguo Perú
    (Les Paracas et leurs contemporains : architecture monumentale et urbanisation dans le Pérou ancien)

  • Vendredi 16 mai, de 18h30 à 20h30
    Arquitectura y urbanismo paracas
    (Architecture et urbanisme à Paracas)


Les trois conférences ont eu lieu dans la salle de cinéma
et ont été données en espagnol

Entrée libre dans la mesure des places disponibles

musée du quai Branly
entrée Debilly - 37, quai Branly
ou entrée Université 218, rue de l’Université
75007 Paris
www.quaibranly.fr

Génocides et violences extrêmes : comparer l'incomparable?

Table ronde organisée par Jackie Assayag - 6 novembre 2007, à partir de 9h45, Salle de cinéma.

 

Le XXe siècle fait encore partie des conditions actives de ce moment de transition dans lequel nous vivons et nous pensons. En ce sens, nous devons focaliser sur le complexe catastrophique (de la modernité ?) qui a scellé la liaison énigmatique entre nos « sécurités démocratiques » et les « violences extrêmes ». À cause de cette histoire « massacrante », il nous faut assumer la charge de passeurs des désastres du passé au passage du XXIe siècle. Garantir l’« inintéruption » des récits des violences extrêmes dans les guerres, les conflits et les camps, est la responsabilité qui nous échoit, de fait et de droit. Chacune de ces histoires doit intégrer cette expérience des violences extrêmes pour rendre intelligibles les conflits passés, présents ou à venir, les massacres commis ou administrés en Europe, en Afrique en Asie, en Amérique ou ailleurs ; non seulement parce que cette déchirure affecte notre actualité, mais aussi pour ne pas abandonner le passé naufragé à la mémoire, au rituel et à la commémoration.

La sensibilité aux spécificités génocidaires et aux violences extrêmes ne doit pas interdire l’exploration des différences avec tous les autres cas qui ont été repérés ou étudiés. Le temps est non seulement venu d’étudier chaque conflit pour lui-même, mais sans s’interdire de mettre en relief des passerelles susceptibles de les relier entre eux, de les croiser ou de les « connecter », voire de les rapprocher pour mieux les singulariser, en bref de les comparer. On appelle donc de nos vœux le désenclavement des différents conflits des XXe et XXIe siècles et la levée des barrières qui séparent les cas, les régions et les périodes historiques. Un tel effort devrait permettre d’établir des parallèles, de relever les récurrences de certaines pratiques de violence, de déterminer les « nœuds de radicalisation » ou de « brutalisation », ne serait-ce qu’à titre d’expérimentation. Comparer l’incomparable devrait permettre de confronter et de discuter les multiples scènes de l’« extrême », sans a priori disciplinaires, culturels, moraux ou politiques, au bénéfice d’un approfondissement cognitif des processus génocidaires et des violences extrêmes.

Participants :

 

Annette Becker (Paris X – Conseil scientifique du Mémorial de la Shoah), Hamit Bozarslan (EHESS), Catherine Coquio (Université de Poitiers), Elisabeth Claverie (CNRS), Marcel Detienne (Johns Hopkins University), Christian Ingrao (CNRS), Elisabeth Gessat-Anstett (EHESS), Marc Lavergne (CNRS), Jean-Louis Margolin (Université de Provence),  Élise Marientras (Université de Paris VII), Jacques Semellin (CNRS, Sciences Po), Claudine Vidal (CNRS), Alban Bensa (EHESS).

 

 

Qu'est-ce que vous fabriquez là? ou Les résidences de création

Mercredi 20 juin 2007- 10 heures - Cinéma

Journée d'étude des filières "Administration du spectacle vivant" et "Economie et gestion des projets musicaux" du Centre d'éducation permanente (CEP) de l'Université Paris X-Nanterre.

En savoir plus sur "Qu'est-ce que vous fabriquez là?"

28ème American Indian Workshop : "Premières Nations, collections royales"

10 - 12 Mai 2007

En savoir plus sur le 28e American Indian Workshop

conférence exceptionnelle de Kirk W.Huffman

Samedi 3 mars 2007, 16h - salle de cinéma
Entrée libre et gratuite

"Arts", Rituels et le Monde des Esprits au Vanuatu (Océanie)

Kirk W.Huffman est anthropologue-ethnologue, conservateur honoraire du Centre Culturel de Vanuatu au Vanuatu.Il est également Research Associate of the Australian Museum, Sydney et Honorary Associate of the Macleay Museum, University of Sydney Membre du Comité scientifique du Musée de Tahiti et des Iles a Punaauia, Tahiti, il est actuellement en résidence au Programme d'Etudes Avancées Nord-Sud de la Maison des Sciences de l'Homme Ange Guépin, université de Nantes.

conférences des chercheurs invités

Dans le cadre du programme en faveur des chercheurs invités, le département de la recherche et de l'enseignement a reçu le Professeur Sylvia Caiuby Novaes qui a donné une série de conférences.

- Sylvia Caiuby
anthropologue brésilienne
cycle de conférences : « Ethnographie et Image »

Sylvia Caiuby Novaes enseigne à l'Université de Sao Paulo depuis 1974. Spécialiste des Indiens Bororo du Brésil central, elle a consacré à l'analyse de cette société de nombreux articles et trois ouvrages, dont l'un a été publié en anglais sous le titre The Play of Mirrors (1997). Elle est par ailleurs fondatrice d'un important centre de recherche sur le son et l'image en anthropologie à l'Université de Sao Paulo. Elle mène des recherches sur la production et la perception des images dans les cultures amazoniennes.

Programme des conférences :

- mercredi 13 décembre 2006
"Images et Sciences Sociales - Trajectoire d'une relation difficile"

- mercredi 20 décembre 2006
"Image, corps et mémoire"

- mercredi 10 janvier 2007
"Cérémonies funèbres chez les Bororo, images de la re-figuration du monde"

- mardi 16 janvier 2007
"Exclusifs et Exclus"

- mercredi 24 janvier 2007
"Lévi-Strauss : raison et sensibilité"

Toutes les séances auront lieu dans la salle de cinéma, de 16 à 18h.

regards comparés : identités françaises et immigrations

17 - 22 octobre 2006

Le Comité du Film Ethnographique propose une nouvelle édition des Regards Comparés intitulée cette année  « Identités et immigrations ». Organisée en collaboration avec le  musée de l’Homme, le musée du quai Branly et la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et le CNRS. Cette manifestation souhaite mettre en relation différentes représentations de l'émigration, de ses composantes et de ses circonstances. Confronter les visions réciproques des "immigrés" et des "nationaux" à partir des premières images filmées de ces phénomènes, jusqu'aux rencontres contemporaines au cours desquelles les regards se croisent et s'interrogent.

Nous proposons un programme dont les thématiques principales seront :

Après la Première guerre mondiale, crises politiques et crises économiques
Images d'archives rapportant les premiers regards "français" sur les réalités "étrangères", migrations économiques européennes (Polonais, Belges et Italiens), exotiques (notamment pour les expositions coloniales), présence des troupes coloniales en France, premières implantations de travailleurs venus d'Asie et migrations politiques: Russes blancs, Arméniens, Juifs d'Europe centrale, Républicains espagnols, etc.

Les séquelles de la Seconde guerre mondiale
Raisons d'un départ : crises politiques, économiques, décolonisation et guerres d'Indépendance, émigrations portugaises, maghrébines, "indochinoises", etc.
Conditions de voyage et arrivée en France : frontières, passeurs, clandestinité ; les différences culturelles ; la loi et ses détours.
Défaillances de la mémoire.

Du bidonville au quartier
Modalités d'accueil, d'insertion, de vie : du bidonville à la périphérie ; répression, ségrégation, assimilation ; l'école, la formation, la seconde génération et la politique.
Films du point de vue migrant.
Films de réflexion sur l'émigration
Films de fiction (fragments) permettant un certain parcours à travers différentes mises en scène possibles de l'extranéité.

Les projections, alternativement au Musée de l’Homme et au musée du quai Branly, seront accompagnées de discussions auxquelles les spectateurs sont largement conviés à participer. Nous bénéficierons de l'expérience d'un certain nombre de nos collègues spécialistes de ces questions de migration. Les débats sont destinés à participer à la réflexion générale sur les modalités constitutives de notre culture, de notre société. Ils sont également indispensables pour une reconsidération du langage de l'image comme construction et déconstruction de la réalité : relativité des perspectives et des regards seront ici à l'épreuve.

contacts : comité du film ethnographique
tél : 01 47 04 38 20 - courriel :  cfe(at)mnhn.fr
responsable de la manifestation : Marc H. Piault,
équipe d’organisation : Sophie Accolas, Françoise Foucault, Meryem Ouertani, Laurent Pellé, Smaranda Trifan.
www.comit-film-ethno.net