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23 July

concerts jazz Bleu indigo

Concert Bleu indigo 2010 © musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci
Blue Indigo Concert 2010 © musée du quai Branly, photograph Cyril Zannettacci

All of the concerts offered as part of the third season of Blue Indigo have Afro-Futurism as their theme. Initially employed in 1994 by Mark Dery to designate a particular turn taken by Afro-American culture, and above all musical culture, relating to modern utopias and technologies, this concept contained a doubt and a wish: what if the African reference framework was less to be interpreted as a label of ancestrality than an indication of what is to come, to be viewed as what will take place, in other words, in the future?

A breach of sounds and meaning first opened by an exceptional guitarist and a rapper (Jeff Parker & Beans), then connected with the real and imaginary life of society among the Afro-Americans from the Deep South to Up North (Gerald Cleaver's Uncle June) or woven around the cosmogony of Sun Ra (Myth-Science Assembly) and musical reinterpretations of the works and visions of Frantz Fanon ( Nasheet Waits’ Tarbaby) or Eduardo Galeano (Myra Meford & Snowy Egret), then finally improvised around the four elements and all of the materials translated into music (Memorize the Sky)... none of the artistic projects proposed for this third season of Blue Indigo is restricted to an identity trapped in the past or in history.

 

useful information

  • Six concerts between September 2012 and June 2013
  • Claude Lévi-Strauss theatre
  • prices: € 15/€ 10, free to museum members on prior reservation
  • extra: tickets give access to the museum's Main Collection space on the day of the concert

click here for the ticket office

Myra Melford & Snowy Egret

samedi 1er juin 2013, 18h

Dans le cadre du weekend Amérique latine

Concert exceptionnellement en accès libre, dans la limite des places disponibles

Myra Melford puise depuis toujours à d’autres sources d’inspiration que la musique – dans l’art philosophique d’Héraclite ou dans l’art culinaire du chef cuisinier Paul Canales, par exemple. Partie à la découverte des implications de Memoria del fuego I Los nacimientos, que l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano a élaboré à partir de fragments de plusieurs mythes de création des Indiens de l'Amérique "précolombienne", eux-mêmes interrompus par des extraits de récits de voyage des explorateurs européens avant le 18ème siècle, la pianiste a opté pour la forme du collage. Soit une suite en 12 sections où les passages écrits (ceux du livre et ceux de la musique) alternent avec des espaces ouverts à l’improvisation en solo, duo, trio ou quartette.

Séances passées

Tarbaby

samedi 6 avril 2013, 18h

On pourrait traduire Tar Baby par « bébé de goudron » : c’est ainsi que l’on avait coutume de désigner les enfants « noirs », obscurcis dès la naissance, sur la peau et dans la conscience, par un prétendu baptême dans la poix... Il n’est pas anodin que, pour un groupe placé sous un tel dénominateur, bien sûr réévalué, Nasheet Waits, fils de l’immense batteur Freddie Waits, batteur polymorphe lui-même, parrainé dès son plus jeune âge par Max Roach et par Ed Blackwell, ait eu envie de faire retour à l’auteur de Peau noire, masques blancs. Car on connaît l’importance de Franz Fanon pour les Black Panthers ou dans le développement des études post-coloniales, son analyse affûtée des effets pervers de la colonisation comme de la décolonisation, des mécanismes dépersonnalisant de l’aliénation.

Living by Lanterns


Living by Lanterns © Lauren Deutsh

samedi 16 février 2013, 18h

En coproduction avec le Festival Sons d’Hiver

À partir de l’enregistrement inédit d’une séance d’une heure réunissant, en 1961, l’utopiste Sun Ra, son saxophoniste ténor John Gilmore et son contrebassiste Ronnie Boykins, le batteur et chef d’orchestre Mike Reed a élaboré une suite de vastes dimensions. Avec l’aide du vibraphoniste Jason Adasiewicz, il a dégagé de cette nébuleuse de libres expérimentations une structure en forme ou tracée de comète. Et il a eu la bonne idée de la faire suivre par certains des meilleurs représentants de la jeune garde chicagoane et d’autres de la jeune garde new-yorkaise, interjetant régulièrement / irrégulièrement des samples tirés des bandes de la session originale. Un travail d’orfèvre et d’alchimiste.

Retrouvez Mike Reed et Yves Citton dans une rencontre au salon de lecture Jacques Kerchache, vendredi 15 février à 18h30 : Actualité(s) de l'afro-futurisme : autour de Sun Ra.

Memorize The Sky and Paul Lytton

samedi 26 janvier 2013, 18h

Considérant l’improvisation davantage comme un moyen que comme une fin, Matt Bauder, Zach Wallace et Aaron Siegel inventent des environnements sonores hallucinatoires : la musique du bois, d’un bois gravé. La musique du vent, de la maison du vent. La musique de l’argile, d’un nuage d’argile. La musique du feu, d’une brique de feu. Memorize the Sky est un groupe de musique imaginaire, qui développe musicalement l’imaginaire de la matière et des éléments – et l’on pourra toujours relire Bachelard ou Baudelaire pour mieux les entendre : « Qui n’a rêvé le miracle d’une prose poétique, musicale, sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ? ».

Gerald Cleaver / Uncle June

Uncle June © Scott Friedlander
Uncle June © Scott Friedlander

 

Saturday 24 November 2012, 6.00 pm

Through the tutelary figure of Uncle June, his rise and fall, the drummer Gerald Cleaver – one of the most appreciated drummers in the worlds of American and European, traditional and avant-garde jazz – celebrates "meta-memory", the clear conscience of the audacious future of an entire population. He salutes the Afro-American community's perseverance and faculties for creative adaptation, particularly during the Great Migration from the rural south to the urban north. His elite group (Tony Mallaby, Craig Taborn, Matt Maneri…) thus propose a combination of the practices and values associated with these different ways of life, and how they present the meaning of the world, admitting even the necessity of an irrational approach, the necessity of subverting and innovating, of manipulating codes and meanings.

The hungry reapers: Jeff Parker & Beans

Beans © Beowulf Sheehan

Saturday 22 September 2012, 6.00 pm

On paper, frozen, this almost resembles an encounter between a jazz guitarist and a rap MC on the dissection table of a subterranean stage. In inflammable reality, it's in fact a tour by two emancipated (un)creators of meaning in the pantheon of sound, and vice versa. A member of the AACM since 1995, and of Tortoise since 1997, Jeff Parker has integrated elements of ambient, dub, krautrock and concrete music into his limpid phrasing. A founder member of the Anti-Pop Consortium, Beans learned his trade in the streets of the Lower East Side and on the stage of the Nuyorican Poets Café, introducing one of the strangest ranges of electronic sound ever heard this side of skilfully popular music. Jeff Parker and Beans: the ideal combination for sampling the currents and counter-currents of Afro-Futurism.