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19 September

Partenaires

 

Cette exposition est conçue et produite par le musée du quai Branly en partenariat avec le Grand Projet La Grotte Chauvet Pont-d’Arc et le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil général de l’Ardèche, de la municipalité de Vogüé et de l’association Vivante Ardèche.

"Magical hunts" exhibition

Les arts premiers dialoguent avec La Grotte Chauvet en Ardèche

Masque zoomorphe Dogon, Banani Sirou, Mali, Afrique, inv. 71.1935.60.285 © musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado - Click to enlarge, open in a new window
Masque zoomorphe Dogon, Banani Sirou, Mali, Afrique, inv. 71.1935.60.285 © musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

du mardi 2 juillet au dimanche 3 novembre 2013 

  • Château de Vogüé, Ardèche

commissariat

  • Yves Le Fur, Directeur du département du Patrimoine et des collections du musée du quai Branly

informations pratiques et réservations

À propos de l'exposition

En préfiguration de l’ouverture de l’espace de restitution de La Grotte Chauvet prévue fin 2014, le Grand Projet La Grotte Chauvet Pont-d’Arc et le musée du quai Branly nouent un partenariat scientifique et proposent au grand public des expositions inédites. Chasses magiques, Les arts premiers dialoguent avec La Grotte Chauvet en Ardèche est la première traduction de cette nouvelle collaboration. 

À travers la présentation de 55 œuvres uniques (masques, sculptures, trophées, ornements, armes…) d’Afrique, de Nouvelle-Guinée, d’Australie et d’Amérique du Sud, le musée du quai Branly propose un voyage dans la pensée religieuse et magique présente dans la pratique universelle et millénaire de la chasse. Au cours d’un parcours pédagogique sur la piste des chasseurs, l’exposition permet d’approcher les mystères qui entourent la vie des communautés préhistoriques. 

Chasses magiques, Les arts premiers dialoguent avec La Grotte Chauvet en Ardèche évoque, par échos et résonances, la pensée religieuse et magique qui imprègne la chasse dans différentes cultures et dans différents espaces temps. Cette exposition propose un éventail d’interprétations qui laissent libre cours à l’imagination du visiteur, lui permettant de se rapprocher d’autres cultures pour mieux les connaître et les comprendre aujourd’hui.

En complément de la présentation des œuvres, des programmes audiovisuels font le lien avec la Grotte Chauvet, candidate à l’Unesco, ainsi qu’avec le futur espace de restitution. Ces programmes mettent aussi en perspective l’art pariétal.

Publication

Chasses Magiques, édition de l’Association Vivante Ardèche. 40 pages, 35 ilustrations en couleurs, 12 euros – ISBN : 978-2-950 202

Parcours de l'exposition

Boli, Figure rituelle de la société masculine du Kono du début du 20e siècle. Bamana, Mali © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Click to enlarge, open in a new window
Boli, Figure rituelle de la société masculine du Kono du début du 20e siècle. Bamana, Mali © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Magies

La société de chasse, le clan, sont des organisations très anciennes autant en Europe que sur les autres continents. Elles ont déterminé l’organisation sociale, les initiations, les interdits et tabous, les totems. Les animaux chassés sont entrés dans la symbolique générale. Il se retrouvent très souvent acteurs des mythes fondateurs des clans et des sociétés.

Dans cette section de l’exposition, tuniques et outils de chasses croisent les fétiches, trophées et autres masques zoomorphes.

Bouclier Yimbes, Asmat, Irian Jaya, inv. 71.1970.21.14 © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Click to enlarge, open in a new window
Bouclier Yimbes, Asmat, Irian Jaya, inv. 71.1970.21.14 © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Chasses aux têtes

Les chasses aux têtes furent pratiquées principalement en Mélanésie, en Asie du Sud-Est et en Amazonie. Très réfléchies et organisées conceptuellement, elles réunissent des pratiques rituelles, religieuses et politiques. Elles composent un système complexe d’agressions, de réparations et d’échanges entre les communautés. Vues comme des transmissions d’énergie, les chasses aux têtes étaient une composante fondamentale des rites d’initiation notamment chez les Asmat d’Irian Jaya, où le jeune initié était emmené lors des expéditions. 

Cette section montre, aux côtés d’armes de chasse, comme des poignards ou des sabres, nombre d’objets : boucliers, trompes ou tambours, tous illustrés de motifs associés à des animaux prédateurs.

Statuette zoomorphe magique, Nkisi Nkondi. 19e siècle, Population Kongo, Congo © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Click to enlarge, open in a new window
Statuette zoomorphe magique, Nkisi Nkondi. 19e siècle, Population Kongo, Congo © musée du quai Branly, photo Claude Germain

Chasse dans l'invisible

Les esprits qui président aux forces surnaturelles sont invoqués ou repoussés pour agir sur le monde réel. Ils sont intimement mêlés au monde des Ancêtres qui continuent, dans l’au-delà, à gérer les activités humaines en les favorisant ou en leur nuisant selon qu’ils sont honorés ou pas. 

Les sculptures sont donc des réceptacles où peuvent s’échanger les forces vitales, souffles ou autres énergies, vecteurs de relations entre les vivants et les Ancêtres. Interrogés, ils peuvent indiquer la conduite à tenir pour une chasse ou une guerre. Au Congo, le sorcier « envoie » dans l’au-delà un chien recouvert de clous. La croyance en un autre monde serait ainsi parcourue de prédateurs et de proies, affrontés en des chasses invisibles, illustrées, dans cette section, par des sculptures, statuettes, fétiches et autres instruments.

Institutions partenaires

La Grotte Chauvet Pont-d’Arc

Découverte le 18 décembre 1994 à Vallon-Pont-d’Arc par Jean-Marie Chauvet, Eliette Brunel et Christian Hillaire, La Grotte Chauvet Pont-d’Arc constitue avec des peintures anciennes de 36 000 ans, l’un des plus anciens joyaux paléolithiques de l’art pariétal connu à ce jour dans le monde.

Le bestiaire de la grotte ardéchoise est également le plus important de toutes les grottes ornées du monde avec 425 représentations animales (14 espèces représentées). Enfin, les peintres aurignaciens de La Grotte Chauvet Pont-d’Arc ont été les premiers à utiliser les techniques de l’estompe et de la perspective.

La réalisation d’un espace de restitution, où seront fidèlement reproduites les principales peintures et œuvres des artistes de La Grotte Chauvet Pont-d’Arc, permettra au plus grand nombre de s’approprier ce trésor de l’humanité. Porté par la Région Rhône-Alpes et le Conseil général de l’Ardèche avec l’appui de l’État et de l’Europe, ce site culturel ouvrira fin 2014 à Vallon-Pont-d’Arc.

Le château de Vogüé et l’association Vivante Ardèche

Le château de Vogüé se situe dans un site naturel remarquable, dominant le village médiéval de Vogüé classé parmi les plus beaux villages de France et villages de caractère. Cet ensemble architectural construit en amphithéâtre épouse la courbe décrite par l’Ardèche au pied des falaises calcaires.