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22 October

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masque cimier

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© musée du quai Branly, photo Nicolas Borel

Ciwara, African chimeras

23 juin – 17 décembre 2006

Les masques cimiers Ciwara sont emblématiques de l’art de l’Afrique de l’Ouest, particulièrement représentatifs du goût des collectionneurs d’art « primitif » du XXe siècle.
De très nombreux exemplaires ciwara se trouvent depuis lors dans des collections publiques ou privées de par le monde.
Cette exposition montre l’aspect traditionnel de la société bamana, essentiellement, du Mali, tout en mettant l’accent sur l’aspect esthétique de ces cimiers antilopes en bois sculpté, gravés, patinés, peints, dont les formes stylistiques et les matériaux varient en fonction des régions et de l’évolution du temps.
Les danses de la société ciwara sont liées aux rites agraires et, par conséquent, à l’idée de fertilité, de fécondité, d’ensemencement. En s’efforçant de maîtriser les éléments de la nature - que miment les contorsions des masques d’antilope au cours des cérémonies - les hommes cherchent à faire des animaux leurs alliés.
Selon les villages, ces masques qui généralement sortent en couple, peuvent avoir un usage différent. Mais dans tous les cas, ce sont des objets fédérateurs et protecteurs pour la communauté, d’autant plus qu’ils peuvent être vus de tous, n’étant pas réservés aux seuls initiés.
Largement répandu au Mali, le culte ciwara connaît  un déclin progressif.

le parcours de l’exposition

L’exposition présente quatre ensembles régionaux conformes aux différents styles de cimiers :

1 - Le style de la région de Bougouni

Les masques de cette région présentent plusieurs motifs animaux combinés sur la même pièce. D’après les mythes bamana, ils remonteraient à une époque ancienne et seraient l’attribut d’une danse frénétique de l’antilope qui aurait offert aux hommes leur première céréale.

2 - Le style de la région de Bamako

Dans la zone d’influence de Bamako et au nord du fleuve Niger, la structure du cimier est marquée par l’horizontalité; les cornes de l’antilope, symbole de la poussée du millet gagnent en largeur et sa gueule est ouverte, laissant apparaître la langue.

3 - Le style de la région de Ségou

Les antilopes rattachées à ce style extrêmement raffiné donnent une impression de verticalité accentuée. Le mâle se différencie de la femelle. Il est en effet plus grand avec un sexe fortement marqué.

4 – Les autres régions stylistiques

Parmi les productions dont il est difficile de déterminer l’origine, un dernier groupe stylistique de cimiers est attribué, avec moins de certitude, à la région de Sikasso caractérisée par ces masques aux lignes épurées et aux formes raffinées et stylisées.
Outre quelques photographies qui scanderont le parcours de l’exposition, la projection de films permettra de montrer les masques en mouvement.

la culture bamana du Mali dans le parcours permanent du musée

Dans une vaste zone consacrée à l’Afrique occidentale, une douzaine de vitrines plus ou moins rapprochées (entre AF 20 et AF 105) contiennent  des objets bamana de tous genres et de styles très variés : boubou brodé, tunique talismanique, statues en bois, objets sacrés du Kono, lances anthropomorphes, masques et cimier, serrure, instruments de musique, bonnets et pagne de chasseur.

le catalogue

Ciwara, chimères africaines, sous la direction de Lorenz Homberger, 96 pages, coédition musée du quai Branly/5 Continents, 25 €

qu’est-ce qu’une exposition dossier ?

Il s’agit d’une exposition, le plus souvent à caractère ethnographique et thématique, d’une durée de visite d’environ I/2 heure, qui présente et met en valeur la richesse et la diversité des collections du musée du quai Branly.

prochaines expositions dossiers :
Collections royales d’Amérique du Nord
« Le Yucatan est ailleurs » expéditions photographiques de Désiré Charnay(février – mai 2007)

Ciwara, chimères africaines

commissaire d’exposition : Lorenz HOMBERGER
scénographie : Frédéric DRUOT