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25 May

 

The exhibition Un artiste voyageur en Micronésie - L’univers flottant de Paul Jacoulet has been organised to mark the donation of the best part of Paul Jacoulet's collection to the musée du quai Branly. This donation has been offered by Ms Thérèse Jacoulet-Inagaki, the artist's adoptive daughter, as well as three other inheritors: Mr. Chisei Ra, Mr. Louis Young Whan Rah and Mr. Shozo Tomita. 

The donation includes more than 2.950 pieces: prints with their corresponding xylographic plates, watercolours, drawings, studies and other documents and objects. The property transfer will be officially signed on the day of the exhibition preview.

 

an artist’s travels through micronesia, the floating universe of paul jacoulet

The floating universe of Paul Jacoulet

Affiche de l'exposition "Un artiste voyageur en Micronésie, l'univers flottant de Paul Jacoulet" - Click to enlarge, open in a new window

 

from tuesday 26 february 2013 to sunday 19 may 2013

  • East Mezzanine
  • Collections ticket

curator

  • Christian Polak, doctor in law, specialist in the history of Franco-Japanese relations, specialist in the work of Paul Jacoulet
  • with the collaboration of Julien Rousseau, responsible for the Asia collections, in the musée du quai Branly

    scientific advisors

      • Kiyoko SawatariSenior researcher at the Yokohama Museum of Art, Japan, specialist in the work of  Paul Jacoulet
      • Sébastien Galliot, specialist in Micronesian tattoos

        around the exhibition

        visits, catalogue and events related to the exhibition

        Exhibition trailer

        About the exhibition

        The French artist, Paul Jacoulet (1896-1960) arrives in Japan in 1899, where he is to spend the greater part of his life. He travels to Korea, China and Micronesia which he visits numerous times to paint portraits of the inhabitants. Through his engravings and drawings, he represents men and women he has met in a way which is at one and the same time intimate, aesthetic and ethnographic.

        Several major themes allow the visitor to travel through his copious and unique œuvre: the vision of the artist-ethnographer of an elsewhere which is both every-day and intimate, the representation of tattooing and adornment but also of certain rituals or even the erotic component which features in certain portraits.

        The exhibition brings together more than 160 exceptional drawings, sketches and engravings from the donation made to the musée du quai Branly in 2011 by Madame Thérèse Jacoulet-Inagaki, the adopted daughter of Paul Jacoulet, as well as the three other heirs and donors - Chisei Ra, Louis Young Whan Rah and Shozo Tomita. A collection of wood used in the preparation of engravings, objects from the musée du quai Branly and from the National Museum of Natural History in Paris, together with audio-visual programmes, complete this presentation.

        To see the whole donation online, follow this link, and search for "Jacoulet".

        L'exposition en images

        Parcours de l'exposition

        Jeun homme de Faïs tatoué, Ouest Carolines, Paul Jacoulet, 1935. Crayon et aquarelle sur papier, inv. : 70.2013.1.895, donation Paul Jacoulet © ADAGP, Paris 2013 - Click to enlarge, open in a new window
        Jeun homme de Faïs tatoué, Ouest Carolines, Paul Jacoulet, 1935. Crayon et aquarelle sur papier, inv. : 70.2013.1.895, donation Paul Jacoulet © ADAGP, Paris 2013

        L’artiste voyageur

        L’exposition débute par une sélection de gravures sur bois et d'aquarelles asiatiques, consacrées aux voyages réalisés par l’artiste en Corée, en Chine, en Mongolie, etc. Elles introduisent le visiteur à son oeuvre hors de Micronésie. Au gré de ses voyages à travers l’Asie orientale puis, à partir de 1929, en Micronésie, Paul Jacoulet puisera une inspiration sans cesse renouvelée et traversée par un regard humaniste sur la diversité des civilisations.

        Au milieu du parcours de l’exposition, un programme audiovisuel permet aux visiteurs de se familiariser avec la technique des ukiyo-e (terme japonais signifiant « image du monde flottant »), gravures sur bois privilégiant les sujets du quotidien à l’époque d’Edo (1603-1868). C’est cette technique que Paul Jacoulet utilisera un demi-siècle plus tard pour créer ses œuvres.

        Un ensemble de matrices de bois est présenté en parallèle de plusieurs étapes de l’estampe Chagrins d'amour, Kutaie, îles Carolines, 1940.

        Vers la lumière des îles de Micronésie

        C’est en 1929, que Paul Jacoulet visite pour la première fois les îles de Micronésie. Ébloui par la nature et les cultures locales qu’il y découvre, l’artiste parcourt régulièrement la région jusqu’en 1932. Il ramène de chacun de ses voyages une production abondante d’aquarelles et de dessins. Avec un sens de l’observation presque monographique, ces séries micronésiennes magnifient la diversité des espèces naturelles et des sociétés rencontrées.

        Dans cette section sont présentés des aquarelles, des estampes et des dessins de Paul Jacoulet classés par île, parmi lesquels trois séries d’aquarelles sur les papillons, les insectes et les fleurs.

        Ornithoptera Lydius (papillon), mers du Sud, Paul Jacoulet, 1936. Crayon sur papier vert. Inv. 70.2013.1.2439, donation Paul Jacoulet © ADAGP, Paris 2013. - Click to enlarge, open in a new window
        Ornithoptera Lydius (papillon), mers du Sud, Paul Jacoulet, 1936. Crayon sur papier vert. Inv. 70.2013.1.2439, donation Paul Jacoulet © ADAGP, Paris 2013.

        L’art du tatouage

        Le tatouage est très répandu en Micronésie où il indique le rang social et le sexe de chaque individu ; il est symbole de l’identité de chacun. Dans ses portraits, Paul Jacoulet représente la variété et l’abondance des signes marqués sur les corps des hommes et des femmes. Une série de ses estampes, aquarelles, croquis et dessins préparatoires sur ce thème sont exposés.

        Quelques objets micronésiens liés à la pratique du tatouage témoignent des rituels de tatouage en Micronésie, de leur sens et de leur survivance. Un programme audiovisuel sur l’art du tatouage complète cette section.

        L’art de la parure

        Le regard de l’artiste ethnographe prend tout son sens dans les nombreuses représentations de parures traditionnelles – bijoux, coiffes, textiles – que revêtent les micronésiens. Cette section présente ces œuvres, ainsi qu’une série d’ornements d’oreilles, de colliers… dont les motifs se retrouvent dans les estampes.

        Claquettes, Japon, seconde moitié du 20ème siècle. Bois. MQB, inv. 70.2013.1.2621, donation Paul Jacoulet © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Click to enlarge, open in a new window
        Claquettes, Japon, seconde moitié du 20ème siècle. Bois. MQB, inv. 70.2013.1.2621, donation Paul Jacoulet © musée du quai Branly, photo Claude Germain
        Godets à peinture, Japon, seconde moitié du 20ème siècle. MQB, inv. Z449493, donation Paul Jacoulet © musée du quai Branly, photo Claude Germain - Click to enlarge, open in a new window
        Godets à peinture, Japon, seconde moitié du 20ème siècle. MQB, inv. Z449493, donation Paul Jacoulet © musée du quai Branly, photo Claude Germain

         

         

        « Aucune gravure n'est identique à une autre... C'est ce qui donne aux estampes leur grande valeur. Elles ne peuvent pas êtres confondues avec une impression ordinaire ou une reproduction mécanique. » — Paul Jacoulet, Correspondance, 1942

         

        L’intime

        L’avant-dernière section présente, dans un espace clos, de très beaux nus, masculins et féminins, réalisés en Micronésie par Paul Jacoulet. L’esthétique des traits et du modelé du corps y est pleinement mise en valeur, sans allusion directe à l’érotisme.

        L’univers de Paul Jacoulet

        La dernière section est consacrée à l’univers créatif de Paul Jacoulet : crayons, pinceaux, carnet de voyage et de croquis, pigments, etc. seront exposés.

        L’exposition s’achève par une pièce symbolisant l’attachement de l’artiste au Japon : les claquettes, objet du quotidien utilisé soit par les pompiers pour prévenir les habitants des risques d’incendie, soit pour marquer la fin d’un spectacle ou d’un tournoi de sumo.

        Repères biographiques

        Portrait de Paul Jacoulet dans son atelier © DR, avec l’aimable autorisation de Thérèse Jacoulet-Inagaki. - Click to enlarge, open in a new window
        Portrait de Paul Jacoulet dans son atelier © DR, avec l’aimable autorisation de Thérèse Jacoulet-Inagaki.

        1896

        Paul Frédéric Jacoulet (1872-1921) et Jeanne Pétrau-Lartigues de Membiel (1874-1940) donnent naissance à Paul, rue de Rome, dans le 8ème arrondissement, à Paris.

        1897

        Paul-Frédéric obtient un poste de professeur de français à Tokyo. Deux ans plus tard, la famille s’installe au Japon.

        1902

        Paul entre à l’école tout en étudiant le japonais et l’anglais avec des précepteurs particuliers.

        1907

        Lors d’un voyage en France avec son père, il découvre les grands peintres modernes européens.

        1909

        À l’âge de treize ans, il reçoit l’enseignement de Terukata et Shoen Ikeda, un couple de peintres de renom. Il s’exerce durant cette période à reproduire les classiques du genre de l’estampe ukiyo-e.

        1921

        Après la mort de Paul Frédéric Jacoulet, sa mère quitte le Japon pour la France. Remariée à un Japonais résident à Séoul, elle s’installe durablement en Corée. Les visites que lui rendra Paul donneront naissance à de nombreuses oeuvres inspirées de ce pays.

        1929

        Profondément marqué par son premier voyage en Micronésie, il décide de consacrer sa vie à la peinture. Après cette expérience décisive, il débute aussi sa collection de papillons et se rendra plusieurs fois en Micronésie jusqu’en 1932.

        1933

        Il fonde à Tokyo « l’institut Jacoulet des estampes » (Jacoulet Hanga Kenkyu-jo) et collabore avec des maîtres graveurs et imprimeurs, selon la tradition. Il produit et expose ses premières séries d’estampes et connaîtra, bientôt, l’apogée de sa carrière.

        1942

        Avec les bouleversements de la Seconde Guerre mondiale, Paul Jacoulet met en suspend son activité artistique, juste après la publication de « Princesses de Mandchourie ». Trois ans plus tard, avec les bombardements aériens de 1945, sa maison est détruite mais l’artiste parvient à sauver la plupart de ses dessins et aquarelles.

        1944

        Paul Jacoulet s’installe à Karuizawa, aux pieds des montagnes, où il fonde un nouvel atelier avec les frères Rah, qui travailleront avec lui jusqu’à la fin de sa vie.

        1960

        Après plusieurs expositions en Europe et aux États-Unis, Paul Jacoulet disparaît, victime du diabète.

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