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17 September

 

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#Tatoueurs

 

(1 à 5) © musée du quai Branly, photo Gautier Deblonde.

(6) musée du quai Branly. Don M. Kanaseki

(7) Courtesy Galerie Gebr. Lehmann, Berlin/Dresden.

(8) Collection de l'artiste.

(9) Collection de l'artiste, Bangkok. Courtesy Galerie Olivier Waltman.

(10 et 11) © musée du quai Branly, photo Thomas Duval

(12) © musée du quai Branly, photo Claude Germain

tattooists, tattooed

Affiche de l'exposition "Tatoueurs, tatoués" - Click to enlarge, open in a new window

 

from 06 may 2014 to 18 october 2015

  • East mezzanine
  • Collections or twin ticket

curators

  • Anne & Julien / Hey !

artistic advisor

  • Tin-Tin

scientific advisors

  • Pascal Bagot 
  • Sébastien Galliot

around the exhibition

tours, publications and events around the exhibition (forthcoming)

Bande-annonce de l'exposition

About the exhibition

 

The exhibition returns to the sources of tattooing and presents the renewed of this phenomenon in its now permanent and globalised manifestation. In so-called "primitive" societies from the Oriental, African and Oceanian worlds, tattooing has a social, religious and mystical role and accompanies the subject in their rites of passage, including them in the community. Conversely, in the West, they have been seen as a mark of infamy, criminality, a circus attraction (with the phenomenon of side shows) and as a mark of identity for urban tribes.

 

During the first half of the 20th century, tattooing developed within marginal circles and remained a somewhat clandestine signal until being over-exposed by the media. Today, publicity and fashion take inspiration from these codes. This geographical and antinomian approach is today disappearing: in traditional societies, tattooing has lost its ritual exclusivity; in urban societies and in the "westernised" lifestyle, its marginal character is fading and it is becoming a relatively common bodily ornament.

University researchers have already examined the ethnological and anthropological values of tattooing, before exploring the sociological landscape and psychological meanings. Universities have recently been studying the popularisation of the practice in the urban environment, which establishes the body as a venue for self-affirmation. But the artistic field and that of contemporary history remain to be explored. These are the domains explored by the exhibition, which offers a new illumination on tattooing. In addition to the history of tattooing and its strong anthropological roots, it also emphasises the artistic nature of the practice, exchanges between tattooists from across the world and the emergency of syncretic styles.

Certaines des œuvres présentées dans l’exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs, et tout particulièrement du jeune public.

L'exposition en images

Parcours de l'exposition

(7) Herbert Hoffmann tatouant des marins canadiens du porte-avion Bonaventure, Herbert Hoffman. Tirage sur papier argentique, 1966. - Click to enlarge, open in a new window
(7) Herbert Hoffmann tatouant des marins canadiens du porte-avion Bonaventure, Herbert Hoffman. Tirage sur papier argentique, 1966.
(8) Portrait de femme algérienne, Marc Garanger. Algérie, tirages d'exposition négatifs monochromes, 1965. - Click to enlarge, open in a new window
(8) Portrait de femme algérienne, Marc Garanger. Algérie, tirages d'exposition négatifs monochromes, 1965.

L'exposition est articulée en cinq sections:

Du global au marginal

L’exposition s’ouvre sur une carte des peuples tatoués à travers le monde, témoin de la vaste emprise du tatouage de l’Antiquité à nos jours.

Depuis l’époque du Chalcolithique (3350 - 3100 av. J.-C.) où les Européens semblaient pratiquer des formes de tatouage thérapeutique, jusqu’au 20ème siècle où le tatouage devient porteur de message, ou signe d’appartenance à un groupe, en passant par les sideshows autour des cirques qui exhibent le corps tatoué dès le 19ème siècle et par les groupes ethniques pour qui le tatouage est une marque identitaire et sociale, c’est l’ancienneté, l’omniprésence et la diversité des pratiques du tatouage à travers le monde qui est ici rappelée.

Tatoueurs, tatoués et faits marquants sont rassemblés sous forme de chronologie, à la manière d’un wall of fame, et retracent l’histoire du tatouage.

Un art en mouvement

Dans cette section sont évoquées les racines du tatouage dans trois foyers créatifs : le Japon, l'Amérique du Nord et l'Europe.

Au Japon, d’abord outil punitif du pouvoir militaire, le tatouage devient discrètement ornemental dans la société du 17ème siècle et connaît son apogée au début du 19ème siècle. L’art du tatouage est étroitement lié à celui des estampes (ukiyo-e).

En Amérique du Nord, alors que le tatouage était pratiqué par quelques tribus amérindiennes, Martin Hildebrandt ouvre la première boutique officielle de tatouage à New York, en 1846, et Samuel O’Reilly développe la machine à tatouer électrique en 1881.

En Europe, on retrouve des traces antiques du tatouage chez les Romains et les Pictes, avant qu'il soit réprimé par le christianisme et ne se renouvelle au 19ème siècle.

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(8) "Suikoden, pantomime dans la neige" Toyohara Kunichika (1835-1900), Japon. Papier, gravure sur bois, impression, inv. 71.1934.172.19.1-3.

Peau neuve : renaissance du tatouage traditionnel

Le tatouage traditionnel, ethnographique, tribal ou à visée magique connaît lui aussi une révolution. Soumise aux échanges incessants grâce au développement des transports et du tourisme, la pratique du tatouage ancien est influencée par les regards extérieurs. Dans cette section, sont évoqués le renouveau de ces pratiques et leurs évolutions modernes, en s’attardant tout particulièrement sur les nouvelles écoles de tatouage et les grands maîtres des régions suivantes : Nouvelle-Zélande, Samoa, Polynésie (Marquises, Tahiti, Hawaii), Bornéo, Indonésie, Philippines, Thaïlande.

(9) Yonyuk Watchiya "Sua", Cédric Arnold. Photographie originale, impression pigmentaire sur papier coton. Thaïlande, 2008-2011. - Click to enlarge, open in a new window
(9) Yonyuk Watchiya "Sua", Cédric Arnold. Photographie originale, impression pigmentaire sur papier coton. Thaïlande, 2008-2011.

Nouveaux territoires du monde

Marqueurs du dynamisme du tatouage contemporain, de nouvelles écoles ne cessent d’émerger. En Chine, mêlant images traditionnelles et actuelles, l’art du tatouage refait surface ; tandis que le tatouage latino et chicano puise son inspiration dans une iconographie populaire américano-mexicaine.

Nouveaux encrages

Clôturant l’exposition, huit photographies de tatouages représentatifs d’une nouvelle génération de tatoueurs font apparaître formes, compositions et traits inédits ; tandis que le film Mainstream Mode s’arrête sur les tendances actuelles.

Des œuvres inédites

En outre, 32 œuvres, spécifiquement produites pour l'exposition viennent ponctuer le parcours :

  • 13 tatouages, ou projets fantasmés, ont été produits par des maîtres de l’art – représentants du tatouage contemporain – sur des volumes de jambe, de buste ou de bras en silicone ;
  • Des toiles vierges ont été confiées à 19 tatoueurs du monde entier afin de réaliser des projets de tatouage. Dans l’application classique du bodysuit japonais –costume corporel de tatouages traditionnels pouvant aller jusqu’aux poignets et aux chevilles –, les tatoueurs ont réalisé ces projets sur toile, à l’encre, à l’acrylique, à l’aquarelle, à la mine de plomb ou au feutre, avec plus ou moins de réalisme.
(10) Tatouage, Chimé, silicone. France, 2013. - Click to enlarge, open in a new window
(10) Tatouage, Chimé, silicone. France, 2013.
(11) Tatouage, Filip Leu, silicone. Suisse, 2013. - Click to enlarge, open in a new window
(11) Tatouage, Filip Leu, silicone. Suisse, 2013.
(12) Projet de tatouage, Alex Binnie, peinture sur toile de lin. Royaume-uni, 2013. - Click to enlarge, open in a new window
(12) Projet de tatouage, Alex Binnie, peinture sur toile de lin. Royaume-uni, 2013.

Partenaires médias de l'exposition