Introduction
Esclave n. XIIe siècle. Emprunté du latin médiéval sclavus, de même sens, autre forme de slavus, « slave », parce que, durant le haut Moyen Âge, de nombreux slaves furent réduits en esclavage par les Germains et les Byzantins.
Dictionnaire de l’Académie française
« L’esclavage est l’établissement d’un droit fondé sur la force, lequel droit rend un homme tellement propre à un autre homme qu’il est le maître absolu de sa vie, de ses biens et de sa liberté ».
Chevalier de Jaucourt. L’encyclopédie, 1755.
« Ainsi, de quelque sens qu'on envisage les choses, le droit d'esclavage est nul, non seulement parce qu'il est illégitime, mais parce qu'il est absurde et ne signifie rien. Ces mots, esclavage, et droit, sont contradictoires ; ils s'excluent mutuellement ».
Jean-Jacques Rousseau. Du Contrat social, 1762.
Dès lors qu’il est question de liberté, aucun rappel n’est illusoire. Benjamin Péret, figure un peu oubliée de la révolte, l’exprimait avec force et justesse :
« De tous les sentiments qui s’agitent dans le cœur de l’homme, le désir de liberté est certainement l’un des plus impérieux et sa satisfaction l’une des conditions essentielles de l’existence ».
Il serait pourtant vain de vouloir retracer une fois de plus l’histoire de l’esclavage au regard des remarquables études réalisées à ce sujet et des nombreuses archives, aujourd’hui aisément accessibles, qui sont d’une impitoyable éloquence.
Le propos de ce dossier est plutôt d’illustrer par quelques portraits le destin d’êtres remarquables, et par l’image, le fonds exceptionnel que possède le musée du quai Branly.
![[EN] Les îlots de la liberté](fileadmin/templates/gaya/esclavage/img/ilots-liberte_en.gif)
