La voie de l'abolition
Le 21 janvier 1790, la Société des amis des Noirs réclamait la suppression de la traite.
Les partisans de l’abolition étaient nombreux à se regrouper en associations, en cette fin de XVIIIe siècle marquée par les écrivains et penseurs des Lumières, pour se faire entendre du gouvernement en usant aussi bien d’arguments politiques, économiques que philosophiques.
L’insurrection des esclaves de Saint-Domingue, en 1791, suivie de la naissance de la République d’Haïti, fut comme une première réponse au désir impérieux d’indépendance des peuples asservis.
Cet évènement ne sera pas étranger à la proclamation de l’abolition en France, approuvée par la convention nationale le 4 février 1794, décision à laquelle Bonaparte mettra pourtant un terme en 1802.
L’interdiction du transport des Nègres sur les navires anglais en 1807, puis la dénonciation de la traite proclamée illégale au Congrès de Vienne en 1815, ont constitué également deux étapes importantes dans l’histoire de l’abolition.
Alors que l’émancipation des Antilles anglaises fut proclamée en 1833, les colonies françaises ne connaîtront l’indépendance qu’après le décret du 27 avril 1848, sous l’impulsion de Victor Schoelcher (1804-1893), qui marque la fin officielle de l’esclavage.
Mais dans les faits, le racisme a continué à se propager parallèlement au commerce de produits exotiques et à l’expansion du colonialisme.
Les affranchis, soumis à une économie précaire, ont dû lutter pour maintenir leur liberté en refusant de retourner travailler sur les plantations.
Le combat pour faire admettre leurs prérogatives ne cessera d’ailleurs jamais tout à fait, laissant l’écho d’un passé qui n’a pas le droit à l’oubli.
![[EN] Les îlots de la liberté](fileadmin/templates/gaya/esclavage/img/ilots-liberte_en.gif)



