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20 May

Artists of Abomey

This presentation of 21 works chosen from a vast collection of works from the famous kingdom of Dahomey (1600-1894) provides the opportunity to appreciate the wealth and diversity, as much in the forms as in the materials used, of an exceptional court art. The artists retained by the kings of Abomey belonged to an elite and distinguished themselves by their talent and a know-how that was transferred from father to son. Mostly identified, individuals or collectives, these artists shed light on a flourishing periods of present-day Benin.

  • Bochio mi-homme mi-poisson du roi Béhanzin

    Sossa Dede ou Famille Houeglo

  • Bochio mi-homme mi-lion du roi Glélé

    Likohin Kankanhau Sossa Dede

  • bracelets Ma-wu-alo

    Famille Hountondji

  • tunique de premier ministre

    Famille Gnimavo et famille Yémadjé

  • récade lion, emblème de Glèlè

    Famille Houndo (?)

  • trône du roi Ghézo nukpewuinkpot

    Anonyme

  • statuettes ibeji

    Atelier de Saki

  • siège royal

    Anonyme

  • couronne funéraire ade

    Anonyme

  • Marteau lonflin

    Ganku Houndo

  • portes de palais du roi Glèlè

    Famille Sossa Dede

  • Marteau de divination <i>lonflin</i>

    Famille Houndo


statue du vodoun Gou

Ekplékendo Akati

statue du vodoun Gou, style fon, vers 1860, métal, bois, 71.1894.32.1, musée du quai Branly, don Capitaine Eugène Fonssagrives

Captif de guerre, peut-être même kidnappé, Akati fut installé près du palais du roi Ghézo (1818-1858). Comme le rapporte l’historien de l’art béninois, Joseph Adandé : « Cet artiste dépasse le style fon filiforme pour concevoir un personnage en marche, entièrement en métal de récupération, vêtu d’une tunique de guerre, tenant dans ses mains un sabre de Gou et une clochette. Il semble lui-même avoir été initié au culte de Gou, divinité du fer ». Saisie à Ouidah, pendant la guerre coloniale, cette oeuvre est donnée par le Capitaine Fonssagrives au musée d’ethnographie du Trocadéro. En 1912, Guillaume Apollinaire considère que cette sculpture de fer figure parmi les « œuvres d’art de premier ordre ». Elle rejoint très vite le panthéon des chefs-d’œuvre d’art africain. Depuis les années 1980, le nom d’Akati y est enfin associé.