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17 September

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Sculpture kota

Figure de gardien de reliquaire ngulu première moitié du XIXe siècle Gabon Bois, laiton, cuivre H. 56,7 cm Don Joseph Michaud, 1886 Ancienne collection du musée d'Ethnographie du Trocadéro Musée du quai Branly Inv. 71.1886.77.2

Cette image veillait sur les reliques de chefs de famille. Elle était fixée à un réceptacle en écorce contenant la calotte crânienne, ainsi que d'autres ossements de chefs de clan ; elle était chargée de mettre en garde les forces de l'invisible susceptibles d'amoindrir le pouvoir surnaturel des reliques.
De tels reliquaires étaient confiés à des chefs de clan qui les tenaient cachés, mettant parfois à contribution le pouvoir des reliques au profit du clan. Lorsque des crises graves touchaient le village (un village regroupant plusieurs clans), les chefs rassemblaient leurs reliquaires afin d'effectuer des rites. Ce culte était connu sous le nom de bwété par les Mahongwé et leurs voisins, pour qui les gardiens constituaient les "visages" du bwété. Chaque image avait son nom, ses pouvoirs spécifiques.
Cette œuvre provient d'un village peuplé par les Bichiwa, sur la rive nord du moyen Ogooué.
Les Bichiwa pratiquaient une variante du culte des reliques mais ne confectionnaient pas d'images de gardiens recouvertes de métal. Ils se sont alliés aux Bashaké avec qui ils fondèrent des villages.
Au XXe siècle, les colonisateurs ont contraint les locuteurs kota du nord à abandonner le bwété et ses objets rituels. Ainsi, jusqu'aux années quarante, les sculptures ont été mises au rebut dans des fosses, des puits, des mares et des cours d'eau. <br<En 1961, des informateurs bashaké et bushamaï déclarèrent avoir par le passé confectionné et utilisé des images de ce type. Un peu plus tard, plusieurs œuvres furent découvertes dans des puits ou des points d'eau, en pays bushamaï, renforçant la probabilité selon laquelle il existait des traditions ethniques partagées et s'opposant à l'attribution de l'invention de ce style par les Mahongwé. Parmi ces œuvres, plusieurs offraient des styles différents, remettant en cause l'idée selon laquelle les variations stylistiques seraient limitées à certaines localités ou à certaines époques.<br />Les images gardiennes des locuteurs kota du nord relèvent donc d'un type régional plutôt que d'un phénomène circonscrit de manière ethnique.