Sculpture bidjogo
En langue bidjogo, cette sculpture s'appelle orebok, terme signifiant à la fois esprit, âme et défunt. Cet orebok appartient à une série limitée de personnages assis, les mains sur les genoux, par opposition à un modèle plus courant avec les mains sur les rebords du siège, parfaitement identifiable comme être humain dans son rôle de chef. Le bois très dense a été choisi par le sculpteur parmi les meilleures essences et travaillé dans le fil du tronc selon les directives des anciens qui laissaient beaucoup d'autonomie à l'artiste. L'orebok a ensuite été consacré par le roi ou la prêtresse devant tout le village avec le sang d'un boeuf, animal noble par excellence pour les Bidjogo. Jusqu'au jour où il fut emporté, il a sans cesse été honoré en étant enduit de vin de palme ou d'huile et noirci au feu ranimé chaque soir par la prêtresse. Ainsi était maintenue son énergie divine.

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