Hak Kim, Someone © musée du quai Branly, Résidences de Photoquai 2011, photo Hak KIM
les lauréats 2011

photographies entrées dans les collections du musée
Kim Hak, Cambodge

Né en 1981 dans la province de Battambang, à l’ouest du Cambodge. Sa série ON a été présentée au festival Photo Phnom Penh 2010, et dans le cadre de Photoquai 2011. Issu d’une famille d’agriculteurs travaillant dans les rizières, Hak Kim s’est préoccupé dès son arrivée à Phnom Penh des démolitions qui, spéculation immobilière aidant, bouleversent le panorama d’une capitale dont le charme résidait en partie dans sa paisible horizontalité.
SOMEONE
Pour le musée du quai Branly, Kim Hak a effectué un périple "archéologique" dans ce qui reste des années 60 à Kep, ville balnéaire située au sud du royaume du Cambodge, à quelques heures de Phnom Penh, qui fut dans les années 60 la destination préférée des vacanciers, au point d’avoir acquis la réputation d’être la station à la mode de la Riviera cambodgienne.
Kep fournit des informations sur l’architecture moderne de cette époque et sert de révélateur de l’âge d’or au Cambodge avant la guerre et le désastre khmer rouge. « Someone », c’est ce quelqu’un qui habite encore ces maisons-fantômes, qui fait corps avec ces ruines étranges.
Andrew Esiebo, Nigeria

Né en 1978, Andrew Esiebo vit et travaille à Ibadan. Il est l’un des membres fondateurs du collectif de photojournalistes nigérians Black Box. Andrew Esiebo s’est formé avec un premier appareil, offert en 2000, en photographiant les jeunes de sa génération, la vie nocturne, le football, le renouveau de la ferveur religieuse, l’essor urbain, et les traditions culturelles du Nigeria. Il s’est fait connaitre pour son travail sur le quotidien d’un homosexuel camerounais à Paris, dans le cadre d’un Visa pour la création de CulturesFrance (2007). Andrew Esiebo a été exposé pour la première fois en France dans Photoquai 2011, avec sa série AlterGogo.
pride
Pride propose une exploration photographique du phénomène des coiffeurs pour hommes dans les pays d’Afrique de l’ouest : Nigeria, Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire, Liberia, Mali, Sénégal, Mauritanie. Bien que souvent considéré comme une profession de « basse classe », le métier de coiffeur revêt en fait une grande importance sociale dans la mesure où les styles et techniques capillaires apportent une contribution significative à la construction des identités individuelles et collectives, tant sur le plan local que national – et ce indépendamment des statuts socio-économiques.
Andrew Esiebo explore le rôle que les salons de coiffure jouent dans la mobilité sociale, et la manière dont ce secteur fonctionne comme un point de convergence entre des gens venus de tous les horizons. Ce projet constitue un reportage sur les styles les plus populaires dans les grandes villes, sur les histoires personnelles des coiffeurs, et sur les espaces consacrés à l’art de la coiffure à travers l’Afrique.
João Castilho, Brésil

Licencié en Arts et Communication et Master of Visual Arts est l'une des valeurs montantes de la photographie brésilienne. Son travail se caractérise par un ancrage littéraire de certaines séries (Whirlwind, Metamorphosis et Dead Weight), mais aussi dans l'utilisation très particulière de la couleur (Marie Jeanne, Vacant Plot, Hotel Tropical). Castilho fait partie des pionniers de ce qu’il a été convenu d'appeler "documentaire imaginaire», mais son travail ne se limite pas à cet aspect. Dans ses séries les plus récentes, l'artiste a emprunté des concepts de land art afin de donner une nouvelle impulsion à son processus créatif dans le domaine de l'image construite (Spice, Threads). Il a également conçu des œuvres vidéo et des installations (Between Rivers, Earthquake, Entropy Lesson et Scopic Drive).
VADE RETRO
L'idée de Vade Retro vient de croyances, de différentes origines, qui sont à l’œuvre au Brésil et dans toute l’Amérique Latine. Il y a, par tout le territoire, un ensemble d’histoires qui seront appropriées et transformées dans la construction des photographies. Au premier regard, les idées qui sous-tendent Vade Retro peuvent sembler métaphysiques... Mais elles révèlent plus de l'existence humaine que beaucoup de choses concrètes et évidentes qu’on peut trouver dans notre vie quotidienne.
Vade Retro est un essai photographique sur la relation – ni palpable ni immédiate - de l'homme avec un monde où ce que l’on voit n’est pas toujours réel. La série fait apparaître un monde spectral, ancestral, constitué d’apparitions, de devenirs, de transformations. Il s'agit d'un essai photographique sur le transitoire, l'incomplet, l'hybride. Et pourquoi pas, un travail aussi sur l'échec, inévitable, et inhérent à toute vie humaine.






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